Anderlecht ne l'admettra pas, mais l'échec du transfert de Nicolas Lombaerts reste toujours en travers de la gorge. Le défenseur du Zenit Saint-Pétersbourg devait être la pièce de résistance d'un mercato estival un peu fou. Le Diable Rouge symbolise le manque d'action des administrateurs du club bruxellois. Il y a des semaines que le staff technique réclame un défenseur central expérimenté qui puisse jouer un rôle de leader.
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Anderlecht ne l'admettra pas, mais l'échec du transfert de Nicolas Lombaerts reste toujours en travers de la gorge. Le défenseur du Zenit Saint-Pétersbourg devait être la pièce de résistance d'un mercato estival un peu fou. Le Diable Rouge symbolise le manque d'action des administrateurs du club bruxellois. Il y a des semaines que le staff technique réclame un défenseur central expérimenté qui puisse jouer un rôle de leader. Pourtant, HermanVanHolsbeeck aurait attendu le dernier jour pour faire une offre sérieuse au Zenit. Le comité de direction ne l'a sans doute pas entièrement soutenu dans ses démarches. Lombaerts représentait un investissement considérable, sur lequel toute plus-value à la revente était quasiment exclue. Finalement, Lombaerts intègre une liste qui comprend déjà Thorgan Hazard, Mbark Boussoufa, Daniel Van Buyten, Alexander Scholz, Alexander Milo?evi? et Jakub Brabec : des joueurs qui avaient un pied à Neerpede, mais qui n'y ont pas mis le deuxième parce que le manager général s'y serait mal pris. " MichelVerschueren avait des défauts, mais lorsqu'il annonçait un transfert, le joueur débarquait le lendemain ", nous souffle un collaborateur du club. Autre critique entendue à propos de Van Holsbeeck : il miserait trop sur son plan A, sans toujours prévoir un plan B, et resterait alors les mains vides lorsque la première option échoue. Ces dernières années, Mogi Bayat a souvent dû venir à la rescousse. Ce fut encore le cas mercredi passé : lorsque le dossier Lombaerts était au point mort, Bayat est arrivé avec Uros Spajic. Un Serbe dont Anderlecht n'avait encore jamais entendu parler. Mercredi passé, Bayat n'aurait quitté Neerpede que peu après minuit. Le manager général dément avoir trop tergiversé : " Lombaerts était notre premier choix, et il avait envie de venir, mais j'ai rapidement senti que l'affaire serait compliquée. D'abord c'était une question d'argent, puis le Zenit voulait le conserver. Au début des négociations, le club russe demandait six millions. Puis, j'ai senti qu'il ne voulait plus lâcher Lombaerts pour des raisons sportives. Certains dirigeants étaient sans doute prêts à s'en séparer, mais pas le vrai décideur. Mercredi après-midi, j'ai senti que l'affaire ne se conclurait pas, et j'ai actionné le plan B.' Il faut reconnaître un mérite à Van Holsbeeck : avec lui, les affaires tournent à plein régime au Parc Astrid. Jamais encore, Anderlecht n'avait enregistré autant de transferts entrants et sortants en aussi peu de temps. Van Holsbeeck ose investir, avec l'objectif d'accroître les marges bénéficiaires. Mais cette méthode comprend des risques, surtout lorsque l'appareil de scouting laisse apparaître quelques failles. Le PSV et Lille - deux clubs du même calibre qu'Anderlecht - peuvent s'appuyer sur un réseau ingénieux de scouts qui parcourent le monde durant toute l'année. A Anderlecht, la cellule scouting est négligée. Les gens sont envoyés en mission, mais leurs rapports sont classés verticalement. Certaines personnes généralement bien informées prétendent que Dimitri Mbuyu, promu chef de la cellule scouting il y a deux ans, ne serait pas toujours au courant des joueurs qui intéressent réellement Van Holsbeeck. Le dernier joueur engagé grâce à un rapport de la cellule scouting est MahmoudHassan 'Trezeguet'. " La cellule scouting coûte un maximum d'argent et ne rapporte rien. La direction ferait peut-être mieux de la supprimer ", affirme le même collaborateur. PAR ALAIN ELIASY ET GEERT FOUTRÉ