En préparant le match contre Mouscron, Trond Sollied a soupiré d'aise: enfin, le Club pouvait jouer à domicile. Non qu'il désespère. Si ses méthodes ont été remises en question suite aux trois revers essuyés en quatre matches de championnat, il ne donne pas l'impression de perdre son latin. S'il doute, il le cache bien.

Trond Sollied: Jamais une de mes équipes n'avait dû jouer aussi souvent en déplacement. Depuis deux mois, nous avons à peine évolué chez nous. Or, où d'autre se sent-on aussi bien que chez soi, dans un endroit qu'on connaît dans ses moindres recoins? Une équipe peut être brillante à l'extérieur mais elle développe toujours son meilleur jeu à domicile, ne serait-ce que grâce au soutien du public, à condition, évidemment, que celui-ci la supporte vraiment. Je ne me plains pas mais après tous les magnifiques moments que les joueurs ont procurés aux supporters ces dernières saisons, ils peuvent en attendre du soutien dans un moment plus difficile.

Que vous apprend un match de Coupe d'Europe réussi au Celta après une défaite contre le G. Beerschot?

Rien que je ne sache déjà. Nous obtenons des résultats quand nous sommes bien organisés et que chacun fait ce qu'on lui demande.

Au Celta, Englebert est enfin retitularisé et l'équipe tourne. De tels détails font-ils la différence?

Non. Un seul joueur ne peut tout changer. D'ailleurs, nous avons déjà livré de meilleurs matches qu'au Celta, même si ce ne fut pas mauvais, surtout en première mi-temps.

Ce résultat est-il de nature à dissiper les doutes nés des défaites en championnat?

Après la victoire à Milan, Celta était notre huitième match, dont six joués en déplacement. Il est plus facile de rectifier le tir dans son propre stade.

L'année dernière, on ne voyait guère de différence.

Ce n'est pas toujours systématique cette saison non plus. Si on n'est pas bon à l'extérieur, on ne bat pas Milan. Il n'y a pas une seule explication à notre situation mais un ensemble de détails. Je répète à mes joueurs de faire attention à leur football, pas à leur adversaire. Regardez-vous dans la glace, cherchez ce que vous faites de travers. Le reste ne compte pas.

Indépendamment des blessures et suspensions, êtes-vous content du niveau de jeu du Club ces dernières semaines?

Je suis très mécontent des derniers résultats. Je suis plus nuancé quant au jeu. C'est comme ci, comme ça. En premier mi-temps contre le Germinal Beerschot, nous avons été sifflés quatre fois pour un soi-disant hors-jeu. Sans cela, nous nous serions présentés quatre fois seuls devant le gardien. La faute sur Gert Verheyen vaut un penalty, en plus.

La saison passée, ces péripéties ne vous empêchaient pas de gagner.

Nous sommes aussi forts mentalement, ne vous y trompez pas. Nous sommes solides de ce point de vue mais nous ne parvenons pas à marquer autant dans des matches que nous dominons alors que notre adversaire exploite parfaitement ses rares occasions, contrairement à l'exercice précédent.

Vous livrez vos meilleurs matches en Ligue des Champions. Le Club doit-il jouer des affiches pour être bon?

Même en championnat, nous avons livré de très bons matches cette année.

"Démolir ses joueurs?"

Il y a deux semaines, Gert Verheyen a affirmé ne pas se souvenir d'un seul bon match de championnat cette saison.

Alors, qu'il réfléchisse.

Par exemple?

Westerlo à domicile, mais je ne peux répondre à la place de Verheyen. Chacun a ses impressions. Tout ce que je puis dire, c'est que je revois chaque match plusieurs fois pour corriger mes premières impressions. Un autre fait: après Milan, nous n'avons eu qu'un match à Bruges, contre Charleroi. Je ne peux demander à mes joueurs de sauter 2m30 en hauteur s'ils n'atteignent que 2m20. Je dois savoir de quoi ils sont capables. Quand nous sommes bien, nous pouvons battre n'importe quelle équipe en Europe. Je l'ai déjà dit il y a trois ans. Dans le cas contraire, nous pouvons aussi être battus par n'importe qui.

Des équipes en proie à des problèmes se retrouvent après vous avoir affronté. Il n'est pas normal pour le Club de perdre à Heusden-Zolder, à Lokeren et au G. Beerschot.

Nous avons bêtement perdu deux points à Anderlecht, en plus. Nous en avons gaspillé beaucoup trop mais dois-je pour autant démolir mes joueurs, pour évacuer ma déception? Non, quand même! Pourtant, je tire bien au revolver, faites attention.

Votre tactique contre Milan et le Celta vous a valu beaucoup de louanges. Ne devriez-vous pas évoluer ainsi en championnat?

Nous sommes meilleurs face à des équipes qui veulent jouer mais que se passe-t-il au G. Beerschot? C'est leur gardien qui a eu le plus souvent le ballon. Les Anversois se sont contentés de balancer de longs ballons en espérant que l'un d'eux fasse mouche. C'est ça, leur jeu. Ça peut parfois réussir mais sur l'ensemble d'une saison, le bilan est souvent négatif.

Le Club peut-il employer la même tactique en championnat qu'en Ligue des Champions?

Non car ce sont des matches différents. Sinon, j'aurais déjà essayé.

On vous a suggéré de rectifier votre tactique, notamment en alignant deux attaquants.

Nous avons changé plus souvent que je ne le voulais, à cause de blessures qui ont contrarié la préparation de certains et empêché d'autres de jouer. Nous savions que ça nous poserait problème mais je ne m'attendais pas à ce que ça prenne de telles proportions, ni que le père d'Olivier De Cock décède. Essayez donc de faire démarrer une auto dont la batterie est à plat.

L'année dernière, vous avez affirmé qu'une équipe telle que Bruges ne pouvait encaisser plus de 15 buts par saison. Vous avez déjà passé ce cap alors qu'on n'est pas à la moitié du championnat.

Ce qui nous rappelle que quand on n'exploite pas ses occasions, l'adversaire marque plus facilement. Je ne suis pas fâché sur les joueurs mais je suis frustré quand notre opposant concrétise deux occasions sur trois et que nous ne marquons pas alors que nous avons huit chances. Ce n'est pas parce que nos attaquants ne trouvent pas le chemin du but que nous devons laisser des brèches à l'adversaire.

Dany Verlinden dispute théoriquement sa dernière saison mais il vous maintient souvent la tête hors de l'eau.

C'est le meilleur qui doit jouer, quel que soit son âge. Stijn Stijnen recevra sa chance, peut-être plus vite qu'il ne le pense. Il doit continuer à bien s'entraîner.

Butina vous déçoit-il?

Il a parfois eu de la malchance, il a dû s'adapter au pays et à nos entraînements. Ne sous-estimez pas l'importance de ces facteurs.

"Tout le monde a besoin d'inspiration"

La Ligue des Champions vous coûte-t-elle des points?

Non. L'année dernière, l'expérience acquise dans cette épreuve nous a permis de prendre des points. Pas encore cette saison.

Quel impact peut avoir une éventuelle qualification européenne sur le développement sportif de Bruges?

Elle nous apporterait plus d'inspiration. Tout le monde en a besoin, moi y compris.

Il est plus facile d'en trouver contre Milan que contre Heusden-Zolder.

Vous ne saisissez pas l'impact de ce qui s'est passé. Pour cela, il faut avoir déjà perdu un être cher. Nous formons une famille soudée. Pensez-vous que les joueurs sont montés avec le sourire sur le terrain, sachant que le père d'Olivier venait de mourir? J'ai été surpris qu'Olivier puisse jouer. Pareil choc peut durer des semaines. Nous ne sommes pas des robots mais des hommes, dotés d'émotions. Je suis fier du chouette groupe que je dirige. Mes joueurs ne parlent pas d'eux mais du groupe. Des quatre que j'ai déjà entraînés, c'est le meilleur noyau.

L'année dernière, vous avez fait appel à un nombre restreint de joueurs. On a cru que les transferts allaient placer les titulaires sous pression et que la concurrence améliorerait le Club.

Tout le monde a joué, à part Sébastien Hermans et Marek Spilar. Comme l'année dernière.

Attendiez-vous davantage de certains?

Quand quelqu'un me déçoit, je ne le dis pas à la presse.

Andrés Mendoza surprend agréablement. On a critiqué son manque de finition mais maintenant, on dit que le Club dépend de lui.

Si nous dépendions d'un seul joueur, nous serions une bien mauvaise équipe. Anderlecht ne dépend pas d'Aruna Dindane non plus. On le remarque quand les autres ont moins de bonheur. Je ne pense pas qu'Andrés ait tellement changé. Jusqu'à présent, les autres avants n'ont pas été satisfaisants.

Que peut faire un entraîneur?

Les aligner et les faire jouer pour leur donner l'occasion d'être meilleurs.

Bengt Saeternes a récemment dit qu'il devait jouer tout le temps mais il n'apporte pas grand-chose. Pour certains, il est le plus mauvais avant brugeois des 20 dernières années.

Je trouve normal que chacun estime devoir jouer et soit déçu si ce n'est pas le cas. Ces 15 dernières années, le Club a eu beaucoup d'attaquants. Tellement qu'on en oublie peut-être quelques-uns. Vous me comprenez?

"Une belle marge de progression"

Etes-vous content de ce que Saeternes a montré jusqu'à présent?

Non, mais il va progresser.

Il le doit. Vous dites vous-même qu'une de vos qualités, c'est que vous vous trompez rarement dans l'estimation d'un joueur.

J'ai vu ce dont il est capable. Il doit le montrer ici. L'année dernière, il a été bon par moments mais n'était pas assez bien pour jouer plus souvent. Il a quand même apporté davantage à l'équipe que cette année.

Il gaspille beaucoup d'occasions.

Faux. Il n'en a pas beaucoup. Repassez les images.

Vous le postez souvent sur le flanc.

Parce que c'est sa meilleure position.

Et Rune Lange?

Il a souffert du dos comme vous le savez mais il revient très fort. Je le surveille en semaine, à l'entraînement. Quand il se sent bien, il est notre meilleur finisseur.

Pourquoi Sergiy Serebrennikov peut-il partir?

Il a été blessé et malade. Les jeunes frappent à la porte et je dois en tenir compte. Sergiy et Gaëtan évoluent dans le même style, comme Ceh et Stoica. Gaëtan est plus fort avec le ballon, sans doute plus intelligent tactiquement, mais il joue depuis quatre ans, sans interruption. Il n'est pas sûr qu'on vende Sergiy. Aucun acheteur ne s'est encore présenté. Les joueurs de l'Est ont besoin d'un temps d'adaptation, à part David Rozehnal.

Comprenez-vous l'impatience de certains joueurs, qui ne reçoivent pas de véritable chance?

Oui mais je suis responsable de 26 joueurs. Je ne peux leur accorder à tous autant de chances qu'ils le voudraient. Vous épinglez un ou deux éléments. Dois-je sortir Gert Verheyen parce que Kevin Roelandt se distingue?

Les jeunes progressent-ils?

Kevin a des qualités mais a besoin de temps pour s'améliorer. Tim Smolders et Karel Geraerts ont été out un an. Hans Cornelis est le plus proche d'une place de titulaire.

Les autres ne devraient-ils pas être loués?

Peut-être. Mais je sais ce dont Smolders est capable et j'espère qu'il va le montrer. Il a été bon contre le Beerschot. Il a été près d'une sélection contre le Celta mais j'ai finalement opté pour Nastja Ceh. Mieux vaudrait que Smolders reste car nous ne savons pas pour combien de temps nous allons être privés d'Alin Stoica, auquel il constitue une alternative. Tout peut changer rapidement en football.

L'année dernière, vous avez déclaré que le Club avait une large marge de progression. La verra-t-on cette saison?

Nous l'avons déjà prouvé mais vous ne l'avez pas vu. Personne ne le voit.

Si nul ne le voit, ça ne doit pas être clair.

Comment battre Milan et Dortmund si on n'est pas bon? Nous n'arrivons pas à atteindre régulièrement le niveau de la saison passée mais dans certains matches, nous avons été supérieurs à notre meilleur niveau de l'année dernière.

Dans votre situation, beaucoup d'entraîneurs auraient haussé les épaules et avoué ne plus savoir que faire. Vous n'en donnez pas l'impression. Ne doutez-vous jamais?

Si je doute, le montrer ou l'avouer ne m'aiderait en rien. Ce qu'il faut, c'est resserrer les rangs et former un bloc assez soudé pour faire face aux difficultés.

Vous considérez-vous toujours comme un challenger d'Anderlecht pour le titre?

Time will show.

Quelle est l'ampleur de la pression qui pèse sur vous ces dernières semaines?

Moindre que celle que je m'impose. n

"Mes joueurs doivent faire attention à leur football, pas à leur adversaire"

En préparant le match contre Mouscron, Trond Sollied a soupiré d'aise: enfin, le Club pouvait jouer à domicile. Non qu'il désespère. Si ses méthodes ont été remises en question suite aux trois revers essuyés en quatre matches de championnat, il ne donne pas l'impression de perdre son latin. S'il doute, il le cache bien. Trond Sollied: Jamais une de mes équipes n'avait dû jouer aussi souvent en déplacement. Depuis deux mois, nous avons à peine évolué chez nous. Or, où d'autre se sent-on aussi bien que chez soi, dans un endroit qu'on connaît dans ses moindres recoins? Une équipe peut être brillante à l'extérieur mais elle développe toujours son meilleur jeu à domicile, ne serait-ce que grâce au soutien du public, à condition, évidemment, que celui-ci la supporte vraiment. Je ne me plains pas mais après tous les magnifiques moments que les joueurs ont procurés aux supporters ces dernières saisons, ils peuvent en attendre du soutien dans un moment plus difficile. Rien que je ne sache déjà. Nous obtenons des résultats quand nous sommes bien organisés et que chacun fait ce qu'on lui demande. Non. Un seul joueur ne peut tout changer. D'ailleurs, nous avons déjà livré de meilleurs matches qu'au Celta, même si ce ne fut pas mauvais, surtout en première mi-temps. Après la victoire à Milan, Celta était notre huitième match, dont six joués en déplacement. Il est plus facile de rectifier le tir dans son propre stade. Ce n'est pas toujours systématique cette saison non plus. Si on n'est pas bon à l'extérieur, on ne bat pas Milan. Il n'y a pas une seule explication à notre situation mais un ensemble de détails. Je répète à mes joueurs de faire attention à leur football, pas à leur adversaire. Regardez-vous dans la glace, cherchez ce que vous faites de travers. Le reste ne compte pas. Je suis très mécontent des derniers résultats. Je suis plus nuancé quant au jeu. C'est comme ci, comme ça. En premier mi-temps contre le Germinal Beerschot, nous avons été sifflés quatre fois pour un soi-disant hors-jeu. Sans cela, nous nous serions présentés quatre fois seuls devant le gardien. La faute sur Gert Verheyen vaut un penalty, en plus. Nous sommes aussi forts mentalement, ne vous y trompez pas. Nous sommes solides de ce point de vue mais nous ne parvenons pas à marquer autant dans des matches que nous dominons alors que notre adversaire exploite parfaitement ses rares occasions, contrairement à l'exercice précédent. Même en championnat, nous avons livré de très bons matches cette année. Alors, qu'il réfléchisse. Westerlo à domicile, mais je ne peux répondre à la place de Verheyen. Chacun a ses impressions. Tout ce que je puis dire, c'est que je revois chaque match plusieurs fois pour corriger mes premières impressions. Un autre fait: après Milan, nous n'avons eu qu'un match à Bruges, contre Charleroi. Je ne peux demander à mes joueurs de sauter 2m30 en hauteur s'ils n'atteignent que 2m20. Je dois savoir de quoi ils sont capables. Quand nous sommes bien, nous pouvons battre n'importe quelle équipe en Europe. Je l'ai déjà dit il y a trois ans. Dans le cas contraire, nous pouvons aussi être battus par n'importe qui. Nous avons bêtement perdu deux points à Anderlecht, en plus. Nous en avons gaspillé beaucoup trop mais dois-je pour autant démolir mes joueurs, pour évacuer ma déception? Non, quand même! Pourtant, je tire bien au revolver, faites attention. Nous sommes meilleurs face à des équipes qui veulent jouer mais que se passe-t-il au G. Beerschot? C'est leur gardien qui a eu le plus souvent le ballon. Les Anversois se sont contentés de balancer de longs ballons en espérant que l'un d'eux fasse mouche. C'est ça, leur jeu. Ça peut parfois réussir mais sur l'ensemble d'une saison, le bilan est souvent négatif. Non car ce sont des matches différents. Sinon, j'aurais déjà essayé. Nous avons changé plus souvent que je ne le voulais, à cause de blessures qui ont contrarié la préparation de certains et empêché d'autres de jouer. Nous savions que ça nous poserait problème mais je ne m'attendais pas à ce que ça prenne de telles proportions, ni que le père d'Olivier De Cock décède. Essayez donc de faire démarrer une auto dont la batterie est à plat. Ce qui nous rappelle que quand on n'exploite pas ses occasions, l'adversaire marque plus facilement. Je ne suis pas fâché sur les joueurs mais je suis frustré quand notre opposant concrétise deux occasions sur trois et que nous ne marquons pas alors que nous avons huit chances. Ce n'est pas parce que nos attaquants ne trouvent pas le chemin du but que nous devons laisser des brèches à l'adversaire. C'est le meilleur qui doit jouer, quel que soit son âge. Stijn Stijnen recevra sa chance, peut-être plus vite qu'il ne le pense. Il doit continuer à bien s'entraîner. Il a parfois eu de la malchance, il a dû s'adapter au pays et à nos entraînements. Ne sous-estimez pas l'importance de ces facteurs. Non. L'année dernière, l'expérience acquise dans cette épreuve nous a permis de prendre des points. Pas encore cette saison. Elle nous apporterait plus d'inspiration. Tout le monde en a besoin, moi y compris. Vous ne saisissez pas l'impact de ce qui s'est passé. Pour cela, il faut avoir déjà perdu un être cher. Nous formons une famille soudée. Pensez-vous que les joueurs sont montés avec le sourire sur le terrain, sachant que le père d'Olivier venait de mourir? J'ai été surpris qu'Olivier puisse jouer. Pareil choc peut durer des semaines. Nous ne sommes pas des robots mais des hommes, dotés d'émotions. Je suis fier du chouette groupe que je dirige. Mes joueurs ne parlent pas d'eux mais du groupe. Des quatre que j'ai déjà entraînés, c'est le meilleur noyau. Tout le monde a joué, à part Sébastien Hermans et Marek Spilar. Comme l'année dernière. Quand quelqu'un me déçoit, je ne le dis pas à la presse. Si nous dépendions d'un seul joueur, nous serions une bien mauvaise équipe. Anderlecht ne dépend pas d'Aruna Dindane non plus. On le remarque quand les autres ont moins de bonheur. Je ne pense pas qu'Andrés ait tellement changé. Jusqu'à présent, les autres avants n'ont pas été satisfaisants. Les aligner et les faire jouer pour leur donner l'occasion d'être meilleurs. Je trouve normal que chacun estime devoir jouer et soit déçu si ce n'est pas le cas. Ces 15 dernières années, le Club a eu beaucoup d'attaquants. Tellement qu'on en oublie peut-être quelques-uns. Vous me comprenez? Non, mais il va progresser. J'ai vu ce dont il est capable. Il doit le montrer ici. L'année dernière, il a été bon par moments mais n'était pas assez bien pour jouer plus souvent. Il a quand même apporté davantage à l'équipe que cette année. Faux. Il n'en a pas beaucoup. Repassez les images. Parce que c'est sa meilleure position. Il a souffert du dos comme vous le savez mais il revient très fort. Je le surveille en semaine, à l'entraînement. Quand il se sent bien, il est notre meilleur finisseur. Il a été blessé et malade. Les jeunes frappent à la porte et je dois en tenir compte. Sergiy et Gaëtan évoluent dans le même style, comme Ceh et Stoica. Gaëtan est plus fort avec le ballon, sans doute plus intelligent tactiquement, mais il joue depuis quatre ans, sans interruption. Il n'est pas sûr qu'on vende Sergiy. Aucun acheteur ne s'est encore présenté. Les joueurs de l'Est ont besoin d'un temps d'adaptation, à part David Rozehnal. Oui mais je suis responsable de 26 joueurs. Je ne peux leur accorder à tous autant de chances qu'ils le voudraient. Vous épinglez un ou deux éléments. Dois-je sortir Gert Verheyen parce que Kevin Roelandt se distingue? Kevin a des qualités mais a besoin de temps pour s'améliorer. Tim Smolders et Karel Geraerts ont été out un an. Hans Cornelis est le plus proche d'une place de titulaire. Peut-être. Mais je sais ce dont Smolders est capable et j'espère qu'il va le montrer. Il a été bon contre le Beerschot. Il a été près d'une sélection contre le Celta mais j'ai finalement opté pour Nastja Ceh. Mieux vaudrait que Smolders reste car nous ne savons pas pour combien de temps nous allons être privés d'Alin Stoica, auquel il constitue une alternative. Tout peut changer rapidement en football. Nous l'avons déjà prouvé mais vous ne l'avez pas vu. Personne ne le voit. Comment battre Milan et Dortmund si on n'est pas bon? Nous n'arrivons pas à atteindre régulièrement le niveau de la saison passée mais dans certains matches, nous avons été supérieurs à notre meilleur niveau de l'année dernière. Si je doute, le montrer ou l'avouer ne m'aiderait en rien. Ce qu'il faut, c'est resserrer les rangs et former un bloc assez soudé pour faire face aux difficultés. Time will show.Moindre que celle que je m'impose. n "Mes joueurs doivent faire attention à leur football, pas à leur adversaire"