Yannis Anastasiou (44) a porté le maillot d'Anderlecht pendant 20 mois, de janvier 1999 à août 2000. Au cours de cette période, il a disputé 24 matches officiels, avec 9 buts à la clef. Il débarquait d'OFI Crête. C'était un attaquant qui aimait toucher le ballon et sentait très bien le jeu. " Mais je manquais d'explosivité et cela a nui a ma carrière car, à ce niveau, la vitesse de démarrage est importante ", dit-il. Il ajoute qu'à Ander...

Yannis Anastasiou (44) a porté le maillot d'Anderlecht pendant 20 mois, de janvier 1999 à août 2000. Au cours de cette période, il a disputé 24 matches officiels, avec 9 buts à la clef. Il débarquait d'OFI Crête. C'était un attaquant qui aimait toucher le ballon et sentait très bien le jeu. " Mais je manquais d'explosivité et cela a nui a ma carrière car, à ce niveau, la vitesse de démarrage est importante ", dit-il. Il ajoute qu'à Anderlecht, il a surtout progressé physiquement et mentalement. " Au début, ce fut difficile. Je m'attendais à tout autre chose et j'ai dû faire beaucoup de tours du Parc Astrid pour être en condition. Je me disais que ce n'était pas du football mais je suis tout de même content d'être passé par là car cela m'a rendu plus fort. " En pointe, la concurrence était rude : le duo Jan Koller - Tomasz Radzinski était intouchable. " Mais au plus haut niveau, il faut aussi apprendre à vivre avec la concurrence, sans quoi on ne progresse jamais. A Anderlecht, j'ai évolué sportivement et humainement, mentalement. Parce que j'étais assez intelligent pour comprendre les choix d'Aimé Anthuenis et que je donnais tout à l'entraînement afin de faire en sorte qu'il ne puisse pas m'ignorer. Je me souviens encore que nous avions bien joué au Standard mais que nous avions manqué toutes nos occasions. J'étais allé trouver le coach en lui disant de me faire jouer, que moi, je marquerais. Il m'a fait entrer et mon premier ballon, je l'ai mis au fond. Après le match, je lui ai dit : Demain, à l'entraînement, je vais montrer à tout le monde comment on fait pour marquer (il rit). Mon premier but au Parc Astrid, c'était contre Westerlo. Nous étions menés 0-2 après 65 minutes et j'ai fait 1-2 puis Tomasz a marqué deux fois et nous avons gagné 3-2. A chaque fois que je marquais, les joueurs dansaient le sirtaki et les supporters aussi. C'était chouette. " Après son départ, il est retourné plusieurs fois à Anderlecht. " J'ai vu pas mal de matches de Coupe d'Europe et je suis souvent retourné au Green Park, la taverne située en face de l'entrée principale du stade. Un endroit chaleureux, avec des patrons et des habitués extrêmement sympas. J'y ai passé de bons moments. "