Réduit au banc de touche pendant près d'une saison et demie, vous faites partie aujourd'hui des valeurs sûres de l'équipe d'Olympiakos. Qu'est-ce qui explique ce changement?

Pär Zetterberg: Dans tous les clubs par lesquels j'ai transité, qu'il s'agisse d'Anderlecht, de Charleroi ou de mon employeur actuel, j'ai chaque fois eu besoin d'un an au moins pour m'acclimater. C'est ce qui explique pourquoi, au cours de ma première campagne à Athènes, j'ai été réserviste plus souvent qu'à mon tour. La saison passée, j'avais commencé sur le banc également avant de saisir pleinement ma chance suite aux indisponibilités de Zé Elias et d...

Pär Zetterberg: Dans tous les clubs par lesquels j'ai transité, qu'il s'agisse d'Anderlecht, de Charleroi ou de mon employeur actuel, j'ai chaque fois eu besoin d'un an au moins pour m'acclimater. C'est ce qui explique pourquoi, au cours de ma première campagne à Athènes, j'ai été réserviste plus souvent qu'à mon tour. La saison passée, j'avais commencé sur le banc également avant de saisir pleinement ma chance suite aux indisponibilités de Zé Elias et d'Andreas Niniadis. C'était au début de cette année. Depuis lors, j'ai disputé la plupart des rencontres, flanqué de Christian Karembeu dans l'axe central. Et, quoique je le dise moi-même, mes performances sont allées crescendo au fil des semaines. En fin d'exercice, j'ai même été sacré meilleur acteur du derby athénien face à AEK avec une cote de 9 sur 10. C'est un fait extrêmement rare ici. Dans ces conditions, on peut comprendre qu'Anderlecht ait éprouvé des difficultés dans ses tentatives visant à vous récupérer pour cette saison. Ses dirigeants proposaient un million d'euros mais la direction d'Olympiakos en réclamait soi-disant deux en échange de votre liberté. Est-ce exact?Tout à fait. Il n'était pas question de brader les prix après les matches enthousiasmants que j'avais joués. Un retour au Sporting n'aurait pourtant pas été pour me déplaire car le président Roger Vanden Stock m'y proposait un contrat de 5 ans: une, deux ou trois saisons comme joueur compte tenu de mon état physique, et les autres dans une fonction qui restait à déterminer. On n'en est finalement pas arrivé là en raison de mon évolution personnelle au sein du club du Pirée. Reste à voir, à présent, si pareil accord sera toujours envisageable en juin prochain. Tout ce que je sais avec certitude, c'est que je serai libre à ce moment-là et que je pourrai négocier mon avenir comme je l'entends. A moins, bien sûr, que les dirigeants d'Olympiakos, soucieux de rentabiliser mes aptitudes, ne cherchent à se séparer de moi dans l'intervalle. Car tout est toujours possible à ce niveau.Ce qui est acquis aussi, c'est que vous ne rencontrerez pas Anderlecht en Ligue des Champions. Car c'était votre hantise.C'est vrai. Mais je pourrais toujours retrouver mes anciens potes en Coupe de l'UEFA cette saison. On ne sait jamais (il rit). (B. Govers)