Les footballeurs n'ont plus l'apanage des vignettes Panini. L'album sur les vedettes du cyclisme a été relancé par Thierry de Latre du Bosqueau, administrateur délégué du groupe.
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Les footballeurs n'ont plus l'apanage des vignettes Panini. L'album sur les vedettes du cyclisme a été relancé par Thierry de Latre du Bosqueau, administrateur délégué du groupe. Comment expliquez-vous ce retour après 30 ans d'absence ?Nous avions sorti un album sur le cyclisme en 1971. La dernière édition avait été proposée en 1979, sans doute à cause de l'arrêt d'Eddy Merckx. Le cap des 30 ans représentait une date symbolique pour la société. En outre, nous avons commercé avec une entreprise qui détenait tous les droits d'images des cyclistes. Cela a facilité notre tâche. Vous sortez cet album alors que le cyclisme traverse l'une des plus grandes crises de son histoire à cause du dopage. Beaucoup d'efforts sont entrepris pour améliorer l'image du cyclisme. D'autres sports n'ont pas la même politique. Notre rôle n'est pas d'être le juge des athlètes. Nous voulons juste que les enfants puissent admirer leurs idoles. Des athlètes célèbres confient aujourd'hui avoir rêvé d'une carrière en collectionnant les figurines Panini. C'est un sacré challenge pour nous, car la Belgique est le seul pays d'Europe à proposer un album sur le cyclisme. Le cyclisme passionne plus les adultes que les jeunes. Est-ce que vous ne visez pas un public trop restreint ? Le public de cet album doit être scindé en deux catégories : les 8-14 ans et les grands frères ou les pères fanas de cyclisme qui se laisseront tenter. Nous comptons aussi sur la grande popularité du cyclisme en Flandre. Vu la qualité des images, nous espérons écouler entre quatre et cinq millions de pochettes. Quel pourcentage de vos activités représentent les albums sportifs ?Les albums aux thèmes sportifs occupent 30 % de nos ventes. C'est un chiffre important car cela représente une ou deux collections parmi des thèmes diversifiés : les films, les dessins animés, les collections didactiques,... Pour le cyclisme, nous avons signé un contrat avec une option pour plusieurs années. Mais tout dépendra des ventes. Nous y verrons plus clair dans un mois. Au fil du temps, la concurrence des nouveaux loisirs n'est-elle pas devenue trop forte pour Panini ? Les jeunes et les plus âgés n'ont plus les mêmes loisirs qu'il y a 20 ans. Nous résistons à notre façon. Il y a deux ans, nous avons réalisé notre plus grand chiffre d'affaires depuis 40 ans. Les jeunes sont attirés par les licences. C'est ce que nous tentons de leur offrir. Nous misons beaucoup d'espoir sur celle du cyclisme.