Le point est venu d'un coup franc botté par Danijel Milicevic. Comme un moyen de raconter le partage face à Zulte Waregem en multipliant les symboles.

D'abord, parce que douze des buts d'Eupen la saison dernière avaient été marqués sur phase arrêtée. Une stat flatteuse derrière laquelle on retrouvait souvent le pied droit magique de Luis Garcia. Le Catalan a mis un terme à sa carrière, et les Pandas n'ont pas encore trouvé le moyen de remplacer le vétéran qui était l'un des joueurs les plus décisifs du championnat.

" C'était quelqu'un qui, avec la balle, donnait beaucoup de confiance à l'équipe pour lui permettre de revenir dans le match ", confirme Siebe Blondelle. Décisif à treize reprises lors de la phase classique la saison dernière, le numéro 10 était impliqué dans 38% des buts de ses couleurs.

Ensuite, parce que Milicevic semblait sur une voie de garage dans les Cantons de l'Est. L'ancien champion de Belgique était " très indécis pendant le mercato " et " est plus concentré depuis que le marché est clôturé ", explique le coach Beñat San José pour justifier la réintégration de celui qui a brillé lors d'un match amical face à Saint-Trond pendant la trêve internationale.

Mili est surtout l'un des rares joueurs d'un effectif pléthorique à avoir une expérience conséquente au sein du championnat. Parmi la petite vingtaine de recrues de l'été, seuls Ortwin De Wolf, Jonathan Bolingi et Jens Cools peuvent se targuer d'avoir roulé leur bosse sur les pelouses de Pro League.

Le point, conquis face à un Zulte Waregem en forme, offre un bol d'air à un San José déjà sous pression. Arrivé au Kehrweg avec des idées pour bâtir un football ambitieux, le Basque a été refroidi par les nombreux buts encaissés par les siens lors de leurs premières sorties, et a réinstallé un football organisé proche de celui que les spectateurs avaient pris l'habitude de voir sous les ordres de Claude Makelele.

En écartant le Français, les dirigeants eupenois espéraient pourtant renouer avec un jeu proche de celui des années de Jordi Condom, qui garantissait peut-être moins de points, mais offrait des rentrées financières intéressantes avec la vente de joueurs offensifs mis en évidence par un football spectaculaire, comme Henry Onyekuru ou Mamadou Sylla.

Le coach s'est probablement offert un peu de temps supplémentaire pour compléter le puzzle d'un noyau éclectique. Difficile de comprendre, en effet, vers quoi se dirigent les décideurs des Pandas en misant sur un attaquant qui a explosé en D1B, un autre venu de l'équipe réserve de la Real Sociedad, deux milieux défensifs iraniens, un ancien international allemand, un buteur argentin trentenaire ou un défenseur venu des Pays-Bas. Eupen semble être devenu un improbable carrefour de joueurs, qui débarquent sans véritable fil conducteur dans la construction d'un projet footballistique.

" Chaque année, on doit recommencer de zéro, avec des nouveaux joueurs et désormais, un nouveau staff technique. Mais sur le terrain, on a besoin d'automatismes. On est encore une équipe qui se cherche ", justifie Blondelle. Le championnat de Belgique et son unique siège éjectable vers la D1B offrent une tolérance élevée aux départs ratés et aux projets toujours en chantier alors que le mois de septembre a déjà débarqué.

Cette indulgence accordée aux résultats pourrait être un bon moyen d'offrir du temps de jeu et une vitrine aux éléments les plus talentueux du projet Aspire, censé être la pierre angulaire du club eupenois. Mais face au Essevee, en l'absence de Lazare Amani, seul le jeune Sibiry Keita, titularisé sur le flanc gauche après être arrivé de l'Académie sénégalaise d'Aspire en hiver dernier, représentait le projet qatari sur la pelouse.

Le point est venu d'un coup franc botté par Danijel Milicevic. Comme un moyen de raconter le partage face à Zulte Waregem en multipliant les symboles. D'abord, parce que douze des buts d'Eupen la saison dernière avaient été marqués sur phase arrêtée. Une stat flatteuse derrière laquelle on retrouvait souvent le pied droit magique de Luis Garcia. Le Catalan a mis un terme à sa carrière, et les Pandas n'ont pas encore trouvé le moyen de remplacer le vétéran qui était l'un des joueurs les plus décisifs du championnat. " C'était quelqu'un qui, avec la balle, donnait beaucoup de confiance à l'équipe pour lui permettre de revenir dans le match ", confirme Siebe Blondelle. Décisif à treize reprises lors de la phase classique la saison dernière, le numéro 10 était impliqué dans 38% des buts de ses couleurs. Ensuite, parce que Milicevic semblait sur une voie de garage dans les Cantons de l'Est. L'ancien champion de Belgique était " très indécis pendant le mercato " et " est plus concentré depuis que le marché est clôturé ", explique le coach Beñat San José pour justifier la réintégration de celui qui a brillé lors d'un match amical face à Saint-Trond pendant la trêve internationale. Mili est surtout l'un des rares joueurs d'un effectif pléthorique à avoir une expérience conséquente au sein du championnat. Parmi la petite vingtaine de recrues de l'été, seuls Ortwin De Wolf, Jonathan Bolingi et Jens Cools peuvent se targuer d'avoir roulé leur bosse sur les pelouses de Pro League. Le point, conquis face à un Zulte Waregem en forme, offre un bol d'air à un San José déjà sous pression. Arrivé au Kehrweg avec des idées pour bâtir un football ambitieux, le Basque a été refroidi par les nombreux buts encaissés par les siens lors de leurs premières sorties, et a réinstallé un football organisé proche de celui que les spectateurs avaient pris l'habitude de voir sous les ordres de Claude Makelele. En écartant le Français, les dirigeants eupenois espéraient pourtant renouer avec un jeu proche de celui des années de Jordi Condom, qui garantissait peut-être moins de points, mais offrait des rentrées financières intéressantes avec la vente de joueurs offensifs mis en évidence par un football spectaculaire, comme Henry Onyekuru ou Mamadou Sylla. Le coach s'est probablement offert un peu de temps supplémentaire pour compléter le puzzle d'un noyau éclectique. Difficile de comprendre, en effet, vers quoi se dirigent les décideurs des Pandas en misant sur un attaquant qui a explosé en D1B, un autre venu de l'équipe réserve de la Real Sociedad, deux milieux défensifs iraniens, un ancien international allemand, un buteur argentin trentenaire ou un défenseur venu des Pays-Bas. Eupen semble être devenu un improbable carrefour de joueurs, qui débarquent sans véritable fil conducteur dans la construction d'un projet footballistique. " Chaque année, on doit recommencer de zéro, avec des nouveaux joueurs et désormais, un nouveau staff technique. Mais sur le terrain, on a besoin d'automatismes. On est encore une équipe qui se cherche ", justifie Blondelle. Le championnat de Belgique et son unique siège éjectable vers la D1B offrent une tolérance élevée aux départs ratés et aux projets toujours en chantier alors que le mois de septembre a déjà débarqué. Cette indulgence accordée aux résultats pourrait être un bon moyen d'offrir du temps de jeu et une vitrine aux éléments les plus talentueux du projet Aspire, censé être la pierre angulaire du club eupenois. Mais face au Essevee, en l'absence de Lazare Amani, seul le jeune Sibiry Keita, titularisé sur le flanc gauche après être arrivé de l'Académie sénégalaise d'Aspire en hiver dernier, représentait le projet qatari sur la pelouse.