1. Les Mauves n'ont pas pu jouer en 3-4-3.

Un élément tactique a eu un gros impact sur le déroulement de Valence-Anderlecht et explique, en grande partie, la défaite collective des Bruxellois. Ceux-ci s'attendaient à devoir se farcir deux attaquants placés très haut sur l'échiquier. Pour endiguer le problème de la profondeur de l'attaque espagnole, Anderlecht opta pour une défense à trois avec Antony Vanden Borre, Vincent Kompany et Lamine Traore. Le hic, c'est que Pablo Aimar ne resta pas scotché à la pointe de la division offensive de Valence. Il a piégé Anderlecht en reculant dans l'axe. Dans son repli tactique, il a emmené Vanden Borre au centre de la pelouse.
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Un élément tactique a eu un gros impact sur le déroulement de Valence-Anderlecht et explique, en grande partie, la défaite collective des Bruxellois. Ceux-ci s'attendaient à devoir se farcir deux attaquants placés très haut sur l'échiquier. Pour endiguer le problème de la profondeur de l'attaque espagnole, Anderlecht opta pour une défense à trois avec Antony Vanden Borre, Vincent Kompany et Lamine Traore. Le hic, c'est que Pablo Aimar ne resta pas scotché à la pointe de la division offensive de Valence. Il a piégé Anderlecht en reculant dans l'axe. Dans son repli tactique, il a emmené Vanden Borre au centre de la pelouse. Dès lors, le jeune joueur bruxellois se transforma, pour la première fois de sa carrière, en tant qu'essuie-glaces de sa défense. Voyant quelqu'un dans son sillage, Besnik Hasi dut avancer de quelques crans. L'Albanais n'est jamais à l'aise quand il joue trop haut. Il y évolue contre-nature. Le système mis en place s'écroula et on a découvert un 4-5-1. Il y avait une énorme marge entre la prévision du match et la réalité du terrain. Ce n'était pas le fruit de la volonté de Mauves mais la conséquence du choix de Valence qui ne signa pourtant pas un bon match. Même si Anderlecht a échoué en déplacement, comme ce fut souvent le cas la saison passée en Ligue des Champions, cela ne suffit par pour dire automatiquement : " C'est la faute au niveau de la D1 belge ". C'est une excuse trop facile, même un peu tarte à la crème. En 2003-2004, Anderlecht a fait jeu égal û ou dominé û le Bayern, le Celtic et Lyon au stade Constant Vanden Stock. Personne n'a alors évoqué le niveau de la D1 belge. On a un peu douté d'Aruna Dindane à qui on reproche de trop dribbler et de ne pas donner sa balle. C'est absurde. On ne peut pas le juger sur un match. Quand je note tout ce qu'il a apporté à Anderlecht en trois ans et l'étendue de ses progrès, je ne peux que lui tirer mon chapeau. Au Real, les années passent et les lacunes restent. Un entraîneur italien a déclaré un jour : " Quand on veut construire une équipe fantastique, elle devient souvent une vulgaire équipe. Mais une vulgaire équipe peut virer au fantastique ". Le Real a voulu passer tout de suite au superlatif. Cela a fonctionné durant un ou deux ans puis l'édifice s'est lézardé. Pour réagir, la direction a continué à acheter des noms, des vedettes en oubliant à l'essentiel : l'équipe. Il fallait que le Real Madrid redevienne une vulgaire équipe qui accorde l'importance indiquée au collectif, à la récupération, à l'efficacité, à la sueur, etc. Le noyau actuel n'est plus capable de gérer ces paramètres. A Leverkusen, la note aurait pu être plus salée. Impérial en Premier League, Arsenal parviendra-t-il enfin à prendre son envolée en Ligue des Champions ? Une bonne campagne européenne de leur part ne serait que normale. Chelsea s'est payé le scalp du PSG. Il ne faut pas accorder trop d'importance à ce succès car les Parisiens sont dans la misère depuis le début de la saison. Tout le monde s'attend à découvrir un Chelsea aux allures de Porto. José Mourinho n'en est pas encore là. Enfin, j'ai retenu le 1-3 du Barça au Celtic Glasgow. Les Catalans ont tourné la page des trop nombreux joueurs hollandais sur le retour ou surfaits. Cette fois, ils ont acheté du vrai top. La gestion des hommes de Frank Rijkaard m'a fait penser à celle de Johan Cruijff. Il avancé trois attaquants, Ronaldinho, Giuly et Eto'o, tout en laissant Hendrik Larsson sur le banc. Il savait que le Suédois ne ruerait pas dans les brancards, même devant son ancien public. Puis Larsson est monté sur le terrain et a marqué. Bon coaching... Propos recueillis par Pierre BilicEmilio Ferrera