On s'était posé beaucoup de questions en revoyant Souleymane Oulare sous le maillot de Heusden-Zolder, la saison dernière. Le Guinéen n'était plus que l'ombre du joueur puissant qui avait fait des ravages sous le maillot de Genk. Pas étonnant, dès lors, qu'il n'ait pas retrouvé de club à l'entame de cette saison. " Je ne veux de toute façon plus jouer en Belgique ", a-t-il confié à nos confrères de Het Belang van...

On s'était posé beaucoup de questions en revoyant Souleymane Oulare sous le maillot de Heusden-Zolder, la saison dernière. Le Guinéen n'était plus que l'ombre du joueur puissant qui avait fait des ravages sous le maillot de Genk. Pas étonnant, dès lors, qu'il n'ait pas retrouvé de club à l'entame de cette saison. " Je ne veux de toute façon plus jouer en Belgique ", a-t-il confié à nos confrères de Het Belang van Limburg, qui lui ont rendu visite dans sa maison du Limbourg. Sans se demander si quelqu'un veut encore de lui. Pour le moment, ses pensées sont plutôt tournées vers le Qatar. " J'en ai marre de toujours devoir justifier mes blessures ", dit-il. " Les clubs belges ne veulent m'offrir un contrat que si je joue gratuitement. Ça marche peut-être avec un jeune mais pas avec moi. A Heusden, je ne jouais que pour les primes car je voulais prouver quelque chose mais je n'ai eu que quatre mois et ce ne fut pas suffisant, même si je dois remercier Peter Balette de m'avoir donné une chance ". Oulare estime qu'à moins de 32 ans, il est trop jeune pour mettre un terme à sa carrière. Il dit avoir des contacts à Dubaï et Abou Dabi mais il devra laisser sa famille ici. Quand on lui fait remarquer qu'il a tout de même bien gagné sa vie, il ne dément pas. " Mais toute ma famille en Guinée compte sur moi. Mon père a trois femmes : j'ai 22 frères et s£urs. Depuis 15 ans, c'est moi qui paye toutes ses factures. Je ne m'en plains pas mais sans moi, ils seraient déjà tous morts de faim ". En 1999, il aurait pu signer à Metz et à Stuttgart, mais il fut recalé à l'épreuve des tests médicaux. " Parce qu'à Genk, j'avais joué pendant 4 mois avec un genou en compote. J'ai sacrifié ma carrière pour ce club mais je ne le regrette pas car les supporters le méritaient. J'ai remporté le titre, la Coupe, j'ai été élu Footballeur Professionnel de l'Année. Dommage, seulement, que Genk m'ait laissé tomber l'an dernier alors que j'étais d'accord de venir rejouer pour rien. Pär Zetterberg a été traité différemment à Anderlecht ". Et Oulare d'ajouter que, s'il ne devait plus jouer au football, il deviendrait agent de joueurs. Son fils Mohammed (8 ans) serait sans doute son premier protégé puisqu'il joue au Brussels et qu'Anderlecht s'intéresserait déjà à lui. (P. Sintzen)