1 EDEN HAZARD - HIBERNATUS

Si l'année avait commencé en même temps que le printemps, il aurait sans doute écrasé ce top 100. Malheureusement, Eden n'est pas un grand amateur de sports d'hiver. Il préfère attendre l'été pour décrocher haut la main la médaille d'or du slalom entre Hongrois. C'est avec son nouveau statut de patron des Diables qu'il est revenu à Chelsea, pour marcher sur la Premier League avec la complicité de Diego Costa et Antonio Conte.
...

Si l'année avait commencé en même temps que le printemps, il aurait sans doute écrasé ce top 100. Malheureusement, Eden n'est pas un grand amateur de sports d'hiver. Il préfère attendre l'été pour décrocher haut la main la médaille d'or du slalom entre Hongrois. C'est avec son nouveau statut de patron des Diables qu'il est revenu à Chelsea, pour marcher sur la Premier League avec la complicité de Diego Costa et Antonio Conte. Eden et lui ne feront décidément jamais les choses de la même manière. Pendant que le Blue hibernait, KDB revenait de blessure pour éliminer le PSG de la Ligue des Champions à lui tout seul. Quelques mois plus tard, c'est le rouquin qui a boudé tout l'été tandis qu'Hazard portait les Diables sur ses épaules. Un EURO tout triste qui prive De Bruyne d'une place dans les gagnants de l'année, qu'il mérite de nouveau depuis que sa route a croisé celle de Pep Guardiola. " On lui demande de jouer le titre avec Emond et Badibanga. " La phrase, venue de l'entourage de Yannick Ferrera, résume le paradoxe de celui qui avait l'impression de devoir construire la Grande Muraille de Chine avec des allumettes. Son Standard restera l'équipe du grand écart, capable de battre le futur champion en finale de la Coupe une semaine après avoir loupé les play-offs 1. Marche arrière éclair, direction Malines. Là-bas, finir septième serait plutôt un bel exploit. Arrivé à Gand avec un titre incontestable de meilleur buteur sur les épaules, l'homme qui portait les Carolos a passé pas mal de temps à cirer le banc des Buffalos, malgré le départ de Laurent Depoitre. Pas assez bon en dehors du rectangle pour répondre aux exigences d'Hein Vanhaezebrouck, qui n'a pas fait venir le Français pour le laisser traîner dans les seize mètres. Dans un grand club belge, marquer des buts ne suffit plus. MAROUANE FELLAINI - BIG MAUX DE TÊTE On a cru qu'il était un incontournable de Marc Wilmots, mais il a passé l'essentiel de l'EURO sur le banc. On a cru que Mourinho allait lui montrer la sortie de secours d'Old Trafford, mais il s'est installé dans le onze du Special One en début de saison. Du coup, on a cru qu'il allait devenir un titulaire incontournable chez les Red Devils, mais il s'est fait griller la politesse par Herrera. On a même cru que son football n'était pas celui de Roberto Martinez. Encore raté ? Le roi du contre-pied. Ses fans prétendent qu'il a un Romelu Lukaku dans chaque orteil. Qu'avec lui en pointe, l'EURO était dans la poche. Michy a, en tout cas, énormément de talent. Assez pour convaincre Chelsea d'aligner les millions pour l'attirer en Premier League, où il reste pour l'instant dans l'ombre d'un Diego Costa en mode extraterrestre. Une équipe de haut niveau, beaucoup d'espoirs, mais un temps de jeu famélique. Comme avec les Diables. Le transfert de Witsel, c'est un peu comme le titre d'Arsenal. Tous les ans, les fans y croient dur comme fer, et l'affirment même haut et fort : " Cette fois, c'est la bonne. " Pourtant, nous sommes bientôt en 2017, José Mourinho se moque toujours d'Arsène Wenger et Witsel regarde toujours le Calcio à la télévision. À force de jouer latéral, on ne va jamais de l'avant ? Foutaises. Promis, la Juve, c'est pour bientôt. Cette fois, c'est la bonne. Il affole le San Paolo lors de chaque soirée européenne du Napoli. Ses coeurs avec les mains, après chaque but marqué, font chavirer ceux des supportrices des Diables. Que manque-t-il donc à Dries Mertens pour faire partie des gagnants du top 100 ? Du temps de jeu, évidemment. Ses récentes titularisations avec les Diables ne suffisent pas pour en faire un membre incontestable du onze. Parce que son jeu brouillon, mais hyperactif, le rendra plus intéressant en deuxième mi-temps. On fait le test à chaque fois qu'on interviewe un Diable. " Le plus fort, c'est qui ? " Et la réponse fuse : " Bah, c'est Mousa. " Impossible de lui prendre le ballon, ou de rivaliser avec lui dans un concours d'élégance balle au pied. Le problème, c'est que Dembélé semble souffrir de Vincentkompanyte aiguë dès qu'on lui enfile un maillot belge sur les épaules. On attend son heure, mais sa montre tombe toujours en panne. On peut citer Butelle, Engels ou Vanaken, mais l'homme du titre brugeois, c'est évidemment lui. Arjen Robben version droitier. Une seule action dans les pieds, prévisible mais inarrêtable. Et des buts, pour réinstaller Bruges sur le toit du pays. Un bon profil de gagnant, mais les blessures et les envies de transfert ont pourri son début de saison et sa Ligue des Champions, qui devait lui servir de vitrine. Joske rime avec presque.