1 ROMELU LUKAKU TOFFEE TOUT FLAMME

Côté pile, vous avez la terreur des défenses anglaises, meilleur buteur de Premier League et capable de mettre un centre de Deulofeu au fond des filets les yeux fermés. Côté face, l'homme qui fait grincer des dents le stade roi Baudouin, à cause d'une inexplicable faculté à rater contrôles et buts tout faits dès que le maillot des Diables remplace celui d'Everton. Reste à Marc Wilmots à trouver une solution : naturaliser Deulofeu et Barkley, ou insister pour que la Belgique joue avec son maillot bleu.
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Côté pile, vous avez la terreur des défenses anglaises, meilleur buteur de Premier League et capable de mettre un centre de Deulofeu au fond des filets les yeux fermés. Côté face, l'homme qui fait grincer des dents le stade roi Baudouin, à cause d'une inexplicable faculté à rater contrôles et buts tout faits dès que le maillot des Diables remplace celui d'Everton. Reste à Marc Wilmots à trouver une solution : naturaliser Deulofeu et Barkley, ou insister pour que la Belgique joue avec son maillot bleu.Cette année aurait dû être celle du golden boy de Neerpede. Les études appartenaient enfin au passé, les play-offs avaient été agrémentés de plusieurs missiles chirurgicaux, et la saison a démarré avec une nouvelle frappe stratosphérique sous la barre de Laurent Henkinet dans le money-time. Mais après, il y a eu les matches ratés, les retours sur le banc et la quête insoluble de son meilleur poste. Youri vient d'avoir dix-huit ans, est toujours beau comme un enfant, mais pas encore fort comme un homme.L'avantage, pour Marouane, c'est qu'il sait déjà qu'il sera à l'EURO. Il l'a finalement bien mérité, en ouvrant le score dans la plupart des matches " chauds " des Diables grâce à son jeu de tête et à son inexplicable façon d'être toujours bien placé dans le rectangle. Et puis, il a répété ses gammes avec un doublé au stade de France. L'inconvénient, c'est qu'il risque d'arriver en France à court de rythme. Parce que Louis van Gaal en fait parfois un numéro 9, parfois un milieu défensif, mais rarement un titulaire.Avant d'être détrôné par Kevin De Bruyne, Big Ben a été pendant quelques semaines le Belge le plus cher de l'histoire. À lui la place de titulaire à la pointe de l'attaque de Liverpool, et les buts plantés pour le compte d'un " grand d'Angleterre ". Sauf que Jürgen Klopp aime visiblement surtout se servir de Benteke quand il faut balancer des centres en désespoir de cause. À Anfield, Christian joue parce qu'il marque. Et chez les Diables ? Il joue même s'il ne marque pas. Vous avez dit contradictoire ?L'élégance de Dennis Praet ne se discute plus depuis belle lurette, mais son véritable niveau continue à faire débat. Son Soulier d'or à peine digéré, le numéro 10 du Sporting a dû avaler la déception d'un transfert manqué vers la Bundesliga l'été dernier. Une crise de foie guérie par le retour de Suarez et les arrivées d'Obradovic et d'Okaka, qui lui permettent d'exprimer pleinement son talent sur le côté gauche du dispositif d'Hasi. Surtout dans les grands matches. Le feuilleton de son arrivée au Standard a été encore plus long qu'une saison de Plus Belle la Vie. Et son nouveau rôle de dirigeant à Sclessin reste aussi difficile à comprendre qu'un épisode de la série marseillaise. En tant que nouveau membre du Conseil d'administration (on vous a dit que c'était un rôle obscur), Daniel touche à la politique sportive, et fait surtout jouer ses réseaux pour amener des noms prestigieux en bord de Meuse. Laurent Ciman a sacrifié ses ambitions sportives pour soigner sa fille. En plus, il est parvenu à devenir en quelques mois le meilleur défenseur de la MLS, un championnat qui sert de pré-retraite à ceux qui avaient beaucoup de talent et d'eldorado à ceux qui n'en avaient pas assez. Mais même Marc Wilmots n'est pas dupe : en traversant l'Atlantique, Lolo a sans doute brûlé ses cartouches pour l'EURO. On pourrait retenir de l'année 2015 de Verminator qu'il est devenu, en l'espace de six mois, l'un des plus imposants palmarès de l'histoire du football belge. Le voilà champion d'Espagne, d'Europe et du monde. Le problème, c'est que son temps de jeu ressemble à celui d'un gardien remplaçant, et que son action la plus mémorable de l'année reste cette entrée aussi maladroite que remarquée dans le parking des joueurs du Barça. " Genk reste quand même un grand club. " Quand il faut justifier son transfert de la sorte, on peut déjà dire que ça craint. Et pour cause : le Sangoku du Pays Noir a quitté le Mambourg pour une Cristal Arena qui n'a pas vu la couleur des play-offs 1 l'an dernier. Une histoire de salaire ? Seba préfère parler de prestige, même s'il a quadruplé ses fins de mois dans le Limbourg. En attendant, Genk a terminé l'année par une défaite contre... Charleroi. Certains lui promettaient le Standard, mais les Rouches ont préféré miser sur Santini. Du coup, Teddy a quand même fait ses valises après une saison aux stats de patron. Direction le Caykur Rizespor. Une trajectoire qui sent bon l'ambition sportive. Chez le huitième du championnat turc, l'ancien chouchou des Éperons d'or n'a pour l'instant marqué qu'en Coupe de Turquie. Triste fin d'année pour celui qui l'avait commencée avec douze buts et treize passes décisives.