Au c£ur de la navrante et désolante tourmente médiatique qui a secoué mon club, je me suis insurgé avec une mâle et nationale détermination, contre l'affligeante décision de la Commission des licences de l'Union Belge.
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Au c£ur de la navrante et désolante tourmente médiatique qui a secoué mon club, je me suis insurgé avec une mâle et nationale détermination, contre l'affligeante décision de la Commission des licences de l'Union Belge. Notre mère nourricière û si peu û, mais sévère, implacable et impitoyable juge suprême, qui, après nous avoir accordé la licence de D1 nous avait repoussé en D3... voire en Promotion. Heureusement, l'appel introduit par mon club fut pris en considération le 14 mais. Ignorants des lacis financiers et des architectures financières édifiés par notre direction, nous, les joueurs de terrain û heu, disons de labours améliorés, certains initiés parlent de patattenveld û étions atterrés et redoutions un avenir comparable à celui des collègues et amis de Malines, RWDM, Lommel, Alost, Harelbeke, Waregem, FC Liégeois..., qui nous priverait du droit de travail, tel que stipulé dans nos contrats respectifs. Déjà, des retards de paiement de salaires, de primes, des exodes surprenants, en cours de saison, des déclarations rassurantes et faussement apaisantes, laissaient supposer un provisoire et évident manque de liquidités. Mais, qui d'entre nous n'a pas, un jour, accepté un report d'échéance à un ami qui ne respecte pas les termes du contrat ? Vous savez comme moi, que le c£ur est mauvais juge, ainsi que le disait Philippe Toussaint, l'élégant chroniqueur judiciaire, dont la prose d'ailleurs me subjugue assurément. Mais pourquoi nous avoir caché les errances, les détours sinueux, les fautes et les erreurs, les dettes fédérales et les autres enfin mis à jour et nous mettre ainsi à genoux, vaincus et humiliés par ceux qui savaient et ne nous ont rien dit ? Pourquoi le manager Herman Van Holsbeek a-t-il précipitamment quitté le fragile bateau en pleine mer, avant le cyclone, en plein rugissement de tempêtes à venir, pour aller rejoindre le luxueux paquebot anderlechtois que je connais bien et que j'apprécie... d'autant que j'en fus éloigné, comme Olivier Doll aujourd'hui ? Sans ça, le renard argenté û mais il préfère aujourd'hui articuler timidement, avec peu de ranc£ur et de nostalgie dans la voix, le PPP (pauvre petit pensionné) û j'ai nommé Mister Michel aurait pu terminer la saison et fêter un 27e titre au grade de manager général. Un bouquet final ! J'apprécie beaucoup mon président, Gaston Vets, un gentleman de bonne éducation et de bonne foi, travailleur et féroce négociateur qui m'a fait confiance, et de qui je resterai toujours l'obligé. Mais comment n'a-t-il pas pu pressentir les vagues mortelles orchestrées par un manager au pedigree peu glorieux û il avait déjà le RWDM à son fâcheux palmarès û et se laisser séduire par cet homme qui porte beau et parle bien avec tellement d'assurance ? Mon entraîneur Emilio Ferrera et le président du FC Brussels, Johan Vermeersh, entre autres, pourront vous en dire davantage que moi. Eux, ils connaissent les coulisses, je ne connais que le terrain, encore que.... Le manager adjoint d'Anderlecht, Robert De Pot devra-t-il encore longtemps protéger son chef quand il affirme que Chelsea est bien venu s'enquérir des intentions du club envers Vincent Kompany, alors que personne, paraît-il, n'a jamais vu d'émissaire anglais ? De qui se moque-t-on ? Trop is te veel. Merci aux supporters anderlechtois qui avaient fait le déplacement au Lierse et ainsi contribué à assainir la cagnotte du club...Propos recueillis par Bruno Govers