Pourriture de météo, pourrissant nos championnats footeux : nous, en P2 lux, n'avons plus joué depuis fin novembre ! Les entraînements se sont résumés à des joggings, de la mutilation de terrain boueux, de l'holiday on ice avec ballons fuyants et vols planés, du labourage de neige fraîche... Et des femmes ahuries car nous n'arrêtions pas complètement le foot, pour rester près d'elles et du radiateur.
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Pourriture de météo, pourrissant nos championnats footeux : nous, en P2 lux, n'avons plus joué depuis fin novembre ! Les entraînements se sont résumés à des joggings, de la mutilation de terrain boueux, de l'holiday on ice avec ballons fuyants et vols planés, du labourage de neige fraîche... Et des femmes ahuries car nous n'arrêtions pas complètement le foot, pour rester près d'elles et du radiateur. Mais surtout, janvier putréfie les mentalités footeuses : le mercato continue d'être une saloperie sans nom, qui s'ancre hélas dans nos esprits détraqués : benêts qui voulons croire à la noblesse du foot, à ses valeurs autres que pécuniaires, comme nous manquons ici d'intransigeance ! Car une compétition sportive se commence avec des compétiteurs nommément désignés, et se termine avec les mêmes compétiteurs, point/barre ! Sinon ce n'est plus une joute sportive, c'est-à-dire une lutte réglementée, digne parce que truffée de dangers, d'obstacles, d'échecs inattendus comme d'allégresses insoupçonnées ! Durant tout ce mois de merde, toute mutation claironnée fut un coup porté au coeur de l'équité. Et qu'aucun faux cul ne déplore la chose tout en la décrétant irrémédiable, sous prétexte que la loi Bosman, la libre circulation obligée du sportif rémunéré et gnagnagna ! L'exception culturelle existe, la spécificité sportive existe aussi. Alors, je le dis et le répète : ce mercato fausse le championnat. Il a beau être passé dans les moeurs, je lui refuse l'accès aux miens. Déjà, un Bram Nuytinck, un Eidur Gudjohnsen ou un Thorgan Hazard qui débarquaient peu après le coup d'envoi, ça m'irritait. Alors, Dieu sait si ça me gonfle d'entendre maintenant notre petit monde à l'unisson, non pas s'offusquer de ces mutations en janvier, mais analyser doctement que tel club ou tel autre doit impérativement se renforcer sous peine d'avoir de gros problèmes, entamer le grand débat tacticien sur le type de renforts, suggérer même des noms sensément judicieux ! Dieu que me chatouillent les hurlements de supporters pour obtenir derechef des renforts, c'est-à-dire s'afficher en supporters de la victoire ! Et que ça me pompe, un dirigeant déclarant attendre ce mercato pour rassurer les supporters ! Le mercato d'hiver gomme les sanctions strictement sportives, logiquement destinées aux dirigeants ayant foiré comme des branques leurs transferts d'été ; et il perturbe ainsi la récompense à ceux qui ont réussi la chose. Pire, il fait des petits : les clubs de promotion/provinciales, pourtant non soumis aux lois du sport pro, se mettent à modifier leur effectif durant la trêve, avec la bénédiction de la fédé... Passéiste, moi ? Si oui, fier de l'être. Je n'en veux pas, de Demy De Zeeuw ou de Samuel Armenteros : une vraie compète, c'était voir Anderlecht tâchant jusqu'au bout de mettre en valeur Guillermo Molins ou autres parias ! Et flanquant Lucas Biglia sur le banc, voire sur le terrain mais sans brassard et avec bonnet d'âne, sale gamin ! Marre d'un Roland Duchâtelet qui vend à la pelle des gars acquis en fin d'été ! Mais marre aussi d'un Mircea Rednic à peine débarqué et pleurnichant déjà après des renforts : vouloir se montrer meilleur que Ron Jans, c'était supplier son président de garder les mêmes gars que sous Ron Jans ! C'eût été tellement plus beau, plus foot, que Christophe Lepoint ne se repointe pas à Gand... Que David Hubert reste à Genk, quitte à y souffrir... Que Charleroi assume Mohamed Aoulad, et n'amène pas David Pollet pour mettre aussitôt Giuseppe Rossini de côté. Ou que Demba Ba ne débarque pas à Chelsea...car 'ya pas que chez nous, le virus est continental ! C'est petit, minable, pas sport, ça ne devrait plus exister. Et quand, en pleine saison, un club est dans la merde (ou dans la mégalomanie, ou les deux), qu'il gère plutôt en bon père de famille : qu'il réapprenne à faire contre mauvaise fortune bon coeur ! Ce que je ferai dès février, jusqu'à ce que crève cette clownerie. " Marre d'un Mircea Rednic à peine débarqué et pleurnichant déjà après des renforts. "