Le 16 novembre dernier eut lieu le colloque " Quel est l'avenir du football en Belgique ?" dans la salle des Congrès du Sénat de Belgique. Cette discussion organisée par A lain Courtois, sénateur et levier belge de la candidature pour le Mondial 2018, était le premier volet d'un triptyque. Il voulait d'abord effectuer un constat de la situation avant de remettre le couvert le dernier lundi de février pour demander au politique (gouvernement et communautés) d'exposer leurs réponses aux problèmes avant de procéder, fin mars, à un contrôle des décisions politiques.
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Le 16 novembre dernier eut lieu le colloque " Quel est l'avenir du football en Belgique ?" dans la salle des Congrès du Sénat de Belgique. Cette discussion organisée par A lain Courtois, sénateur et levier belge de la candidature pour le Mondial 2018, était le premier volet d'un triptyque. Il voulait d'abord effectuer un constat de la situation avant de remettre le couvert le dernier lundi de février pour demander au politique (gouvernement et communautés) d'exposer leurs réponses aux problèmes avant de procéder, fin mars, à un contrôle des décisions politiques. Yves Leterme, chargé de présenter le colloque, s'était notamment fait excuser et la présence trop discrète de la gent politique provoqua l'ire d' Yvan De Witte, président de la Pro League et coorganisateur. Outre Courtois, les orateurs étaient Ludwig Sneyers (directeur de la Pro League), François De Keersmaecker et Michel Sablon (président et DT de l'Union belge), les professeurs d'université Jean-Michel De Waele (ULB), Werner Helsen (KUL) et le recteur de la VUB Paul De Knop. Plus les les rédacteurs en chef de Sport/Foot Magazine et Sport/Voetbalmagazine qui présentèrent l'enquête sur les 7 péchés capitaux du foot belge (argent, infrastructures, formation, coaching, fédération, politique, éthique) parue dans le n° 45. On nota plein de gros bonnets du foot belge... mais personne du Standard, Pierre François participant à une réunion avec le bourgmestre de Liège. Si on s'entendit facilement sur la nécessité d'obtenir des gouvernants des outils permettant une véritable politique sportive, on mit très vite en avant le problème majeur : le sport est une matière communautaire et non fédérale. On fustigea aussi l'absence de débat politique sur le sport, de directives spécifiques en matières fiscale, économique, sociale, juridique. On cita des manques criants et douloureux : cadastre des infrastructures sportives, avantages fiscaux quand on investit dans les infrastructures, statuts des joueurs, arbitres ou bénévoles, encouragements à la formation, protection des joueurs belges, etc. Quelles sont les chances du foot belge de lutter à armes juridiques égales sur le plan européen ? Ailleurs, on peut offrir des contrats aux moins de 16 ans alors qu'en Belgique, non : notre droit du sport est inexistant ! Du coup, on ne peut empêcher clubs ou joueurs d'attaquer devant les tribunaux les décisions des fédérations... Avec des nuances : en foot, on permet par exemple à Mouscron de contester les décisions de la commission des licences alors qu'en tennis, la communauté flamande coince Malisse et Wickmayer sur le dopage. D'un côté, c'est le libéralisme à tout crin et de l'autre un décret limpide. On ne s'y retrouve pas... D'ailleurs, De Witte exigea - en vrai tribun - un commissaire national du sport, une révision de l'octroi des permis de bâtir des stades, une révision de la loi de 1978 sur le contrat d'emploi notamment dans le cadre des contrats des jeunes. Rendez-vous le 22 février 2010... JOHN BAETE"Comment lutter à armes juridiques égales sur le plan européen ?"