Yves Baré, comme Guillaume Gillet et Eric Deflandre, a fourbi ses armes au FC Liégeois avant d'avoir rang, un jour, d'international. Mais ce n'est pas tout, Baré est aujourd'hui l'agent de Gillet...
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Yves Baré, comme Guillaume Gillet et Eric Deflandre, a fourbi ses armes au FC Liégeois avant d'avoir rang, un jour, d'international. Mais ce n'est pas tout, Baré est aujourd'hui l'agent de Gillet... Il raconte sa venue à Anderlecht : " Au cours du mercato 2006, mon protégé aurait pu quitter Eupen à destination de Lokeren où Aimé Anthuenis avait fait de sa venue son absolue priorité. Guillaume avait toutefois promis à ses parents qu'il mènerait d'abord à terme son graduat en éducation physique avant d'opter pour le football pro et c'est la raison pour laquelle il n'avait pas rallié Daknam. Dans le cas présent, il a tenu ses engagements aussi car, nonobstant l'offre mirobolante du Dinamo Moscou, il a choisi de privilégier le Sporting, à qui il avait donné sa parole. Cette droiture l'honore. De toute façon, je pense qu'il avait intérêt à tâter en premier lieu d'un club du top, en Belgique, avant d'aller voir ailleurs. Et Anderlecht, malgré sa position actuelle, c'est le sommet. Il y a un an, quasi jour pour jour, je m'étais rendu au Parc Astrid pour discuter d'une prolongation de contrat pour Roland Lamah. A l'époque, le président Roger Vanden Stock m'avait reproché de ne pas avoir proposé Gillet à son club, alors qu'il s'était signalé entre-temps à La Gantoise où je l'avais amené durant l'été 2006. Je lui avais répondu qu'il était alors trop tôt, pour lui, d'aller au Sporting. Il avait besoin d'une étape intermédiaire et, à ce titre, Gand aura été un choix des plus judicieux. Aujourd'hui, un an après, j'estime que le joueur est prêt à relever le défi anderlechtois, pour lequel il n'était pas encore taillé en 2006. Gillet est quelqu'un qui a besoin de challenges pour avancer. Sa permutation au back en fut une, au point de faire de lui l'une des révélations de la défunte saison. Depuis le début de la présente campagne, je suis d'accord avec ceux qui disent qu'il ne s'est plus du tout manifesté de la sorte. C'est vrai, et j'en devine même la raison : Guillaume avait fait le vide autour de lui au poste de back droit à Gand, où il jouait sans concurrence. Or, il faut qu'il sente dans sa nuque le souffle d'un rival pour se transcender. A Anderlecht, c'est sûr qu'il aura du répondant avec Marcin Wasilewski. Le Polonais, qui est international et qui rêve de se signaler à l'EURO, ne va pas se présenter sur le terrain en victime consentante. Mon poulain devra transgresser ses limites s'il veut s'imposer. Et le même raisonnement vaut pour les autres places où il est susceptible d'évoluer : comme box-to-box, c'est Jan Polak qui se dresse sur sa route. Et en tant que numéro 10, il a affaire au Parc Astrid à Ahmed Hassan et Mbark Boussoufa, excusez du peu. Je reste toutefois persuadé qu'il fera son trou au RSCA, comme il l'a fait partout ailleurs. La seule question qui demeure en suspens, c'est où se situent ses limites. Moi-même, je n'en ai pas la moindre idée ".