Après bien des péripéties, dont une quatrième manche de la finale des playoffs à rejouer à Bree, Ostende a finalement reconduit son titre de champion en s'imposant samedi soir face aux Limbourgeois. Une issue heureuse pour une saison mouvementée.
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Après bien des péripéties, dont une quatrième manche de la finale des playoffs à rejouer à Bree, Ostende a finalement reconduit son titre de champion en s'imposant samedi soir face aux Limbourgeois. Une issue heureuse pour une saison mouvementée. " A mi-parcours, l'objectif était tout simplement d'accrocher les playoffs ", reconnaît le manager Filip Debaere. " Et même cela, ce n'était pas gagné d'avance. Au bout du compte, suite à un sprint final intéressant et à un concours de circonstances, on a accroché la deuxième place. En demi-finales des playoffs, Bree a éliminé Charleroi qui avait pourtant terminé en tête de la saison régulière. Je n'en ai pas été trop surpris, mais cet exploit limbourgeois nous a permis d'obtenir l'avantage du terrain pour la finale. On connaît la suite ". Un avantage du terrain essentiel, car Ostende ne s'est pas toujours montré impérial en déplacement. " Oui et non ", estime Debaere. " En saison régulière, on a remporté huit matches hors de nos bases, dont des déplacements périlleux comme Alost, Anvers ou Pepinster. Mais 8 victoires sur 18, c'est vrai que c'est peu ". Le tournant de la saison ? " Le fait que, subitement, on ait trouvé la bonne alchimie au bon moment. Mais cela a pris plus de temps que prévu ". Beaucoup de changements furent nécessaires. " En début de saison, on a été confronté à des blessures, dont celle de SamVanRossom. Des joueurs suppléants sont arrivés, puis sont repartis. Cela n'a pas favorisé la cohésion. D'autres changements ont été opérés pour d'autres raisons, comme le départ de l'Allemand Denis Wücherer. Il avait été un pion de base la saison précédente, mais ce n'était plus le même Denis. Sa mauvaise humeur a déteint sur le groupe ". Ce qu'a apporté le coach israélien Sharon Drucker ? " Il a réussi à former, à partir de toutes les individualités, une véritable équipe. Son apport fut essentiel au niveau psychologique et mental. C'est un coach qui adopte une attitude positive et parle beaucoup avec les joueurs. Il est contre les amendes, par exemple, il préfère résoudre les problèmes par le dialogue ". Rashad Wright, qui était arrivé l'été dernier pour succéder à Jean-Marc Jaumin et avait parfois été présenté comme un concurrent de Van Rossom, s'est révélé un pion majeur... aux côtés de celui-ci. Le Gantois est monté en puissance et, durant les playoffs, s'est montré digne de son récent titre de Joueur de l'Année. ElvirOvcina, qui joue à la côte depuis un an et demi, est un pivot à la fois costaud, mobile et adroit. Le tempérament de battant de Veselin Petrovic a déteint sur ses partenaires : un vrai leader. Et des joueurs arrivés en cours de saison, comme Titus Ivory ou Glen McGowan, ont apporté leur pierre à l'édifice.