Avec douze unités engrangées sur les 18 dernières mises en jeu, le KVO valide la mue opérée par son entraîneur allemand. Inconnu chez nous il y a encore trois mois, Alexander Blessin (47 ans), ancien coach des U19 du RB Leipzig, était pourtant arrivé à la côte début juin avec une réputation. " Nous voulons utiliser un style d...

Avec douze unités engrangées sur les 18 dernières mises en jeu, le KVO valide la mue opérée par son entraîneur allemand. Inconnu chez nous il y a encore trois mois, Alexander Blessin (47 ans), ancien coach des U19 du RB Leipzig, était pourtant arrivé à la côte début juin avec une réputation. " Nous voulons utiliser un style de jeu basé sur le contre- pressing et les datas ", indiquait alors le tout nouveau président exécutif Gauthier Ganaye. " Après une procédure de recrutement intense, Alexander s'est avéré être le meilleur candidat. " Le bilan récent adoube le choix de ce jeune trentenaire français ambitieux. Après avoir connu quelques ratés à l'allumage contre le Beerschot et Charleroi, la méthode Blessin a rapidement pris. Disciple de Ralf Rangnick, l'Allemand affiche avec son KVO les meilleurs chiffres de pressing du championnat en n'autorisant, par exemple, que 6,4 passes à l'adversaire par action. Personne ne fait mieux en Belgique, et c'est toute la spécificité du jeu du KVO qui transpire derrière cette seule statistique. L'ardeur offerte en perte de balle se lit à travers le nombre de duels, de tacles et d'interceptions des Côtiers, qui comptent là aussi les chiffres les plus élevés de Pro League. Si Ostende avait encore du mal à maintenir ses efforts durant nonante minutes de match en début de saison, Blessin semble aujourd'hui avoir trouvé la recette pour maintenir l'intensité voulue sur toute la durée d'une rencontre. Jusqu'ici, la référence nationale était le Club Bruges. Avec un effectif qualitativement moins doué que les champions de Belgique, Ostende fait mieux. Et c'est forcément prometteur.