Non, la Belgique n'est pas un petit pays. Le week-end dernier, Kim Clijsters a remporté son premier titre de grand Chelem à l'US Open et le circuit de Spa-Francorchamps a donné des crampes d'angoisse à tous les fans de Formule 1. Sur un plan plus large encore, le président du Comité Olympique International est le Belge Jacques Rogge et des chercheurs de l'université de Louvain viennent de mettre en évidence que le test antidopage sur l'EPO est tellement loin d'être parfait que leur découverte provoque un tremblement de terre dans tous les milieux concernés : braconniers et garde-chasse.
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Non, la Belgique n'est pas un petit pays. Le week-end dernier, Kim Clijsters a remporté son premier titre de grand Chelem à l'US Open et le circuit de Spa-Francorchamps a donné des crampes d'angoisse à tous les fans de Formule 1. Sur un plan plus large encore, le président du Comité Olympique International est le Belge Jacques Rogge et des chercheurs de l'université de Louvain viennent de mettre en évidence que le test antidopage sur l'EPO est tellement loin d'être parfait que leur découverte provoque un tremblement de terre dans tous les milieux concernés : braconniers et garde-chasse. Oui, la Belgique est un petit pays sur la mappemonde du foot international. La Coupe du Monde risque de se faire sans elle pour la première fois après sept éditions et on ne pourra faire que jeudi soir le bilan européen de nos quatre clubs représentatifs. Mais comme tout est dans tout, c'est une question de philosophie de la vie, du verre à moitié plein ou à moitié vide. Si sur le plan des résultats, Aimé Anthuenis n'a jusqu'à présent absolument rien apporté aux Diables Rouges, il a quand même raison quand il dit que la relève est là et que des jeunes Diables sont en train de se dégourdir pour l'avenir. Et inversement, quand on voit la percée de François Sterchele à Charleroi une saison seulement après l'avènement d' Izzet Akgül - deux joueurs venant de D3 -, on doit courageusement se demander si c'est parce que notre foot est fort en profondeur ou que notre D1 est faible. On préférera toujours oser changer quand ça ne va pas. Si un entraîneur ne convient pas : au revoir et merci. Evidemment, le principal intéressé trouvera toujours un élément positif pour se justifier. C'est humain. C'est le cas, par exemple, du pauvre Hugo Broos qui avait espéré relancer sa carrière à Genk mais qui fait se reposer de manière aiguë quelques questions sur ses compétences. Pourtant, Broos et Anthuenis - possèdent un superbe palmarès sur le plan belge. Que leur manque-t-il pour l'instant ? Une approche plus moderne ? Ont-ils raté l'un ou l'autre le train dans l'évolution du coaching contemporain ? Une chose est sûre : le football belge ne sera jamais assez exigeant quant au résultat et ce, match après match. Accepter l'échec ne mène à rien sinon à trouver la médiocrité acceptable. Or, le sport est justement beau parce qu'il force les êtres à se dépasser. Kim était nulle part en janvier dernier : elle avait été opérée au poignet et peinait à retrouver la forme. Samedi dernier, elle a gagné à Flushing Meadows son premier tournoi du Grand Chelem en démontrant un tennis et un physique imbattables. A-t-elle montré plus de cran que certains joueurs ou coaches de football récemment ? C'est bien possible car elle n'a jamais (comme Justine Henin avant elle ou même les Xavier Malisse ou Olivier Rochus) pensé être inférieure. C'est un peu ça qui fait flancher notre football : cette tendance à toujours se trouver des excuses. Avant de jouer : " Que voulez-vous faire contre telle ou telle équipe européenne qui a un budget dix fois supérieur au nôtre ". Ou après avoir joué : " Ces Bosniaques en voulaient plus que nous... " C'est pour cela qu'on doit se réjouir de l'arrivée d'anciens Diables Rouges comme consultants pour la télévision. Si les Bertrand Crasson, Gilles De Bilde, Johan Walem et Marc Wilmots ne se complaisent pas dans des analyses ronronnantes mais qu'ils parlent comme quand ils étaient sur le terrain, ils pourront valablement contribuer à façonner la mentalité de battant qui doit forcément habiter tout sportif, qu'il soit sur le terrain ou autour. Qu'ils osent dire la vérité, sans faux-fuyants, comme cet autre grand capé, Georges Heylens, dans ces colonnes, semaine après semaine. Autrement, ça ne sert rigoureusement à rien. par John BaeteComment tous ces NOUVEAUX CONSULTANTS TéLé vont-ils contribuer à façonner une mentalité globale de battant ?