Au camp de base des Américains, Oguchi Onyewu est le joueur qui passe le moins inaperçu. Ses favoris XXL qui lui donnent un look de gentil monstre, il en rigole. L'ancien Louviérois et Standardman est clairement un des patrons du noyau. Témoignages de coéquipiers.
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Au camp de base des Américains, Oguchi Onyewu est le joueur qui passe le moins inaperçu. Ses favoris XXL qui lui donnent un look de gentil monstre, il en rigole. L'ancien Louviérois et Standardman est clairement un des patrons du noyau. Témoignages de coéquipiers. l Maurice Edu (Glasgow Rangers, Ecosse) : " Onyewu a un caractère dominant et un charisme exceptionnel. Quand il ouvre la bouche dans le vestiaire, on se tait. Il n'y a pas que sa taille qui impressionne, ses discours sont aussi très forts. Parfois, il n'épargne pas des coéquipiers, il dit tout ce qu'il pense. Mais vu son parcours en Europe, c'est facilement accepté. La première fois qu'il est revenu en équipe nationale après sa blessure au genou, il nous a dit : -Faites-moi confiance, je serai là pour le premier match de la Coupe du Monde. Il ne pensait qu'à notre ouverture contre l'Angleterre, c'était clairement le seul objectif de sa saison. Pour nous, c'était d'une importance cruciale car il est la base de toute notre défense. On le dit lent ? Toutes les stars sont critiquées : un tel a un mauvais caractère, un autre ne sait pas bien centrer, un autre encore n'est pas assez rapide. Onyewu ne bat pas tous les attaquants au sprint, mais vous avez vu son positionnement ?" l Clarence Goodson (Start Kristiansand, Norvège) : " L'équipe américaine avec ou sans Onyewu, ce n'est pas la même chose. C'est un de trois guides du groupe avec Landon Donovan et Carlos Bocanegra. Onyewu n'est pas capitaine mais il joue un rôle au moins aussi important que Bocanegra, qui a le brassard. Il explique, surtout aux internationaux qui jouent en championnat américain, qu'il a appris plein de choses différentes en France, en Belgique, en Angleterre et maintenant en Italie. Il leur donne beaucoup de détails sur ses expériences. " l Bradley Guzan (Aston Villa, Angleterre) : " Son transfert à Milan, c'était un very big move. Mais nous n'avons pas été surpris. Il sortait de quelques saisons pleines. Il n'avait pas été exceptionnel à la Coupe du Monde 2006 mais cette année-là, il a été élu meilleur joueur américain de la saison. Avec le Standard, il a été géant. Son expérience à Newcastle n'a pas été extraordinaire mais c'était une simple parenthèse. A la Coupe des Confédérations l'année passée, il a fait des matches de fou. L'Ajax et surtout le Real Madrid ont essayé de le transférer dans le passé, ça veut tout dire. Depuis le début de ce Mondial, il m'a plus d'une fois parlé de ses prochaines ambitions : réussir un grand tournoi pour montrer qu'il n'a plus aucun souci physique, puis s'imposer dans le Calcio. " l Ricardo Clark (Francfort, Allemagne) : " J'imagine mal qu'Onyewu ne change pas encore au moins une fois de pays avant la fin de sa carrière. Il est comme moi, et comme beaucoup d'internationaux américains : il rêve de devenir une valeur sûre en Angleterre. Plusieurs coéquipiers y sont déjà mais pas dans des clubs du top. Onyewu, lui, peut y arriver. Il a particulièrement savouré le point pris contre les Anglais. Wayne Rooney est sans doute le meilleur attaquant du monde et l'Angleterre a dû compter sur un médian, Steven Gerrard, pour marquer son seul but. "