Ces derniers mois, il fut question à plus d'une reprise du licenciement d'Hugo Broos. Durant tout ce temps, dans la coulisse, des noms de successeurs possibles se sont succédé. En voici un florilège, classé par ordre alphabétique. Parmi eux, Trond Sollied, compte sans doute le plus de partisans.
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Ces derniers mois, il fut question à plus d'une reprise du licenciement d'Hugo Broos. Durant tout ce temps, dans la coulisse, des noms de successeurs possibles se sont succédé. En voici un florilège, classé par ordre alphabétique. Parmi eux, Trond Sollied, compte sans doute le plus de partisans. CO ADRIAANSE Ce Néerlandais, âgé de 57 ans, s'est d'abord fait un nom à la tête de l'Ecole des Jeunes de l'Ajax Amsterdam avant de réaliser le doublé avec la Première amstellodamoise en 2001-02. Actif à l'AZ de nos jours, il a fait de l'équipe d'Alkmaar l'authentique révélation de la saison actuelle aux Pays-Bas. Malgré l'euphorie, il a déclaré pendant la trêve hivernale qu'il n'y poursuivrait pas sa mission en 2005-06. Son franc-parler lui a valu des déboires à Amsterdam, où il est entré en conflit avec plusieurs vedettes du club. Son arrogance " à la Louis Van Gaal " risque aussi de ne pas être appréciée par la presse sportive belge, qui ne prisait déjà guère, en son temps, l'attitude condescendante d'un certain Aad de Mos, au même passé ajacide mais qui, avant de débarquer au Sporting, avait fait ses preuves au FC Malines. JOHAN BOSKAMP Un autre Hollandais (56 ans), qui peut se targuer du dernier triplé de l'histoire du club, de 1993 à 95. Il a l'avantage de connaître la maison comme sa poche, pour y avoir officié encore deux ans, en 1996 et 97, avec moins de succès. Actif au Koweït actuellement, il a le mal du pays et souhaite reprendre du service en Belgique. Après Anderlecht et Genk, sa destination pourrait toutefois être un autre club du top-4 puisque Marc Degryse, leader sportif au Club Bruges, se souvient avec nostalgie des bons moments qu'il a vécus sous sa coupe au Parc Astrid. Avec une formation regorgeant de moins de talents que la première, articulée autour des Philippe Albert, Luc Nilis et Marc Degryse, le Bos avait quand même montré ses limites lors de son deuxième mandat au stade Constant Vanden Stock. Quant à son approche, elle n'est pas empreinte non plus de modernisme. Sa foi, cependant, soulève toujours les montagnes. ALBERT CARTIER Un Français (44 ans) dont la méthode interpelle et qui a façonné une nouvelle équipe en un tournemain, chez les Loups. Et elle reste valable aujourd'hui, alors qu'elle a été délestée au mercato de plusieurs de ses forces vives. Après Daniel Leclercq et Patrick Remy, retournés dans l'Hexagone après avoir apposé leur griffe chez nous, ce troisième homme devrait s'installer dans la durée. Soit au Tivoli, soit à un niveau supérieur. Comme au Sporting, où quelques-uns sont sous le charme. Cartier : " S'ils sont intéressés, qu'ils me le disent. Il est temps pour eux de se positionner. Je ne nie pas que je serais tenté. Une chose est sûre : je me sens de mieux en mieux en Belgique ". Tout comme Herbert Neumann avait autrefois été cloué au pilori par une certaine presse francophone, reste à voir comment un coach maniant uniquement la langue de Voltaire sera perçu et reçu par les journalistes néerlandophones qui n'hésitent jamais à jouer l'homme. Luka Peruzovic, ancien de la maison, est bien placé pour le savoir. EMILIO FERRERA Herman Van Holsbeeck, qui l'a connu au Lierse, parle toujours de lui avec lyrisme aujourd'hui, même si les relations entre les deux hommes se sont refroidies depuis. Van Holsbeeck est convaincu que le cadet des Ferrera (37 ans) est appelé à un grand avenir dans un club de pointe. Mais est-ce déjà le moment ? Au même âge, Georges Leekens avait transité par Anderlecht sans y faire long feu. Ce qui ne l'a pas empêché de réaliser une très belle carrière. Mais une cohabitation entre Ferrera et Franky Vercauteren est-elle envisageable, alors qu'un contentieux les avait opposés lors d'un Anderlecht-Lierse ? Franky lui-même a dit à qui voulait l'entendre qu'il ne fallait pas être nécessairement de bons amis pour bien collaborer sur un terrain. Dont acte. ERIC GERETS En tant que Limbourgeois bon teint ayant fait toute sa carrière belge au Standard, ex-capitaine des Diables Rouges de surcroît, le Lion de Rekem (50 ans) a l'avantage d'être accepté par tout le monde. Un passage au Sporting serait aussi synonyme de gifle aux Rouches qui, malgré de multiples appels du pied, ne sont jamais parvenus à un consensus concernant l'embrigadement de leur ancienne vedette au poste d'entraîneur. Même s'il désire se rapprocher de la Belgique afin d'avoir l'occasion de voir plus souvent son petit-fils, la principale pierre d'achoppement pour les Mauves a pour nom les données chiffrées du contrat de Gerets à Wolfsburg : 1,5 million d'euros par saison. L'intéressé a beau affirmer qu'il est disposé à mettre de l'eau dans son vin, acceptera-t-il de gagner trois fois moins à Anderlecht ? GEORGES LEEKENS Il n'excipait que d'une seule expérience (trois ans) comme entraîneur au Cercle Bruges lorsqu'il prit le chemin de la capitale à l'aube de la saison 1987-88. En fin de trentaine (il a 55 ans aujourd'hui), il manquait encore de planches pour survivre, dans un club qui faisait alors toujours partie du gratin européen. Par la suite, il a été plus heureux dans des entourages aussi différents que le Club Bruges, les Diables Rouges, Mouscron voire Gand à présent. Compte tenu de son vécu, certains seraient disposés à lui accorder une nouvelle chance au Parc Astrid. L'ennui, avec Mac the Knife, c'est qu'il ne reste jamais en place très longtemps. Les Hurlus, notamment, l'ont vérifié à deux reprises. Georges Leekens réitérera-t-il le même coup, lui qui vient de marquer son accord pour s'inscrire dans la durée chez les Buffalos ? Ou bien un projet de la même ampleur est-il susceptible de l'intéresser davantage au RSCA, à condition qu'il fasse l'unanimité autour de son nom ? TROND SOLLIED L'entraîneur de Bruges (45 ans) ne laisse nullement indifférent au Parc Astrid, en raison des succès qu'il a obtenus ces dernières années avec un effectif dont le potentiel est pourtant moindre que celui du RSCA. Courtisé par le Panathinaïkos Athènes et Leeds United, entre autres, prêts à lui faire un pont d'or, le Norvégien ne serait pas réfractaire à un séjour prolongé en Belgique, tout en changeant de cadre de travail. Pour lui, Anderlecht est plus alléchant encore que le Standard û où son nom a été cité aussi û dans la mesure où il pourrait continuer à habiter à Laethem-Saint-Martin. Trond Sollied a encore un an de contrat au Club dont la valeur est de 600.000 euros. Davantage que l'aspect financier, c'est toutefois le mode de vie du Norvégien qui indispose quelques bien-pensants au Parc Astrid. Sous des dehors austères et froids, le coach à succès des Bleu et Noir est un bon vivant qui, comme tout Nordique, ne crache pas sur un verre.