Onder Turaci n'a pas joué la totalité du match tristounet du Standard contre Charleroi : il a dû quitter le jeu en deuxième mi-temps, après s'être tordu le genou. Il livre son analyse de cette dernière sortie à domicile.
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Onder Turaci n'a pas joué la totalité du match tristounet du Standard contre Charleroi : il a dû quitter le jeu en deuxième mi-temps, après s'être tordu le genou. Il livre son analyse de cette dernière sortie à domicile. Onder Turaci : Notre prestation n'a quand même pas été si catastrophique, hein ! Ce n'était pas un match facile face à un Charleroi qui avait besoin de points et n'a jamais ouvert le jeu. On a rarement vu du bon football. Il est clair, en tout cas, qu'un Standard à son meilleur niveau aurait pris les trois points sans trop de problèmes. Non, nous avions vite tourné la page. La déception était très forte quand nous avons quitté Bruges, mais ce n'est pas non plus une défaite qui a trotté longtemps dans nos esprits. C'est inévitable. L'UEFA, ce n'est pas mal, mais c'est insuffisant quand on a pensé durant toute la saison à la Ligue des Champions. Je ne suis pas du tout inquiet. J'ai déjà suffisamment prouvé ma polyvalence. Je pourrais û par exemple û glisser vers l'axe sans aucun problème. J'ai effectivement tranché et la grande aventure commencera dans quelques jours. Dès le 16 mai, je rejoins la sélection turque. Nous affronterons l'Australie à Sydney et la Corée du Sud à Séoul. Je mentirais si je disais que les Diables Rouges ne m'occupaient pas l'esprit. C'est normal à partir du moment où j'ai beaucoup joué avec les Espoirs belges. Plusieurs fois, on a sous-entendu que je pourrais être repris en A. J'étais chaque fois en balance avec X ou Y, mais c'était systématiquement X ou Y qui était finalement repris... J'entendais qu'Aimé Anthuenis voulait des joueurs d'expérience, mais je ne recevais pas une chance avec mes 110 matches en D1 alors que d'autres étaient repris après quatre ou cinq rencontres ! Je ne peux qu'être déçu mais c'est la vie et je vais maintenant tout donner pour la Turquie. Le sélectionneur me suivait depuis longtemps. Il avait autrefois essayé de me transférer successivement dans les deux clubs turcs qu'il entraînait. (P. Danvoye)