" Chaque fois qu'un joueur passe du Standard à Anderlecht, ou inversement, même via un autre club, cela déclenche des tensions inutiles. Or, ce sont des transferts parfois utiles pour l'ensemble du foot belge. En 1974, la venue de Jean Thissen fit du bien à la défense d'Anderlecht : sans l'apport de l'ancien arrière gauche du Standard, les Mauves n'auraient pas disputé consécutivement trois finales de Coupe des Coupes. Cet exploit a boosté tout le football belge. En 1981, ...

" Chaque fois qu'un joueur passe du Standard à Anderlecht, ou inversement, même via un autre club, cela déclenche des tensions inutiles. Or, ce sont des transferts parfois utiles pour l'ensemble du foot belge. En 1974, la venue de Jean Thissen fit du bien à la défense d'Anderlecht : sans l'apport de l'ancien arrière gauche du Standard, les Mauves n'auraient pas disputé consécutivement trois finales de Coupe des Coupes. Cet exploit a boosté tout le football belge. En 1981, Arie Haan n'était plus en odeur de sainteté au Sporting, qui l'a cédé à Sclessin. Là-bas, il organisa l'équipe qui décrocha deux titres, en 1982 et 1983, et prit part à la finale de la Coupe des Coupes contre le Barça au Camp Nou en 1982. Aujourd'hui, Jelle Van Damme dynamise le Standard, Milan Jovanovic et Dieumerci Mbokani rendront de grands services à Anderlecht. En 1966, j'ai vu arriver le premier joueur liégeois au Parc Astrid : Julien Onclin. Fin technicien, il était une des perles de l'excellente école de jeunes d'un FC Liégeois qui comptait alors dans le paysage de la D1. Au c£ur des années 60, Liège se débrouillait bien en Coupe des Villes de Foires avec les Guy Delhasse, Yves Baré, Gérard et Albert Sulon, Victor Wégria, Henri Depireux, Julien Onclin ou ce Jean-Marie Letawe, qui me posait toujours mille problèmes. Anderlecht recruta Onclin, échangé contre Jacky Stockman, pour préparer la succession de Pierre Hanon. Le médian détenait de gros atouts : placement, lecture du jeu, technique, etc. Malgré un titre en 1967, Onclin n'est finalement resté qu'un championnat à Anderlecht. Il avait le talent pour faire son trou chez nous mais il était trop poli, gentil et discret pour être un titulaire indiscutable. Je ne l'ai jamais entendu pousser une gueulante. Si Anderlecht avait opté pour Depireux, le problème aurait été différent. Je pense que la direction y a pensé mais se méfiait certainement du côté Tchantchès du King. Pour en revenir à Onclin, son caractère réservé l'empêcha ensuite de s'imposer au Standard où il ne resta aussi qu'un an avant de rejoindre Liège, Eupen, Xhoffraix et Melen Micheroux. Paul Vandenberg servit de monnaie d'échange quand Onclin fut cédé au Standard. L'ancien Unioniste était une véritable vedette et un joueur exceptionnel mais lui aussi ne resta qu'un an, c'est dire s'il était dur de s'imposer chez les Mauves. Même s'il n'a pas réussi au top, Onclin était une des perles de la formation à la liégeoise. J'espère que Léon Van Rymenam et ses amis requinqueront Liège qui a toujours été un réservoir de talents. " PIERRE BILIC