Marco Né (M) et N'Dri Koffi Romaric (A) figurent parmi les premiers à avoir intégré l'Académie de Sol Béni en 1994. Le premier a rejoint le Freethiel en septembre 2002, un an après son frère Arsène (D), transféré au Metalurg Donetsk. Le second, lui, a débarqué en cours de saison avec Igor Lolo et Junior, et s'est immédiatement intégré et adapté comme en témoigne son sens du...

Marco Né (M) et N'Dri Koffi Romaric (A) figurent parmi les premiers à avoir intégré l'Académie de Sol Béni en 1994. Le premier a rejoint le Freethiel en septembre 2002, un an après son frère Arsène (D), transféré au Metalurg Donetsk. Le second, lui, a débarqué en cours de saison avec Igor Lolo et Junior, et s'est immédiatement intégré et adapté comme en témoigne son sens du but. " Pendant près de dix ans, j'ai joué avec ceux que j'ai rejoint cette année ", dit-il. " Dès lors, les automatismes reviennent facilement. La seule différence, par rapport à l'époque de nos débuts, c'est que nous sommes tous professionnels et chaussés aujourd'hui, alors qu'au départ nous étions tous de gentils amateurs qui jouaient pieds nus. Jean-Marc Guillou le voulait afin que nous apprenions à mieux maîtriser le ballon en bas âge. Et puis, cela nous apprenait aussi à nous en débarrasser plus vite quand nous avions affaire à des adversaires qui évoluaient chaussés ". " C'était un écolage formidable ", se souvient Marco Né. " Nous étions logés, nourris et blanchis là-bas et, ce qui ne gâte rien, nous avions droit à une formation de rêve : deux entraînements de deux heures par jour, assortis d'autant d'heures de cours. Le coach voulait qu'on ait quelque chose dans la caboche aussi (il rit). Il insistait pour qu'on apprenne l'anglais car il ne cessait de jurer ses grands dieux que tôt ou tard, nous jouerions tous dans un grand club à l'étranger. Quand je vois ce qu'il est advenu de ceux qui nous ont précédés à Beveren, je me dis qu'il avait raison ". " On rêve tous de marcher sur les traces de nos frères qui ont quitté le Freethiel ", poursuit Romaric. " Mais dans un premier temps, c'est notre employeur actuel qui compte et nous voulons prendre notre revanche sur Anderlecht qui nous avait injustement battus en championnat. Sur deux matches, nous pouvons éliminer les Bruxellois. Il n'y avait quand même pas une énorme différence de classe entre eux et nous ". " Personnellement, je vois plus loin encore ", conclut Marco Né. " Pour moi, on a des chances de battre le Club Brugeois ou l'Excelsior Mouscron en finale de la Coupe de Belgique. Ce serait fabuleux. Et quel tam-tam cela ferait à Abidjan ! Je n'ose y songer ". Bruno Govers