C'est reparti pour le meilleur championnat du monde. Pour la 29e fois, la Premier League reprend ses droits en gardant celui d'être le championnat le plus faux cul du monde. Les investisseurs les plus puissants du monde ont continué à investir dans le foot. De l'argent, parfois à l'odeur de sang ou de corruption, mais qui va faire notre bonheur. On peut s'en réjouir sans oublier de le signaler. C'est fait. Notre bonne conscience de façade cohabitera encore une fois avec les nouvelles fondations de notre sport préféré.
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C'est reparti pour le meilleur championnat du monde. Pour la 29e fois, la Premier League reprend ses droits en gardant celui d'être le championnat le plus faux cul du monde. Les investisseurs les plus puissants du monde ont continué à investir dans le foot. De l'argent, parfois à l'odeur de sang ou de corruption, mais qui va faire notre bonheur. On peut s'en réjouir sans oublier de le signaler. C'est fait. Notre bonne conscience de façade cohabitera encore une fois avec les nouvelles fondations de notre sport préféré. 29e saison de Premier League, mais 122e de division 1 anglaise. Quinze anciens champions participent. Seuls Southampton, Crystal Palace, West Ham, Brighton et Fulham n'ont jamais atteint le Graal. Pour l'anecdote, sachez qu'Everton est l'équipe qui a le plus côtoyé l'élite anglaise. 117 saisons. Everton, parlons-en. Tonton Carlo, Ancelotti de son nom, a fait fort. Tout comme Mourinho, il entamait (pour la première fois dans son nouveau club) le championnat en ayant fait la préparation d'avant-saison. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que d'un côté, ça s'est vu, de l'autre, ça s'est tu. Côté Tottenham, rien. Rien de rien. Aucun signe perceptible que quoi que ce soit avait changé. Côté Everton, le jour et la nuit. James Rodriguez est arrivé. Ancelotti savait pourquoi, on le sait tous maintenant. Carlo l'a eu au Real et au Bayern. Sous son fluide subliminal, le Colombien a joué 32 matches. Résultat ? Impliqué dans 29 buts. Quatorze marqués et quinze offerts. Transfert ciblé pour trouver la cible. Comme celui d' Allan, fréquenté à Naples et acheté pour fournir les flèches. Plus que jamais, on se dit que cette saison 2020-2021 sera celle des coaches. Après s'être offert ce qui se fait de meilleur question joueurs, la Premier League s'offre ce qui se fait de mieux niveau entraîneurs. Klopp va devoir changer de filtre. Ses fines particules vont devoir se taper une troisième saison à fond. Faudra trouver les mots pour soigner la VO2Max. Le max, Marcelo l'a déjà touché dans notre armoire à souvenirs futuristes. Bielsa, c'est le passé tourné vers l'avenir. Bielsa c'est un gros " fuck " adressé aux grands théoriciens du football, aussi aseptisés que diplômés. Bielsa est le gardien de la liberté. Celle de jouer comme le foot l'a toujours mérité. Plein d'inconscience, de course vers l'utopie, de génèse du bonheur. De Bielsa, on est supporter. Que l'on soit de Leeds ou d'ailleurs. Avec lui, c'est plein de marquage individuel. Qui nous rappelle les : " Suis ton homme " de notre enfance. Du tout terrain pour mieux se démarquer de la routine. Son foot tape du sel sur les plaies des adversaires. Contre Liverpool, il a mis la loupe sur le poison qui pourrait gangréner les Reds. Dans ce match d'anthologie, on avait les deux meilleures défenses de la saison écoulée. Celle de Premier League en a pris... trois, celle de Championship... quatre. Mais à la fin, que des vainqueurs. Nous compris. Quel bonheur. Mais faudra tenir la distance À l'image de Frank Lampard qui, lui, va devoir aussi montrer ses bourses, car son boss a de nouveau ouvert la sienne. Abramovitch avait acheté pour cent millions de livres quand il est arrivé. En deux ans, il était champion. Cet été, il a déboursé le double, mais de 2003 à 2020, la concurrence a eu le temps de s'ajuster. De plus, la jeunesse blue, magnifiée la saison dernière, va devoir jouer de la baguette magique pour trouver une place dans ce nouveau Chelsea. Les supporters ont déjà les crocs. Y aura que les résultats pour faire redescendre les babines sur les canines. Pep, de son côté, tentera de retrouver le " peps " de ses débuts. Début de la fin pour lui ? Contre Lyon, en Ligue des Champions, il a foiré. Son manège n'était pas digne d'un stratège. Présomptueux, le Guardiola. Et constat en forme d'apostolat. Quand il joue contre plus petit que lui, il se croit trop grand. Humilité à retrouver. Chose que Timothy Castagne ne doit pas chercher. Son entrée en matière dans le meilleur championnat du monde a confirmé que la matière, il la maîtrise. Son match a ressemblé au petit guide illustré de ce qu'il faut faire pour réussir ses débuts au pays des géants. Ce type est phénoménal. Le clone de son grand frère ardennais. Pas de prise de tête. Juste une tête pour marquer son territoire d'entrée. Meunier et Castagne, même constat. Une ardeur d'avance. Celle de l'intelligence en mouvement. Pas de doute, on va bien s'amuser.