Avec 27 buts contre en autant de matches, la défense du Cercle mérite une mention. " Il ne faut pas être réducteur dans cette analyse ", prévient Etienne De Wispelaere, un scout de Gand qui a visionné beaucoup de matches du Cercle cette saison. " Il faut observer le système dans son ensemble. Il a changé par rapport à la saison précédente. Les deux médians défensifs remplissent un rôle crucial. Ils délivrent la dernière ligne, qui est bonne, d'une bonne part de pression. Je compare ces médians à Wim De Decker et à Wouter Vrancken de Genk, étant entendu que Christophe Grondin et Bram Vandenbussche ou Sergiy Serebrennikov possèdent un peu moins d...

Avec 27 buts contre en autant de matches, la défense du Cercle mérite une mention. " Il ne faut pas être réducteur dans cette analyse ", prévient Etienne De Wispelaere, un scout de Gand qui a visionné beaucoup de matches du Cercle cette saison. " Il faut observer le système dans son ensemble. Il a changé par rapport à la saison précédente. Les deux médians défensifs remplissent un rôle crucial. Ils délivrent la dernière ligne, qui est bonne, d'une bonne part de pression. Je compare ces médians à Wim De Decker et à Wouter Vrancken de Genk, étant entendu que Christophe Grondin et Bram Vandenbussche ou Sergiy Serebrennikov possèdent un peu moins de talent. La clef du succès du Cercle est la même que celle de Genk. Ce qui serait illogique, c'est que le Cercle joue comme Anderlecht et encaisse aussi peu de buts. En possession du ballon, le Cercle ne manque pas de joueurs qui pensent déjà à sa perte. Ils réagissent donc très vite. Généralement, neuf hommes se replient pour former un bloc défensif, neuf joueurs qui ont un solide moteur et ne ménagent pas leurs efforts. Nul ne reste fiché à regarder ce qui se passe : tout le monde est prêt à courir. Cet aspect mental colle bien au Cercle. Il raffole de son rôle d'underdog. Il s'appuie sur un concept défensif, une solide organisation. Harm Van Veldhoven semble bien peser le pour et le contre : aujourd'hui, on y va prudemment ou, au contraire, on fonce. Le Cercle surprend parfois mais toujours en évoluant selon le même système. Prenons Vandenbussche, un excellent exemple : il est capable de s'infiltrer mais il ne le fait pas constamment. Il est très discipliné, il joue en fonction de l'équipe, quitte à brider son tempérament, et il monte quand il en reçoit la mission ". " A l'arrière droit, il y a Tony Kane. Il apporte un plus à l'équipe. Il monte mais revient tout aussi promptement en cas de péril. Dans l'axe, Igor Gjuzelov est bon, sobre à la relance. Je suis d'accord avec van Veldhoven quand il affirme qu'il vaut Djordje Svetlicic. Jimmy De Wulf est le patron de la ligne. Il couvre de manière étonnante et ne se risque pas à des trucs compliqués, ses passes sont simples. Il est toujours bien placé et, comme Gjuzelov, il possède un bon sens du démarquage. D'ailleurs, il était dixième à votre classement des meilleurs défenseurs du championnat au terme du premier tour. Aleksander Mutavdzic est aussi discipliné que Kane. Quand l'un monte, l'autre assure. Mutavdzic est grand et fort de la tête. Alors qu'actuellement, beaucoup de matches se décident sur des phases arrêtées, le Cercle encaisse peu de buts sur ces actions. Il dispose soigneusement ses pions, six hommes dotés d'un bon jeu de tête sur une ligne. Il n'y a pas que leur gabarit qui compte mais aussi leur mentalité : - C'est mon ballon, je l'aurai ". " Si le Cercle forme une vraie équipe, le mérite en revient à Van Veldhoven. D'après ce que je vois de la tribune (le coaching, l'occupation de terrain, la discipline, la mentalité), je ne peux que le féliciter. Il fait du bon travail tout en restant simple et discret. La défense a un point faible : Mutavdzic et De Wulf ne sont pas des plus rapides. Ils compensent bien ce handicap car ils sont malins. Ils savent très bien ce dont ils sont capables ou non. Ils jouent toujours en fonction de leurs aptitudes. Enfin, il y a Francky Vandendriessche. Il ne dispute pas une mauvaise saison mais n'a plus la même assurance qu'autrefois. Il le dit lui-même : on n'a plus vraiment besoin de lui. C'est manifeste. S'il reprend un ballon en retrait un peu bizarrement, tout le monde râle. Pourtant, il joue mieux qu'on ne le dit. Il se retrouvera s'il parvient à se défaire de cette pression qui le ronge. Il n'est évidemment pas un gardien qui gagne beaucoup de points. Le succès de la défense brugeoise n'en est que plus beau ". par kristof de ryck