Suite aux conversations téléphoniques enregistrées entre août et septembre 2004 par le parquet de Turin, les parquets de Rome, Naples, Parme et Pérouse sont entrés en action. L'enquête va donc plus loin que de poursuivre Luciano Moggi, le directeur de la Juventus, et tous les associés de la Gea, (un groupement d'agents de joueurs dirigé par son fils Alessandro) inculpés d'association frauduleuse dans les compétitions sportives et de concurrence illicite avec violence et menace.
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Suite aux conversations téléphoniques enregistrées entre août et septembre 2004 par le parquet de Turin, les parquets de Rome, Naples, Parme et Pérouse sont entrés en action. L'enquête va donc plus loin que de poursuivre Luciano Moggi, le directeur de la Juventus, et tous les associés de la Gea, (un groupement d'agents de joueurs dirigé par son fils Alessandro) inculpés d'association frauduleuse dans les compétitions sportives et de concurrence illicite avec violence et menace. Luciano Moggi a eu des contacts suspects avec Paolo Bergamo et Pierino Pairetto (ex-désignateurs des arbitres), Innocenzo Mazzini (vice-président de la fédération qui était au courant de tout et se serait bien vu président) et Antonio Giraudo (administrateur délégué de la Juventus) avec lequel il parlait ouvertement d'acheter des joueurs et des arbitres afin de ne pas être éliminé en Ligue des Champions contre Djurgaardens et aussi de manipuler la comptabilité du club. Depuis, Giraudo a été inculpé pour avoir falsifié le bilan de la Juve lors de transferts avec Parme : l'échange de Di Vaio contre Brighi (plus-value monstre pour les Bianconeri ) et l'achat de GigiBuffon. Le ministère public a lancé 41 avis à comparaître et le procureur de Naples soupçonne 19 rencontres du championnat 2004-2005 de D1 et une de D2, quatre joueurs de la Juventus parmi lesquels Buffon qui pariaient également sur leurs matches et étudie le lien qui unissait Moggi, les désignateurs et un groupe d'arbitres guidé par Massimo De Santis dont le but était d'arranger les rencontres. Dix clubs sont dans le viseur de la justice : la Juventus, la Fiorentina, la Lazio, Milan, Messine, Udinese, Sienne, Arezzo, Crotone et Avellino. Que risquent-ils ? Des pénalisations en points jusqu'à la dégradation avec en plus une pénalité pour la saison suivante. Et les dirigeants une disqualification à vie. Que risquent les clubs qui ont transféré avec Luciano Moggi ? Des sanctions pécuniaires et des pénalités d'un à cinq points et le directeur sportifs de ces clubs la radiation. SCANDALE : le président de la fédération, Franco Carraro, a démissionné lundi dernier. Dans un premier temps, le dirigeant avait refusé de s'en aller mais il ne pouvait plus rester en place à partir du moment où la preuve de sa complicité - passive - était établie. Il a été remplacé par le vice-président, GiancarloAbete. Contrairement à ce qu'il avait précisé, le conseil d'administration de l'Ifil, la société propriétaire de la Juventus, n'a pas attendu la fin du championnat et a décidé jeudi dernier de mettre fin à sa collaboration avec le triumvirat composé par Antonio Giraudo (administrateur délégué), Luciano Moggi (directeur général) et RobertoBettega (secrétaire général). Parmi les arbitres inquiétés, le principal visé est MassimoDe Santis, qui n'ira pas à la Coupe du Monde, la FIFA l'ayant écarté. L'homme en noir réfute toute collusion avec la Juventus mais ce n'est pas son arbitrage lors de la 37e journée où il a fermé les yeux sur deux phases très litigieuses dans le rectangle en faveur de Palerme, qui a plaidé en sa faveur. COUPE D'ITALIE : suite à sa victoire à domicile (3-1) lors de la manche retour, l'Inter a confirmé son succès de l'année dernière sur l'AS Rome. A l'aller, les deux formations avaient partagé (1-1). FrancescoTotti est monté au jeu. JONATHANBACHINI, qui avait été suspendu à vie, pour un second contrôle positif à la cocaïne, a vu sa peine confirmée en appel Pour l'ex-joueur de Brescia, il s'agissait d'une récidive. N. RIBAUDO