Ostende réalise un parcours exceptionnel cette saison dans l'antichambre. En tout cas, on ne lui prédisait pas autant de facilités à jouer la tête avec le FC Brussels. Gilbert Bodart y est sûrement pour quelque chose. Les supporters sont ravis du travail du Liégeois et scandent d'ailleurs son nom lors des rencontres. La première réussite d'Ostende, cette saison, a donc été son recrutement, effectué avec les plus grands discernement et intelligence.
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Ostende réalise un parcours exceptionnel cette saison dans l'antichambre. En tout cas, on ne lui prédisait pas autant de facilités à jouer la tête avec le FC Brussels. Gilbert Bodart y est sûrement pour quelque chose. Les supporters sont ravis du travail du Liégeois et scandent d'ailleurs son nom lors des rencontres. La première réussite d'Ostende, cette saison, a donc été son recrutement, effectué avec les plus grands discernement et intelligence. Une des conséquences de l'arrivée du Liégeois est l'explosion du Français Bob Cousin dont Bodart dit qu'il aurait déjà atteint le niveau de la D1. Ce médian nous éclaire sur le premier tour d'Ostende et sur son parcours footballistique. Bob Cousin : " Le secret des excellentes performances d'Ostende au premier tour est la magnifique ambiance et un entraîneur qui tient ses joueurs. Il nous a déjà presque tous cernés et il connaît dès lors bien nos caractères. De plus, le niveau technique de l'équipe est bien supérieur à la moyenne de D2. Pour ce qui est de l'entente entre joueurs, elle est aussi bonne sur le terrain qu'en dehors. Je pense qu'une progression est tout à fait envisageable durant le second tour. Techniquement et physiquement, je pense que nous avons encore de la marge. Mais il faudra tout de même faire attention car tous les clubs nous attendent dorénavant et connaissent à peu près notre manière de jouer. On possède un secteur offensif excellent où la plupart des joueurs sont capables d'inscrire des buts. La défense est également très solide. Tactiquement, on évolue en 4-4-2 et plus précisément en 4-4-1-1 avec donc un soutien d'attaque derrière un de nos buteurs, Alexandre Lecomte. Depuis la blessure de notre milieu défensif, notre entraîneur m'a essayé en numéro 6 et cela s'est correctement déroulé. Sinon ma place originelle est milieu gauche. Evoluer dans l'axe défensif m'intéresse beaucoup maintenant. De plus, l'équipe joue beaucoup collectivement. Bodart a su trouver immédiatement le bon choix tactique. C'est donc un bon tacticien ! " La première saison sur la côte de l'ancien gardien du Standard en tant qu'entraîneur se déroule vraiment mieux que prévu. C'est Visé qui doit actuellement regretter de l'avoir limogé. Mais la patience et la connaissance du foot n'étaient pas du côté de ce club liégeois. " Bodart a déjà atteint le niveau pour entraîner en D1 ", avance de son côté Cousin. " Il possède une façon d'être qui donne de la confiance aux joueurs. En fait, c'est comme s'il était un de nos coéquipiers. Il est vraiment impliqué. J'ai l'impression que c'est inné chez lui et qu'il ne se rend pas compte que tous les coaches ne sont pas capables d'avoir cette attitude vis-à-vis de leurs éléments. Il est tout le temps fondu dans le groupe. J'espère qu'il trouvera un grand club qui lui fasse confiance. Sa passion pour le football doit être récompensée. Attention, pas tout de suite ! Car on a encore besoin de lui. Pourtant, il a un caractère assez stressé mais il est toujours présent si problème il y a. En définitive, il est très doué pour la communication, ce qui est très rare. Mes précédents entraîneurs ne l'étaient absolument pas. En plus d'être un meneur d'hommes, il est le véritable boss. Il parle tout le temps flamand maintenant. D'ailleurs, je ne comprends fatalement rien. C'est une langue qui m'est totalement incompréhensible. Mais il nous prend souvent à part pour expliciter ce qu'il a exposé. Lecomte et moi, les Français de l'équipe, avons commencé des cours mais notre professeur est tombée enceinte et depuis, nous n'avons plus pratiqué ". Cousin a évolué à Lens et à Lille et a donc côtoyé le championnat français de près. Quand il a décidé de partir en Belgique, beaucoup de méfiants lui ont déconseillé de tenter une telle expérience : " Quand j'ai annoncé que je partais jouer en Belgique, on m'a prévenu que j'éprouverais les pires difficultés. Car en Flandre, s'imposer pour un Français allait être difficile. Mais ça n'a absolument pas été le cas. On m'avait également dit que le niveau était très faible et que je recevrais beaucoup de coups. Il est vrai qu'en D2, quelques équipes ne jouent pas au foot mais ce phénomène est très loin d'être généralisé. En outre, il n'y a pas une grande différence de niveau entre les derniers de l'élite d'un côté, le FC Brussels et nous de l'autre. On n'a véritablement rien à envier à des formations telles que Mons et Charleroi. Leur niveau est anormalement faible. A propos de la D2, c'est vrai qu'il y a quelques joueurs qui ne se gênent pas pour donner des coups. On a récemment joué contre Alost et leurs joueurs m'ont pris pour une jeannette, comme on dit chez vous. Il est certain que j'aime bien chambrer, que ce soit techniquement ou verbalement. Apparemment, beaucoup ont été déstabilisés et ont commencé à frapper. Mais c'est le foot ! Si je joue sur l'aile gauche, je tente de déborder et ça énerve beaucoup. De toute façon, ce genre de provocation physique est toujours de bonne guerre ". Bodart, qui considère Cousin comme l'un de ses meilleurs éléments, a donc bien fait de s'être battu pour pouvoir l'obtenir. " C'est l'entraîneur adjoint Guy Ghysel qui m'a repéré et puis, Bodart me voulait à tout prix. J'avais reçu à l'époque des autres propositions. Il n'y avait rien de très concret. Charleroi était un des clubs intéressés mais étant donné ses problèmes financiers, l'affaire ne s'est pas conclue. Heureusement, car je suis très heureux où je suis. Un club français de National, équivalent à la D3, Dijon-Angoulême, me convoitait aussi. J'ai reçu d'autres propositions de clubs de D1. Actuellement, des clubs de D1 belge et hollandaise s'intéressent à moi mais je souhaite terminer la saison à Ostende. Et si nous montons, il est certain que je resterai ostendais. L'ambiance est exceptionnelle... L'objectif est dorénavant clairement la montée. On ne veut plus se voiler la face sur nos qualités. Dans ce club, tout est possible ! " Tim Baete