David Desy est à Charleroi depuis 13 ans, c'est-à-dire pratiquement depuis que les Spirous sont devenus une valeur sûre de la D1. Son rêve est de terminer sa carrière à Charleroi. "J'ai, pour ainsi dire, contribué à écrire les premières lignes, et j'aimerais connaître la fin de l'histoire... même si, cela va de soi, les Spirous existeront encore lorsque j'aurai rangé les baskets au placard. C'est une expérience unique que j'ai vécue durant ces 13 années. Je ne ressens pas le besoin de relever d'autres...

David Desy est à Charleroi depuis 13 ans, c'est-à-dire pratiquement depuis que les Spirous sont devenus une valeur sûre de la D1. Son rêve est de terminer sa carrière à Charleroi. "J'ai, pour ainsi dire, contribué à écrire les premières lignes, et j'aimerais connaître la fin de l'histoire... même si, cela va de soi, les Spirous existeront encore lorsque j'aurai rangé les baskets au placard. C'est une expérience unique que j'ai vécue durant ces 13 années. Je ne ressens pas le besoin de relever d'autres défis. Rester chaque année au top avec Charleroi, et essayer de décrocher avec ce club le plus d'écussons possibles, représente déjà en soi un défi suffisamment excitant". Entre Eric Somme et David Desy, il y a davantage que des relations professionnelles. "Il était venu me chercher au football lorsque j'avais 18 ans et ne m'a jamais laissé tomber", souligne le joueur. Mais parfois, dans le sport professionnel, les impératifs de résultats prennent le pas sur les sentiments. Pourrait-on imaginer qu'avec l'arrivée d'un distributeur américain, le président des Spirous dise à David Desy, comme il l'avait fait à Eric Cleymans l'an passé: -Mon cher David, tu nous as rendu de fiers services, mais tu ne rajeuniras pas et il serait sans doute souhaitable que tu poursuives ta carrière à Louvain? Et, dans ce cas, comment réagirait l'intéressé? "Bien sûr qu'on pourrait imaginer un tel cas de figure", pense le Mariembourgeois. "Personne n'est à l'abri de ce genre de péripéties. Beaucoup de gens me croient liés à vie à Charleroi. C'est à ce point vrai que je ne reçois même pas de propositions d'autres clubs. Mais je suis suffisamment lucide pour savoir qu'en sport, rien n'est jamais définitif. Entre Eric Somme et moi, il y a un respect mutuel qui va au-delà d'un terrain de basket, mais cela ne me confère aucun privilège. Je sais que je suis obligé de prester. Quant à savoir comment je réagirais si l'on me demandait de partir, c'est difficile à dire aussi longtemps que je ne suis pas directement confronté à ce genre de situation. Je serais sans doute déçu, c'est sûr, mais je pense que je respecterais la décision de mon patron et que je m'abstiendrais de faire des déclarations incendiaires. Eric Somme est quelqu'un de très humain. Il a toujours accordé une chance à tout le monde, et parfois même une deuxième chance. Je me souviens d'un joueur américain qui avait été limogé mais qu'il était allé repêcher. Moi, ma deuxième chance, je l'ai reçue après mon accident de voiture. J'ai fait beaucoup d'efforts pour revenir. Et j'en ai été récompensé".