Vieux de la vieille à l'Avenue Ariane, l'ex porte-parole de l'Euro 2000 n'a pas toujours connu le copieux plat sportif que propose la chaîne actuellement.
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Vieux de la vieille à l'Avenue Ariane, l'ex porte-parole de l'Euro 2000 n'a pas toujours connu le copieux plat sportif que propose la chaîne actuellement. Quand j'ai démarré sur la chaîne en collaborant pour l'émission Eurofoot aux débuts des années 90, le sport, et le foot en particulier, était loin d'occuper la place qu'il occupe aujourd'hui. J'ai eu la chance de couvrir les JO d'Atlanta en 1996 mais cela s'intégrait dans le journal télévisé. J'espérais en faire davantage ; j'ai même été voir les têtes pensantes de l'époque pour leur expliquer que le sport était un créneau porteur. Manifestement, la régie publicitaire s'en est aperçue par après quand on voit la quantité de moyens dont on dispose à l'heure actuelle. Le challenge Euro 2000 était exceptionnel, je ne pouvais pas le refuser. J'ai vécu une expérience enrichissante. J'avais la possibilité de poursuivre ce métier après le Championnat d'Europe mais pour l'Union Belge. J'ai préféré revenir au journalisme et je ne le regrette pas. Je sortais d'une année sabbatique quand Jean-Charles De Keyser m'a proposé la place de rédacteur en chef de 11 TV, aujourd'hui occupée par David Steegen. J'ai hésité, c'est vrai, car le défi était superbe et me plaisait. Je suis finalement resté fidèle à la maison RTL, plus par choix de carrière. Quand j'étais à l'unif, il était de bon ton de stigmatiser le journal de RTL. Aujourd'hui, ça a changé. Avec le sport, on devra aussi passer par cette lente évolution. En tout cas, on ne peut pas nous reprocher de ne pas être passionnés. On est tous d'accord pour dire que ce n'était pas bon mais ce n'était que 0-1. Si l'on s'était mis à être trop critique et que dans les dernières minutes, les Diables renversaient la situation, on serait passé pour quoi ? La mauvaise passe que traverse le football belge ne joue pas en notre faveur. Les gens cherchent des poux à René Vandereycken, aux joueurs, et en arrivent aux journalistes... Thomas Bricmont