Avant de recevoir Anderlecht, Aleksandar Stanojevic a coaché 12 matches (huit en championnat, quatre sur la scène européenne) et les a tous gagnés. A sa façon, même si les journalistes se demandent comment il gérera sa première défaite, c'est un phénomène, un fanatique de son métier. " Ce club ne rêve plus ", nous a-t-il dit en nous recevant dans son bureau.
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Avant de recevoir Anderlecht, Aleksandar Stanojevic a coaché 12 matches (huit en championnat, quatre sur la scène européenne) et les a tous gagnés. A sa façon, même si les journalistes se demandent comment il gérera sa première défaite, c'est un phénomène, un fanatique de son métier. " Ce club ne rêve plus ", nous a-t-il dit en nous recevant dans son bureau. " L'heure est au réalisme. J'exige une concentration totale car nous sommes présents sur trois tableaux : le championnat, la Coupe, l'Europe. Aucune autre équipe serbe n'a autant de défis. Cela entraînera un turnover tout au long de l'année. Nos supporters méritent un football attractif. C'est ambitieux mais on ne joue pas au Partizan si on n'a pas du caractère, une grosse envie de travailler à fond. Nous sommes prêts même si certains observateurs regrettent que notre championnat ne commence pas plus tôt. Pour nous, ce n'est pas un handicap car nous en avons tenu compte dans notre campagne de préparation. Il y a des clubs à l'étranger où des joueurs revenus de congé, après la Coupe du Monde, se lancent tout de suite dans des duels européens. J'ai une stratégie pour deux ans et nous sommes sur la bonne voie. Je sais que tout peut changer très vite. Nous connaissons parfaitement Anderlecht qui détient une excellente formation. Sa division offensive suscite le respect avec Mbark Boussoufa, Romelu Lukaku, Matias Suarez, Jonathan Legear, etc. Cela fait du talent, de la technique, une grosse présence athlétique, des individualités, etc. Sur phases arrêtées, les Belges sont vraiment impressionnants. Il faudra en tenir compte. Le bastion défensif est solide. Je connais cette équipe dans les derniers détails. Je l'ai vue à l'oeuvre contre Charleroi. Le niveau du championnat de Belgique est plus élevé que le nôtre. En tenant compte de tout cela, on peut estimer qu'Anderlecht est le grand favori mais le Partizan vise la qualification. Tout est possible dans ce genre de duels et, selon moi, le Partizan actuel est plus fort que celui qui a affronté récemment le Standard et le Club Bruges. Nous sommes réalistes et tranquilles. Nous savons où nous allons. L'avenir passe par la technique, la vitesse, un beau jeu et la jeunesse. Il n'y a pas d'autres voies. Le Partizan ne peut pas se payer des renforts d'un million d'euros. C'est cela le réalisme de notre vision dans une région qui a ses limites financières. Les jeunes et des joueurs qui connaissent la mentalité du Partizan sont notre vivier. La jeunesse est notre priorité. Gagner la Ligue des Champions, c'est impossible. Dès lors, rien ne sert de passer par un jeu défensif qui ne rapporte pas grand-chose à long terme. Il faut marier notre tradition du jeu offensif et la loi des résultats. Que ce soit en Ligue de Champions ou en Europa League, notre philosophie sera offensive. Je suis un jeune coach et, comme pour les joueurs, l'Europe me met l'eau à la bouche... "