La semaine passée, les équipes de L1 ont participé à la Coupe de la Ligue, une compétition qui n'existe plus chez nous. En France, les clubs qui y participent sont bien rémunérés. Le vainqueur reçoit 2 millions d'euros, le finaliste 1,3, les autres demi-finalistes 700.000 euros. Pour les quarts, on gagne 450.000, 300.000 pour les huitièmes et enfin 200.000 pour les seizièmes - tour auquel commencent à participer les équipes de L1. C'est quand même pas mal. Mais au vu des résultats des clubs de L1, on a l'impression qu'ils ne sont vraiment pas concernés et ont pris la tendance d'aligner leur équipe B. Même si les gains sont enviables, ils peuvent perdre énormément dans cette compétition. Un mec peut se blesser ou le surplus de rencontres peut mettre en péril une bonne place en championnat.
...

La semaine passée, les équipes de L1 ont participé à la Coupe de la Ligue, une compétition qui n'existe plus chez nous. En France, les clubs qui y participent sont bien rémunérés. Le vainqueur reçoit 2 millions d'euros, le finaliste 1,3, les autres demi-finalistes 700.000 euros. Pour les quarts, on gagne 450.000, 300.000 pour les huitièmes et enfin 200.000 pour les seizièmes - tour auquel commencent à participer les équipes de L1. C'est quand même pas mal. Mais au vu des résultats des clubs de L1, on a l'impression qu'ils ne sont vraiment pas concernés et ont pris la tendance d'aligner leur équipe B. Même si les gains sont enviables, ils peuvent perdre énormément dans cette compétition. Un mec peut se blesser ou le surplus de rencontres peut mettre en péril une bonne place en championnat. Daniel Bilalian, le directeur des sports de France Télévisions, a d'ailleurs piqué une crise. On le comprend vu le prix des droits télé. Mais la visibilité qu'octroie cette Coupe de la Ligue n'intéresse plus les clubs qui préfèrent se donner à fond pour la Coupe de France... même si on y gagne moins. Lorient, pensionnaire de L1, s'est fait torcher 0-3 par Lens, qui évolue en L2. Le club breton n'a pas aligné ses meilleurs joueurs. Rafik Saïfi et Fabrice Abriel faisaient banquette. J'ai lu un nouveau magazine de foot français : Goal. Une enquête y était consacrée à l'expatriation des joueurs français. En ce qui nous concerne, les résultats interpellent. L'équipe européenne qui compte le plus de joueurs français est... Charleroi, avec neuf éléments ! Viennent ensuite Arsenal et Portsmouth avec six. Dender et Mons comptent eux cinq Français. Et, par championnat, la Belgique est première avec 45 Frenchies. Ensuite, il y a l'Angleterre avec 33 joueurs. L'Italie en compte 14, l'Espagne : 13 et l'Allemagne 12. L'explication est simple : tous les Français qui sont rejetés de leur championnat ou qui y passent à travers viennent chez nous. Mais il y a quand même d'énormes réussites telles que Wilfried Dalmat. Pour le reste, je n'irai pas jusqu'à dire que la Pro Ligue est devenue la poubelle des mauvais Français, mais en tout cas, une chose est sûre : elle est leur nouvelle terre d'accueil. La Suisse, c'est tout l'inverse. Au lieu d'aller chercher des Français dans les divisions inférieures, les clubs préfèrent faire jouer des jeunes Suisses. En transférant des Français, les formations belges ont l'assurance d'attirer des éléments déjà formés. C'est une mode aussi. Récemment, c'était encore la ruée vers l'Afrique. Il y a également eu la mode des Hollandais. Ce qui est bizarre, c'est que l'on assiste à l'inverse à un exode des Belges- bons ou moins bons, jeunes ou moins jeunes - vers les Pays-Bas. On pourrait quand même les faire jouer à la place de tous ces Français. Il faudrait quand même penser à rééquilibrer l'histoire. Parce qu'on est vraiment devenu le CPAS de la France ! Je suis ému par les déboires de Paul Gascoigne, cet ancien fantastique milieu anglais. Il aurait tenté de mettre fin à ses jours et a passé un séjour en prison. Ce mec est un allumé total. Bruno Govers en parle dans son interview de Tomasz Radzinski, mais je me souviens de trucs marrants... Un jour, Gazza a offert une séance de banc solaire à un de ses coéquipiers, Laurie Cunningham, un Noir ! A l'époque, il évoluait avec Kevin Keegan et il lui a piqué ses chaussures pour les montrer à ses potes de beuveries puis les a jetées dans la rue. Lorsqu'il évoluait à la Lazio, un journaliste lui a posé une question et il n'a rien trouvé de mieux que de faire un rot. Il a aussi volé le costume Armani de la sélection anglaise de Dennis Wise et le lui a rendu avec les manches en moins. A Middlesbrough, il n'a rien trouvé de mieux à faire que de se rendre à poil à un repas du club. Lors d'un match Rangers-Hibernians, l'arbitre avait perdu une carte jaune sur le terrain. Il la lui a décernée ! Ça, c'était drôle. Une après-carrière n'est pas évidente à prendre en charge, mais quand un mec est barjot, il le reste... recueilli par tim baete; par stéphane pauwels