Après avoir fait ses débuts à Haarlem, le grand et athlétique Gullit entre à Feyenoord, puis est transféré au PSV Eindhoven avant de partir pour l'Italie en 1987. Un an plus tard, il marque le premier but des Pays-Bas contre l'URSS lors de la finale de l'EURO 88 à Munich. Il est alors capitaine de l'équipe nationale et la mène à son premier grand trophée. Son passage à l'AC Milan lui vaudra bien d'autres honneurs, dont la Coupe des Clubs champions en 1989 et 1990, avant son départ pour la Sampdoria. En 1995, son transfert à Chelsea fait la une. Il y passera deux ans en tant qu'entraîneur/joueur, avant de relever le défi d'entraîner Newcastle United. A son retour aux Pays-Bas, il se voit confier l'entraînement de l'équipe nationale des moins de 19 ans, et depuis le 1er juillet 2004, il entraîne Feyenoord, le club où il fit naguère sa percée...
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Après avoir fait ses débuts à Haarlem, le grand et athlétique Gullit entre à Feyenoord, puis est transféré au PSV Eindhoven avant de partir pour l'Italie en 1987. Un an plus tard, il marque le premier but des Pays-Bas contre l'URSS lors de la finale de l'EURO 88 à Munich. Il est alors capitaine de l'équipe nationale et la mène à son premier grand trophée. Son passage à l'AC Milan lui vaudra bien d'autres honneurs, dont la Coupe des Clubs champions en 1989 et 1990, avant son départ pour la Sampdoria. En 1995, son transfert à Chelsea fait la une. Il y passera deux ans en tant qu'entraîneur/joueur, avant de relever le défi d'entraîner Newcastle United. A son retour aux Pays-Bas, il se voit confier l'entraînement de l'équipe nationale des moins de 19 ans, et depuis le 1er juillet 2004, il entraîne Feyenoord, le club où il fit naguère sa percée... Lorsque Ruud Gullit remporte la Coupe d'Europe avec l'AC Milan en 1989, le monde du football est encore relativement simple. A part le brillant trio néerlandais composé de Gullit, Marco Van Basten et Frank Rijkaard, les Rossoneri sont entièrement italiens. Quinze ans plus tard, à 42 ans, l'entraîneur de Feyenoord est responsable d'une équipe comprenant pas moins de quinze nationalités différentes et toujours qualifiée en Coupe de l'UEFA. Ruud Gullit : Ce n'est pas vraiment un problème pour moi. Cela requiert tout au plus une approche individuelle un peu plus poussée. Mais ce type d'approche individuelle serait nécessaire même si l'équipe était exclusivement composée de Néerlandais. Chaque personne est unique et a son propre caractère, son propre humour ainsi que ses propres convictions, habitudes alimentaires, références socio culturelles, etc. Seule la barrière linguistique constitue parfois un problème avec certains joueurs, en particulier lorsqu'ils viennent d'Asie. Bien sûr, nous pourrions les obliger à suivre des cours de néerlandais, mais cela se fait rarement. Au temps où j'étais joueur, les choses étaient différentes. Lorsque je suis arrivé à l'AC Milan, j'ai commencé, de ma propre initiative, par prendre des cours d'italien, même si cela n'était pas vraiment nécessaire dans la mesure où le football en soi est un langage. Plus le joueur est bon, plus il lui est facile de comprendre ses coéquipiers. L'affaire Bosman a été le grand tournant. Si cette situation avait été mieux gérée à l'époque, si l'on avait réfléchi un peu plus aux conséquences, les choses auraient pu être totalement différentes. A l'époque, seuls les meilleurs joueurs étaient transférés dans des pays étrangers. Aujourd'hui, tout le monde peut aller partout, ce qui débouche sur une surabondance de joueurs moyens. C'est une belle idée, mais elle ne sert pas à grand-chose. Il n'est pas possible de revenir à la situation qui prévalait avant l'arrêt Bosman et même si ça l'était, cela impliquerait une réécriture de l'ensemble de la législation européenne. On peut limiter le nombre de joueurs non ressortissants de l'UE, mais pas le nombre de joueurs communautaires, le droit européen l'interdit. Maintenant que l'UE a connu un nouveau cycle d'élargissement qui a entraîné l'adhésion d'un grand nombre de nouveaux pays, une telle initiative n'aurait aucun sens pour les clubs européens. L'influence du monde des affaires a énormément augmenté. Nous travaillons avec des sommes d'argent beaucoup plus grandes et les enjeux sont beaucoup plus importants que par le passé. Pour de nombreux clubs, il est devenu essentiel de pouvoir jouer en Ligue des Champions. Prenez par exemple Borussia Dortmund. Ses problèmes actuels me semblent dus au seul fait qu'il ne s'est pas qualifié pour cette compétition une année. Il tablait sur ces recettes. Or, quand elles disparaissent, la chute peut-être douloureuse et rapide. Les clubs qui ne participent pas à la Ligue des Champions se retrouvent de plus en plus souvent dans une posture délicate. La conséquence de ces changements est malheureusement que le rôle du football néerlandais se réduit comme peau de chagrin. Du point de vue financier, nous ne pouvons pas concurrencer les clubs anglais de la Premiership par exemple. En fait, c'est une chance, car le football néerlandais est resté axé sur l'attaque. Les Pays-Bas continuent à produire des joueurs exceptionnellement doués, raison pour laquelle je pense que l'équipe nationale néerlandaise restera un acteur de poids en Europe et ailleurs. Non, mais je suis pour une coordination des calendriers de la FIFA et de l'UEFA. Cela nous éviterait au moins de perdre nos joueurs non européens pendant les matches de compétition. L'une des choses que j'aimerais, c'est de disposer de plus de remplaçants sur le banc. Ce serait une solution fantastique aux problèmes de surcharge du calendrier. De nos jours, il faut jouer tellement de matches que les clubs doivent avoir des équipes de plus de 18 joueurs. Je pense donc que la FIFA et l'UEFA devraient autoriser un plus grand nombre de remplaçants à prendre place sur le banc lors des compétitions interclubs. Ce pas en avant a déjà été fait pour les équipes nationales, ce qui est étonnant, et, dans la pratique, il est essentiel de pouvoir disposer de tous les joueurs de l'équipe. Je pense qu'il faudrait aussi autoriser plus de remplacements pendant les matches. Cela éviterait à l'entraîneur de décevoir des joueurs en les laissant sur le banc pendant toute la durée du match. Tous les joueurs sélectionnés pourraient être impliqués dans le match et le rester. Cela dit, la proposition visant l'interdiction de faire plus d'un remplacement lors du dernier quart d'heure devrait être maintenue. En fait, tout ce que j'espère, c'est que nous ne jouerons jamais sur pelouse artificielle. Sur ce type de surface, le football est un sport totalement différent du football sur pelouse naturelle. Par exemple, le ballon va beaucoup plus vite et il y a plus de pertes de balles. Si le ballon va ne serait-ce qu'un mètre trop loin, vous l'avez perdu. De plus, les joueurs ne peuvent pas tourner rapidement parce que le terrain n'offre pas assez de résistance. Conséquence : vous avez certainement remarqué qu'ils doivent faire beaucoup plus de passes courtes afin de pouvoir changer de direction rapidement. Sur les pelouses naturelles, on peut jouer beaucoup plus en puissance. Evoluer sur pelouse artificielle est donc beaucoup plus dur pour les articulations, un peu comme le football en salle. Il est pratiquement impossible de faire des passes longues. Le ballon va beaucoup trop loin. Non, à mon avis, les pelouses artificielles n'apporteraient rien de bon et j'espère qu'elles ne seront jamais obligatoires. Je sais qu'elles sont considérées comme une solution pour les pays au climat particulièrement chaud ou froid, et je sais également qu'il existe toutes sortes de technologies révolutionnaires pour rendre le gazon artificiel aussi semblable que possible au gazon naturel. Mais ce ne serait qu'une forme magnifiée de futsal. Le football ne serait plus jamais le même. Je mettrais Hans van Breukelen dans les buts, Mauro Tassotti, Franco Baresi, Marcel Desailly et Paolo Maldini en défense, René van der Gijp, Frank Rijkaard, Carlo Ancelotti et Roberto Donadoni en milieu de terrain, et Johan Cruyff ainsi que Marco Van Basten en attaque. Sur le banc : Willem van Hanegem, Jan Heintze, Ronald Koeman, Roberto Mancini, Sinisa Mihajlovic, Ivan Nielsen, Ronald Spelbos et Sebastiano Rossi. Il est toujours difficile de constituer une telle équipe car, quel que soit le nombre de joueurs que l'on peut mettre sur le banc, on oublie toujours quelqu'un parmi ses footballeurs favoris. Tout le monde ne connaît peut-être pas René van der Gijp, mais il était mon coéquipier au PSV. C'est un demi droit qui m'a envoyé des centres incroyables pendant deux saisons. Quant aux autres noms, je pense qu'ils sont connus de tous... Koert Westerman" L'éQUIPE NATIONALE NéERLANDAISE restera un acteur de poids " " La FIFA devrait autoriser PLUS DE REMPLACEMENTS PENDANT LES MATCHES "