MarcWilmots : L'apport de Dick Advocaat a été décisif pour moi, évidemment, et pour toute l'équipe nationale. Il nous a permis de découvrir un mode de fonctionnement différent. Il a acquis son bagage en Russie et dans de grands clubs. On ne peut pas oublier l'approche hollandaise : tout doit bouger, c'est aussi mon point de vue. Dick avait ses idées. Un exemple : chaque matin, à huit heures, nous avions une réunion avec le staff, le médecin, etc. C'était nouveau pour moi. Dick a organisé une structure et mis l'accent sur deux règles de base : discipline et respect. Il a étonné les Belges en indiquant certains joueurs du doigt (ndlr : Fellaini et Kompany). Cela ne concernait pas qu'une paire de chaussettes ou un retard mais bien notre vision à propos de la façon de vivre et de travailler ensemble.
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MarcWilmots : L'apport de Dick Advocaat a été décisif pour moi, évidemment, et pour toute l'équipe nationale. Il nous a permis de découvrir un mode de fonctionnement différent. Il a acquis son bagage en Russie et dans de grands clubs. On ne peut pas oublier l'approche hollandaise : tout doit bouger, c'est aussi mon point de vue. Dick avait ses idées. Un exemple : chaque matin, à huit heures, nous avions une réunion avec le staff, le médecin, etc. C'était nouveau pour moi. Dick a organisé une structure et mis l'accent sur deux règles de base : discipline et respect. Il a étonné les Belges en indiquant certains joueurs du doigt (ndlr : Fellaini et Kompany). Cela ne concernait pas qu'une paire de chaussettes ou un retard mais bien notre vision à propos de la façon de vivre et de travailler ensemble. DickAdvocaat : A ce niveau-là, il faut fonctionner en équipe, pas comme un ensemble d'individualités. Du staff aux joueurs, c'est un bloc, une unité et Fellaini tranchait avec ses chaussettes blanches. J'étais obligé de le rappeler à l'ordre sous le regard amusé de tout le monde. Wilmots : Ce sont peut-être des détails mais nous voulions améliorer l'esprit de groupe, inscrire tout le monde sur pied d'égalité, sans exception. Advocaat : On n'était nulle part. A l'Union Belge, je me réunissais avec Marc dans un cagibi où se trouvaient l'imprimante, un réfrigérateur et des caisses vides. Il y avait une petite table et trois chaises Là, je me suis dit : - Mais où suis-je tombé ? Si cela fonctionnait de cette façon-là, il ne fallait pas faire appel à moi. Mais le plus beau, je l'ai découvert en entrant dans le bureau d'un des pontes de l'Union Belge. Je ne me souviens plus de son nom : un homme avec de l'allure, élégant, un juriste, je crois, qui a quitté la Maison de Verre. Jean-Marie Philips, ex-CEO de l'Union Belge ? Oui, c'est cela, bel homme et j'ai admiré son bureau, assez grand pour y danser. Et puis, j'ai rendu visite au président De Keersmaeker : et oui, oui, c'était encore plus grand. Cela n'allait pas comme cela. Et, de concert, nous avons changé les choses. Philippe Collin et De Keersmaeker ont compris que c'était indispensable. Marc Wilmots était heureusement à mes côtés. Il savait comment vit et travaille, aujourd'hui, un staff et un team... Wilmots : Vous comprenez pourquoi cela a vite collé.... Advocaat : L'idée de contacter Wilmots n'émanait pas de la fédération. Je l'ai avancée moi-même. Je l'appréciais en tant que footballeur et c'est pour cela, d'abord, que je désirais qu'il se joigne à nous. Je ne connaissais pas encore l'homme. Nous nous sommes rencontrés pour la première fois à Liège, avant de suivre un match du Standard. Je l'avais dit à De Keersmaeker : - Je veux voir si le courant passe entre nous. C'est important pour moi. Je m'entoure toujours de personnes auprès desquelles je me sens bien, à qui je peux tout dire. Il n'a pas fallu cinq minutes pour que je sois à l'aise avec lui, comme si nous nous connaissions depuis des années. Puis nous avons pris la direction de Sclessin. Un chouette moment. Je suivais Marc qui a traversé la foule en voiture. Si j'avais dû faire seul aux Pays-Bas, mon véhicule aurait été complètement, comment dire... Enfin, à Sclessin, je suis passé tranquillement. J'avais fait le bon choix quoi. Wilmots : Normal... Advocaat : J'avais aussi songé à Marc Degryse mais ce n'était pas possible, à cause de ses contrats de consultant. Il importait que la décision soit immédiate. Je l'ai dit à Wilmots et j'ai deviné qu'il accepterait. Marc est aussi dingue de football que moi. La passion que vous voyez aujourd'hui, cette énergie, tout cela lui sortait par les oreilles. Je me retrouve en lui et vice-versa. On est un peu comme deux frères (il rit). Marc Wilmots : Cela s'explique en effet par la passion. Sa vision du jeu était simple : - Défendez en avant, attaquez, n'ayez pas peur. Osez. Créez-vous des occasions de but. J'étais devenu fou en 2007-08 en observant les Diables Rouges à plusieurs reprises. Nous n'osions plus rien, ne faisions plus rien, tout était noir, négatif, il n'y avait plus grand monde au stade. J'accepte la défaite à condition de montrer quelque chose, d'obtenir des chances de but. Comme ce fut le cas contre la Colombie avec six occasions et une magnifique première mi-temps. Je prépare notre Mondial et on a appris quelque chose contre un tel adversaire, ce qui n'aurait pas été le cas avec la Hongrie ou le Luxembourg. Le résultat n'est pas important. J'ai noté ce qui n'a pas été - manque de fraîcheur, problème de rythme de ceux qui jouent peu dans leurs clubs, erreur dans le pressing collectif sur le porteur du ballon - mais nous avons au moins fait le jeu... Advocaat : C'est le plus important. Prendre l'initiative sur un terrain, ça, la Belgique le fait maintenant. Quand je lui ai expliqué ce que je voulais faire, Marc m'a tout de suite répondu : - C'est aussi comme cela que je vois les choses. J'avais l'avantage d'avoir confié le poste de T2 à un grand footballeur. Les Diables Rouges l'ont tout de suite respecté. Tout cela a joué en notre faveur. C'était déjà une équipe douée. Mais tout était encore fragile, en devenir. J'ai toujours gardé un oeil sur le football belge, le championnat, les matches internationaux. Et combien de ces jeunes n'ont-ils pas évolué aux Pays-Bas ? Wilmots : Ils y ont bien progressé dans la possession du ballon, le jeu court ou long. Alderweireld réussit de longues transversales parfaites, Vertonghen aussi. Le championnat est plus ouvert qu'en Allemagne, par exemple. Au top, il ne suffit pas de bien faire circuler le ballon. Advocaat : Il faut un mix de qualités, comme Witsel. Wilmots : Chadli aussi. Il a tout : le coffre, la technique, le duel. Un joueur doit être capable de dépasser ses limites. Ils l'ont déjà fait : c'est ça, l'équipe nationale... Advocaat : Ce sont tous des talents qui arrivent à maturité. Maintenant ils ne doivent pas briller une fois toutes les trois semaines mais chaque week-end dans de grands championnats. Un coach national peut en profiter. Pour les joueurs d'aujourd'hui, il est plus intéressant de jouer au top que, par exemple, à AZ Alkmaar. C'est la grande différence par rapport à avant. J'ai changé des habitudes en prévoyant notamment une chambre par joueur à l'hôtel. Wilmots : A deux, c'est parfois ennuyeux pour des joueurs dont le rythme de vie n'est pas le même. Les uns dorment à 23 heures, les autres regardent la télé jusqu'à trois heures du matin, téléphonent beaucoup, etc. Celui qui désire se reposer, ou être un peu seul, doit chercher ailleurs. Personnellement, je pense que c'est bien, et plus pratique, de réserver une chambre pour chaque joueur. Advocaat : Mirallas et Van Buyten ont voulu rester ensemble. Et nous étions d'accord, évidemment. Wilmots : Ma première réaction, quand ils ont voulu un coiffeur a été... : non !Advocaat : Ils en ont un aussi en équipe de Hollande. Wilmots : J'ai dit... non puis j'ai réfléchi. Ils vivent quelque part à l'étranger, dans un autre pays où ils ne peuvent pas toujours expliquer ce qu'ils veulent, ou n'ont pas le temps d'aller chez le coiffeur. Alors, si on peut leur faire plaisir, pourquoi en faire un problème ? On donne, on reçoit... Advocaat : Marc y est arrivé seul. J'ai posé la base. Non... nous avons coulé les fondations mais la suite, c'est son travail. Wilmots : La structure, c'est... Dick. Avant, à la fédération, tout le monde faisait sa petite popote. Cela a changé, c'est terminé : tout le monde connaît maintenant parfaitement son rôle... Advocaat : Sa responsabilité... Wilmots : Exact, sa tâche, sa responsabilité. Plus question d'ouvrir son parapluie. C'est une équipe dans tout le sens du terme. Si tout le monde s'acquitte à la perfection de sa mission, le coach a moins de travail. Voyager, réserver les hôtels et les vols ; anticiper, se réunir, décider : Dick a insisté le premier pour que tout cela soit bien organisé. Trois ou quatre hommes décident. Quand j'ai un problème, je me rends chez Steven Martens, dont le bureau est situé à côté du mien, et l'affaire est réglée en un ou deux jours. Nous communiquons beaucoup. Nous avons une réunion avec les directeurs tous les lundis. Advocaat : A un moment donné, nous avons dit : - L'hôtel peut coûter autant. Nous avons contacté la direction de celui qui nous intéressait. Elle a compris que la venue de l'équipe nationale lui procurerait des retombées publicitaires et nous avons obtenu un bon prix. Mais le problème ne résidait pas là. Certains estimaient qu'une équipe de football ne cadrait pas avec le Conrad, un hôtel fantastique. J'étais d'un avis contraire. Les footballeurs doivent se sentir à l'aise, comme à la maison. Il faut examiner leur programme : ils voyagent et jouent sans cesse. Match le dimanche, prendre l'avion pour Bruxelles le lundi, entraînement ce jour-là et le lendemain, match le mercredi, retour au club le lendemain et c'est reparti pour le match du week-end : ils méritent de se reposer et de se préparer dans les meilleures conditions et c'est ce que nous leur avons offert. Wilmots : Maintenant, c'est ce que nous voulons aussi pour les U 21. C'est devenu une équipe professionnelle. Ces jeunes prennent aussi sans cesse l'avion pour jouer aux quatre coins de l'Europe. Advocaat : Il en va ainsi aux Pays-Bas. Pour les U 21, ce n'est pas encore au point non plus. Les footballeurs s'expriment plus qu'avant et les charges de travail sont de plus en plus lourdes. Le coach doit être clair, connaître sa vision, toujours s'y tenir, même pendant n'importe quelle discussion. N'attendez jamais. Prenez des rendez-vous, expliquez-vous car il est important que les joueurs soient au courant de tout. Avec la Russie, nous avons passé dix jours agréables au Qatar pour disputer des matches et procéder à des essais. Comme coach de club, je n'étais pas heureux de me passer de mes joueurs mais pour le T1 d'une équipe nationale, c'est différent. Un entraîneur national dispose de peu de temps. Trop peu même. Il y a une grande différence entre entraîner un club ou une équipe nationale. Wilmots : C'est le jour et la nuit. Advocaat : En équipe nationale, chaque minute est précieuse. En club, on peut résoudre un problème plus tard. Pas en équipe nationale. Vous avez réalisé une magnifique campagne de qualification. Les deux défaites en matches amicaux ne posent aucun problème. Au contraire, ce sera utile pour le chemin qui reste à parcourir. Les Diables Rouges ont prouvé qu'ils peuvent réaliser de grands résultats en étant sous pression. C'est primordial. J'ai tout suivi de loin et quand j'appris que Marc était au PSV pour une mission de scouting, je lui ai demandé de me rejoindre à la fin du match. Ce furent d'agréables retrouvailles Wilmots : Tout à fait : j'avais envie de le revoir aussi. Advocaat : C'est un peu mon problème : je ne suis pas du genre à téléphoner sans cesse à tout le monde. Wilmots : Je suis comme ça aussi. Mais je sais que je peux l'appeler directement si j'ai un problème. Advocaat : Chaque coach a sa façon de voir les choses. Marc était un joueur généreux, moi aussi et cette passion se remarque dans notre coaching. Je retrouve ce style dans l'attitude des Diables Rouges. Marc a convaincu l'effectif : tous le suivent et partagent ses conceptions. Nous traversions une phase de transition. Même le coach d'Everton n'imaginait pas ce que Fellaini deviendrait : un 6, un 8, un 10 ? Je cherchais mais je savais que Witsel était un grand joueur. Comme Defour et les autres : Marc en a trop sous la main. Wilmots : Le milieu de terrain, c'est stratégique, super important. Il faut suivre les joueurs dans leurs clubs. A Everton, Marouane régnait dans le trafic aérien, prenait tout de la tête ou de la poitrine. Or, ce n'est pas le style de l'équipe nationale. Et on ne change pas les habitudes d'un joueur en 24 heures. Advocaat : C'est bien qu'il soit passé à Manchester United. Wilmots : Tout à fait. Dans l'entrejeu, je poste la pointe de mon triangle vers le bas. J'ai besoin d'un 6 qui reste et qui est discipliné, charismatique. Il ne peut pas être petit. Chadli peut aussi jouer homme contre homme. Il faut examiner tous les profils. Avant, j'avais parfois mon équipe en tête dès le lundi. C'est fini, j'attends, j'observe. Advocaat : Le lundi ? Tiens, je n'ai jamais eu mon équipe en début de semaine. J'ai parfois une idée que je ne dévoile surtout : pour bien bosser toute la semaine, tous doivent avoir l'impression qu'ils vont jouer. Wilmots : Le banc a été notre force durant les " qualifs ". C'est le coeur de notre équipe qui fit quatre ou cinq fois la différence. C'est remarquable car un joueur est toujours déçu de se retrouver sur le banc. Advocaat : Tant qu'une équipe gagne, le banc est tranquille. Il y a longtemps que la Belgique ne s'est plus qualifiée pour un grand tournoi et il n'y a pas de soucis. Mais qu'on soit sur le terrain, réserviste ou dans la tribune, il n'y a qu'une chose qui importe : l'équipe. Si l'un ou l'autre ne respecte pas ce principe, il doit être éjecté de l'effectif. Wilmots : Oui, il faut le virer. Au Brésil, il y aura au minimum trois matches de qualification puis on enchaînera avec les préliminaires du prochain Euro. Je serai dur pour celui qui la jouera perso. Nous avons tous travaillé ferme pour y arriver et je ne crois pas que quelqu'un hypothéquera cet acquis. Le Mondial, c'est un cadeau... Advocaat : Attention Marc, on ne peut pas dire cela : il faut y aller pour prester. Wilmots : Ma philosophie, c'est d'aller jusqu'au bout. C'est une jeune équipe qui aura encore d'autres objectifs. On a des fondations et il ne faut pas perdre cette richesse. Je n'oublie pas la communion avec les supporters, les actions, les défis, les places réservées aux dames, l'ambiance. Tout le monde tire à la même corde. Advocaat : Mais une caméra à l'hôtel Marc : non... Wilmots : Ce n'est qu'une caméra, un film et j'aurai un droit de regard avant la diffusion. Je connais les avantages et les désavantages d'un tel film. De toute façon, je ne veux pas que les Diables Rouges aient trop d'activités commerciales. Notre passion, c'est le football. Advocaat : Il faut veiller à ne pas être exploité. La Belgique est complète mais les Pays-Bas ont de meilleurs joueurs à certains postes : Robben, Van Persie, Sneijder, Van der Vaart. Rien que des attaquants. Wilmots : Quel âge ont-ils ? Advocaat : Ils ont beaucoup de métier. C'est pour cela que votre préparation sera importante. En Russie, on me reprocha la présence des épouses près de l'hôtel des joueurs qui rejoignaient leurs proches après les matches. On ne peut pas les garder entre eux durant des mois. Ils sont jeunes, ont une famille, des enfants et ont besoin d'un peu de liberté. Ma femme ne venait jamais. Les Allemands ont réservé des pavillons pour les joueurs qui y vivront chacun en famille. C'est une bonne idée de recréer l'ambiance familiale pour bien se reposer entre les matches. Sinon, ils passent leur vie au téléphone. Wilmots : Il faut examiner son effectif : le mien est très jeune. Sont-ils habitués à vivre loin de chez eux ou pleurent-ils après 10 jours ? Pour une équipe aussi jeune, je dis : pas de femmes. Advocaat : Pas du tout ? Elles pourraient venir après trois matches... Wilmots : On verra. J'ai ma propre expérience. La fédération avait organisé le séjour des épouses en Amérique. Un drame, les femmes se plaignaient de l'une ou l'autre chose auprès de leurs maris et ce fut encore plus compliqué en France. On va au Brésil pour bosser, d'accord ? Les Allemands ont trouvé un hôtel qui se prête à leur façon de voir les choses. Je suis content de notre QG qui ne sera pas une prison. On saura se reposer, se détendre, s'amuser. Mais je ne veux pas que la presse prenne des photos au bord de la piscine. On ne doit pas croire à tort que ce sont des vacances. J'ai vécu quatre phases finales du Mondial en tant que joueur et il y a chaque fois eu des problèmes avec la presse. Advocaat : Tiens, cela m'étonne. Les journalistes néerlandais ont toujours jalousé leurs confrères belges. Wilmots : Nous utiliserons les médias sociaux dont twitter. Tout ce qui sera écrit durant trois semaines ne m'intéressera pas. La vérité, bonne ou mauvaise, on la verra lors des matches. Mais attention je ne veux la guerre avec personne. Advocaat : C'est bien : tu t'occupes de ton travail et que tout le monde en fasse autant. J'ai cru que Marc allait me succéder tout de suite. Il y a eu Georges Leekens entre nous. Tout est rentré dans l'ordre. Je ne sais pas ce que Marc et les Diables Rouges réaliseront au Brésil mais ce sera intéressant. Tu vois régulièrement Waseige, je crois. Wilmots : Oui, mais on ne parle jamais de l'équipe nationale. Avant de rencontrer l'Ecosse, j'avais demandé à mon T2 de me donner son équipe idéale. C'était pas mal, par rapport à moi, il y avait un autre joueur à une place. J'ai aligné mon équipe, bien sûr. Choisir, ce n'est pas toujours facile. Comme quand j'ai dû opter entre Courtois et l'impeccable Mignolet : j'ai suivi mon feeling et j'ai tout expliqué à Simon. Advocaat : Direct, clair : il n'y a que cela qui paye. Wilmots : Pas de manager, pas de pression d'un club, rien ; en équipe nationale, je décide, Dick.... Advocaat : Il y a parfois de petits conflits. On peut parfois les provoquer pour réveiller un joueur, le motiver. Wilmots : Je ne crains pas les conflits : il faut les résoudre. Advocaat : Si tu as besoin d'aide, je suis candidat. Pas pour être au premier plan, juste pour te soutenir. Wilmots : Pourquoi pas ? (rires) Advocaat : C'est une blague, évidemment...PAR PIERRE BILIC, PETER T'KINT ET THIJS SLEGERS -PHOTOS : JACQUELINE DE HAAS" Dick, c'est l'approche hollandaise : tout doit bouger sur le terrain. C'est ma conception aussi. " Marc Wilmots " Nous avons construit les fondations ensemble, mais la suite, c'est le travail de Marc. " Dick Advocaat " Le banc a été notre force durant les qualifs. Il a fait à plusieurs reprises la différence. " Marc Wilmots " Marc était un joueur généreux et moi aussi. Cette passion se retrouve dans notre coaching. " Dick Advocaat " Je serai impitoyable pour celui qui voudra la jouer perso. " Marc Wilmots