John Baete : bienheureux caféiné

Né le 4 juin 1953 à Schaerbeek. Marié, deux enfants. Etudes : licencié en journalisme et communication sociale. Avant Sport/Foot Magazine : Le Soir, RTBF-TV, Sport 70 et 80. Hobbies : sports, cinéma, lecture, voyages.
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Né le 4 juin 1953 à Schaerbeek. Marié, deux enfants. Etudes : licencié en journalisme et communication sociale. Avant Sport/Foot Magazine : Le Soir, RTBF-TV, Sport 70 et 80. Hobbies : sports, cinéma, lecture, voyages. John Baete : " Les journalistes sportifs sont comme leurs lecteurs : ils ont rêvé d'être sportifs professionnels mais n'y sont pas arrivés. Mais ils étaient sans doute meilleurs en rédactions et dissertations et ils ont rêvé de rester dans le sport... Cela dit, on ne savait pas ce qui nous attendait. D'un côté, il y a le privilège de vivre le sport au plus près et de rencontrer des tonnes de gens intéressants. Mais de l'autre côté, dans leur recherche d'authenticité et d'indépendance, les journalistes peuvent aussi être flattés, manipulés, insultés ou menacés. On vit avec. La beauté de notre métier est aussi que, sans esprit d'équipe, on ne peut déclarer son indépendance. J'adresse rarement des compliments et j'ai plutôt tendance à ne voir que ce qui cloche. Mais là, à tête reposée, je le clame haut et fort : -Je ne voudrais pas travailler avec d'autres gars que ceux-ci. Nicolas Ribaudo, avec qui je travaille tous les jours à la rédaction avec Cédric Godart et Thomas Bricmont (les autres étant en train d'interviewer et/ou d'écrire chez eux), dirait -C'est ça le Dream Team ! Bref, j'aimerais bien quelques joueurs en plus, mais en gardant tout le monde. Comme vioque de la rédaction (j'ai signé mon contrat avec Rik De Nolf, CEO de Roularta Media Group en septembre 1980), je ne relève pas les centaines de week-ends bousillés par passion. On est tous dans le même cas et j'imite mon estomac qui ne s'est jamais formalisé des hectolitres de café avalés comme doping. Au bout du compte, mes cinq sens ont été bien titillés par le journalisme sportif. J'ai vu le soleil californien se coucher sur le stade des Jeux Olympiques de Los Angeles 1984 pendant un des quatre tours d'honneur de Carl Lewis. J'ai entendu les chants des supporters anglais lors du dernier match dans l'ancien Wembley contre l'Allemagne. J'ai senti le gazon de Wimbledon, au petit matin, quand on tond finement les terrains. J'ai touché la main de Magic Johnson dans un high five avant un match à Gand. Et je goûte toujours avec bonheur le paquet de frites et la chope d'avant match dans n'importe quel stade belge... Je suis heu-reux ". Né le 29 septembre 1952 à Pâturages. Marié, un fils. Etudes : graduat en journalisme. Avant Sport/Foot Mag : La Dernière Heure-Les Sports, Spécial, Le Soir Illustré, Moustique, Le Nouvel Impact, Choc, Sport 70, Miroir du Cyclisme, Story, Sport 80. Administrateur de Sportspress.be (Association professionnelle belge des journalistes sportifs). Prix du Journalisme sportif 1988 et 1995, Prix des Médias pour une société harmonieuse 1996. Hobbies : lecture, histoire, géopolitique, gastronomie, musique. John Baete : " Pierre Bilic a tant de qualités humaines qu'il est un peu le démineur de Sport/Foot Magazine ; le diplomate qu'on envoie en éclaireur sur le front de l'information sportive quand ça explose entre dirigeants et journalistes. Ce talent de Pierre est d'ailleurs unanimement reconnu auprès de Sportpress.be, l'association professionnelle des journalistes sportifs, où il £uvre depuis de nombreuses années. Tours de France et Coupes du Monde de football, Pierre a tout connu mais son enthousiasme et son énergie demeurent ceux d'un journaliste débutant. Grandes stars ou petits dirigeants obscurs du terroir wallon, pour lui tout le monde est sur le même pied. Il a réussi des coups mondiaux comme un reportage exclusif chez le vainqueur du Tour de France Greg LeMond après son accident de chasse mais est un peu resté ce gamin qui vendait LaButte, le journal de club de l'Union Saint-Gilloise, avec son frère, le jour des matches, pour gagner quelques piécettes et un bol d'Ovomaltine. Avec Pierre, on a toujours la garantie d'une approche intimiste de l'événement et des personnes avec, en prime, des images fortes. Comme quand il avait retrouvé l'ancien défenseur d'Anderlecht Julien Kialunda qui vivait ses derniers jours à Anvers. Pas étonnant que la valeur de son travail ait déjà été couronnée par des prix. Et il n'a pas dit son dernier mot... Il aime les podiums. " Né le 18 avril 1956 à Etterbeek. Etudes : licencié en philologie germanique. Marié, trois enfants. Avant Sport/Foot Mag : professeur de néerlandais et d'anglais, Sport 80 et Foot Magazine. Hobbies : futsal, Beaux-Arts, mémorabilia sportifs et footballistiques, whiskies pur malt, lacs du Connemara, son chien et ses chevaux.John Baete : " Si une de nos universités (qu'elle soit francophone ou néerlandophone) créait un jour une chaire d'histoire du football belge, Sport/Foot Magazine perdrait certainement un de ses journalistes les plus curieux, les plus fouineurs et les mieux documentés. Car c'est Bruno Govers qui en hériterait immanquablement. Dans ses temps libres, cet excellent linguiste trilingue, qui baigne au jour le jour dans une ambiance académique avec une épouse professeur et trois enfants jonglant avec les études universitaires, pourrait également donner des conférences sur le football africain car il en est le plus grand connaisseur belge. Pas étonnant que son troisième surnom après Bru et Gerson (en référence au divin chauve du Brésil 70) soit Docteur Black, en raison justement de sa passion pour tout ce qui touche à l'Afrique. Doté, d'une expertise exceptionnelle en ce qui concerne les clubs bruxellois, grands et petits, il adore aussi collectionner les beaux objets sportifs et se verrait bien devenir conservateur de l'un ou l'autre musée en devenir d'un grand club belge ; pourquoi pas celui annoncé au Germinal Beerschot... ce qui le ferait replonger dans ses racines familiales anversoises. Mais tout le monde sait qu'il serait tout aussi à l'aise dans l'autre temple mauve et blanc du pays. Enfin, il faut tout de même signaler qu'à 52 ans, il reste un mordu de futsal et continue de jouer. Tous les arbitres brabançons le connaissent... " Né le 15 juin 1968 à Chimay. Marié, 3 enfants. Licencié en traduction. Hobbies : photo, jogging, lecture.Pierre Danvoye : " Je fais un stage en plein Mondiale 90 chez Sport 90 et dès le premier jour j'encaisse un - Tu habites à Chimay ? C'est le bout du monde, ça va être difficile de travailler ici. Hé, ho, je ne suis pas un extraterrestre. Le Standard-Waterschei truqué, j'y étais, j'avais fait l'aller-retour en R4 le même jour sans problème ! C'est pas la zone, hein ! A Chimay, on croise François Duval qui s'enfonce aux bières fortes avec ses potes. Ou les parents de Daniel Van Buyten qui choisissent poireaux et glaïeuls sur le marché. Et Mogi Bayat est venu prendre le café chez moi un matin de 2003 sur le coup de 7 heures... Le plus chouette invité de la maisonnée ? Nader El-Sayed. Gardien de but égyptien qui jouait à Bruges. Multiple meilleur gardien d'Afrique. Il a passé un week-end à Chimay à parler du Caire, des Arabes, des Juifs et aussi de foot - évidemment. Un gars ex-cep-tion-nel. Travailler pour Sport/Foot Mag, c'est prendre un abonnement aux images fortes. Il y a la découverte de la Russie profonde avec Cédric Roussel. Après avoir slalomé pendant deux jours avec lui entre les mendiants, les clochards et les alcooliques, j'ai compris pourquoi il pleurait pour revenir. Le séjour dans les familles de Dante Bonfim et Igor de Camargo au Brésil. Les chopes descendues avec la mère de Dante (" Cadence infernale ", ça se traduit comment en portugais ?), le coup de main donné au père d'Igor dans la cuisson de la bidoche. Les expériences uniques de la Coupe du Monde 2006 et de l'EURO 2008. Et les Bobards, ces coups de fil pièges qui m'ont valu plus d'insultes que de félicitations. Quand mon rédac' chef m'a fait remarquer que j'allais trop loin, j'ai arrêté le carnage. " Né le 17 mai 1959 à Watermael-Boitsfort. Célibataire. Licencié en traduction. Avant Sport/Foot Magazine : Sport 80. Hobbies : voyages (fan de l'Australie, du Brésil, de la Floride, des parcs nationaux de l'Ouest américain et de la Norvège), langues, photo. Daniel Devos : " L'essence de mon métier est d'assister à des événements sportifs parce que j'aime découvrir, à tous les niveaux : des pays méconnus, des jeunes talents en devenir, des équipes que l'on a rarement l'occasion de voir à l'£uvre. Mais je sais aussi que le sport peut être cruel. Lors du drame du Heysel, j'effectuais mon service militaire à l'hôpital de Neder-over-Heembeek et tous les cadavres y ont été amenés... A la rédaction, on m'a surnommé Indiana parce que je bouge dès que je peux et que je me suis souvent baladé en AmSud : trois tournées sud-américaines en prologue aux différentes Coupes du Monde avec en 2006 la visite aux parents et amis de Nicolas Frutos à Santa Fe, ou les lieux et personnages qui ont bercé l'enfance de Ronaldinho à Porto Alegre. Depuis Robbie Rensenbrink et les trois finales de Coupe des Coupes consécutives d'Anderlecht, j'ai un faible pour ce type de joueur gaucher et élégant. Comme journaliste, il faut rester objectif avec tout le monde et je n'ai pas d'admiration particulière pour les stars si leurs qualités sportives ne sont pas accompagnées de vertus humaines. Point de vue jeu, je craque toujours pour Barcelone et l'équipe nationale brésilienne ". Né le 30 mai 1975 à Soignies. Etudes : graduat en publicité. Marié, deux enfants. Surnom : God. Hobbies : musique, ciné, humour, étude des bières, mini foot et bricolage. Cédric Godart : " La semaine commence avec les briefings aux photographes de l'agence Reporters : je leur demande telle ou telle attitude, avec une certaine lumière, ce qu'ils réalisent souvent avec brio, quand nos stars du petit ballon se prêtent au jeu, ce dont je les remercie. Après, je retouche certaines images pour leur donner plus d'accroches en travaillant en outre sur le montage photo, le fond, les détourages, les contrastes,... Par la suite, je reçois les textes bruts des journalistes. Je peux alors réaliser mon puzzle, insérer les photos dans mon bloc texte, jouer sur l'espace, le corps et la typo pour que l'ensemble soit agréable à lire. Et c'est le dimanche dans la nuit que nous bouclons notre magazine. Fan incontestable de Gilbert Bodart, de cornemuse du centre (" l'instrument du diable au son de dieu ") et de bières trappistes, j'ai commencé ma carrière au Sky Foot comme gardien dans l'équipe des Zzzaunes, qui, pour un connaisseur comme moi, est une des plus grandes du monde, tant par son talent que par sa technique. Poste que j'ai malheureusement dû abandonner pour des problèmes de dos. Maintenant, je me retrouve en attaque pour m'illustrer comme SimonTahamata, en inscrivant des buts qui resteront dans l'histoire. " Né le 30 juin 1956 à Anderlues. Cohabitant. Licencié en journalisme et communication sociale. Avant Sport/Foot Mag : La Dernière Heure / Les Sports, responsable des communications dans une société de distribution. Hobbies : lecture, cuisine, asbl organisant la vie sociale du village, AF Villers (club foot amateur). Nicolas Ribaudo : " J'avais un mois quand la catastrophe de Marcinelle a incité ma mère à me serrer encore plus fort dans ses bras, surtout quand mon père se trouvait au fond du puits numéro 5. J'ai grandi au pied d'un terril. Dans ma rue, où les Napolitains étaient largement majoritaires, il y avait de l'ambiance. J'y ai repensé en septembre dernier quand Fabio Cannavaro m'a dit qu'il n'aurait jamais pensé qu'un journaliste venant de Belgique et n'étant pas d'origine napolitaine aurait accepté de participer à une interview collégiale avec des confrères napolitains en dialecte napolitain (je le jure, j'ai tout compris). En football, on parlait plus du Milan de Gianni Rivera, de la Juventus de Pietro Anastasi (un gars du bas de la Botte comme nous), de l'Inter de Sandro Mazzola et de Naples (évidemment) que du Standard et d'Anderlecht. Le sujet de mon examen de maturité à l'Athénée de Morlanwelz ? Les Jeux dans la Grèce antique avec la traduction des Olympiques de Pindare. Le prof m'a lancé : " Tu es comme les joueurs italiens : ils s'épargnent contre les petits et se défoncent contre les grands ". Un jour, j'ai réussi à m'entretenir longuement avec DiegoMaradona, tout simplement parce que je lui avais parlé d'une immense photo dans un restaurant napolitain de Trente sur laquelle il était au milieu (un peu comme dans la cène de Léonard De Vinci) avec un gros plat de spaghetti devant lui. Fan de sports en général, il est difficile d'oublier qu'avec mon frère Salvatore, nous allions à vélo voir jouer La Louvière, à l'époque en Promotion, et Haine-Saint-Pierre. Difficile d'oublier aussi les expéditions dans une vieille Fiat 850 avec mon ami Amedeo où l'on visitait le célèbre musée Egizio de Turin ou la Scala de Milan, avant de se retrouver parmi les ultras de la Juventus ou de l'Inter (chut, on avait acheté les billets au marché noir). " Né le 24 septembre 1977 à Charleroi. Célibataire. Etudes : licence en histoire, DEC en journalisme. Avant Sport/Foot Mag : agence de presse Belga. Hobbies : musique, cinéma, whiskies pur malt et foot.Stéphane Vande Velde : " Comment es-tu arrivé dans le journalisme sportif alors que tu as fait une licence en histoire ?". Voilà le genre de questions que l'on me pose souvent. Passer des années à apprendre les noms des ministres plénipotentiaires sous l'Ancien Régime ou décortiquer des chartes en français du 15e siècle, puis s'enflammer sur les dribbles de la nouvelle pépite du football mondial. Après mon diplôme, j'ai passé un DEC en journalisme... en choisissant l'émission A Bicyclette (de la RTBF) comme lieu de stage alors que les profs voulaient m'envoyer dans les pages politiques d'un journal. Mais ma tendre enfance fut bercée par les exploits des Diables Rouges à Mexico, le titre mondial de Claude Criquielion à Barcelone ou la renaissance de Greg LeMond quelques jours après le bicentenaire de la Révolution Française. Après quelques mois à la RTBF et trois ans et demi à l'agence de presse Belga, j'étais prêt à rallier Sport/Foot Magazine. Aujourd'hui, après un retour aux sources dans le pays carolo (continuellement décrié mais oh combien chaleureux), je suis avec attention les évolutions du football hennuyer et wallon, en aimant toujours autant effectuer quelques crochets dans les clubs flamands. Sur fond d' Arctic Monkeys et d' Oasis (ce dernier groupe étant aussi décrié que le Pays Noir), je ne perds pas une miette du championnat anglais. Mon anglophilie ne me quitte pas depuis la découverte de Londres dans mon adolescence. Depuis lors, ni une expérience Erasmus à Edimbourg (d'où le goût des bons whiskys), ni les visites des docks de Liverpool, et encore moins les chips vinegar and salt ne m'ont dégoûté de cette si peu perfide Albion... Et quand vous lirez ceci, je serai en Chine pour les Jeux !" Né le 3 décembre 1979 à Princeton, Etats-Unis. Cohabitant. Etudes : graduat en communication, post-graduat en commerce international. Avant Sport/Foot Mag : La Dernière Heure/Les Sports. Hobbies : musique, lecture, trois équipes de foot (futsal et ABSSA) pour y rater l'immanquable et écumer les buvettes. Thomas Bricmont : " ça partait assez mal. Premiers contacts avec dieu football au pays du soccer, on a connu mieux comme écolage. D'autant qu'on vous rassure tout de suite : " Le sport, le vrai, pas le soccer pour gonzesses, c'est pour plus tard ". Et pourtant, c'est bien chez les ricains que j'ai tapé mes premiers ballons. Là où le football ressemblait à la soule, ancêtre du foot et du rugby. Arrivé en Belgique vers huit ans, j'ai donc pu être recadré par les Raymond la Science des équipes de jeunes. Merci à eux. On est fin 80, début 90, on mord directement à l'hameçon. Grâce, entre autres, à l'épopée malinoise en Coupe d'Europe : " centre d' Ohana, tête de Den Boer ", résonne encore, ou le mondial 90 et ce but fabuleux de Scifo face à l'Uruguay. Vers 12 ans, on en arrive à être accro ( Romario, Baggio, Degryse, Waddle, cherchez l'intrus...). Mes parents s'inquiètent, surtout le père qui, aujourd'hui encore, différencie difficilement le penalty du corner. De mon côté, je dévore tout ce qui passe dont l'inévitable bible de l'époque, Sport 90 (père de Sport/Foot Magazine). En humanités, on nous fait lire Balzac, Zola, etc. J'attends pourtant qu'une seule chose, me jeter sur les diatribes de Guldemont ou de Govers. D'ailleurs, on m'oriente très vite. Mon prof de français me répète sans cesse : " Thomas, tu écris comme un journaliste sportif ! ". Et toujours d'un air inquiet. Moi qui prenais ça pour un compliment...l par la rédaction - photos: reporters