Comme le monstre du Loch Ness, l'idée d'une filiale européenne de la NBA refait périodiquement surface. L'idée n'est pas de créer une NBA bis mais bien de constituer une 7e division de 5 équipes franchisées inscrites dans le championnat américain. On avance officieusement déjà Berlin, Londres et Madrid, trois mégapoles qui possèdent ou s'apprêtent à construire de grands stades spécifiques.
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Comme le monstre du Loch Ness, l'idée d'une filiale européenne de la NBA refait périodiquement surface. L'idée n'est pas de créer une NBA bis mais bien de constituer une 7e division de 5 équipes franchisées inscrites dans le championnat américain. On avance officieusement déjà Berlin, Londres et Madrid, trois mégapoles qui possèdent ou s'apprêtent à construire de grands stades spécifiques. Pour David Stern, qui a lancé cette idée d'expansion transatlantique en 2003, même s'il est plus facile de faire du business avec les nouveaux pays (des investisseurs chinois ont déjà promis 253 millions de dollars pour la création d'une équipe), l'Europe reste attirante malgré la mainmise et l'immobilisme endémique des fédérations nationales. Un des ses meilleurs alliés pour arriver à ses fins n'est autre que le Lituanien Sarunas Marciulionis. Cet ancien joueur de Golden State, Seattle, Sacramento et Denver a fondé il y a quelques années la Northern European Basketball League dans laquelle a notamment évolué Verviers Pepinster. Il connaît bien la problématique d'une fédération des clubs européens et les tracasseries administratives qu'elle représente. Mais les difficultés d'une branche nouvelle de la NBA ne sont pas seulement institutionnelles. Le spectateur européen voudra-t-il et pourra-t-il se payer un abonnement coûteux pour assister à un marathon de 41 rencontres, jouées - logistique et frais de déplacement obligent - par blocs en quelques jours contre les mêmes équipes ? Les bons joueurs voudront-ils immigrer en Europe où leur visibilité - et donc leur valeur marchande - sera immanquablement moindre ? Et quid, surtout, si par malheur, la sauce ne prenait pas et que les stades restaient autant de cathédrales vides ? Le mal serait irréparable et rendrait aléatoire tout effort de conquête internationale, fût-il dans des régions émergentes. ATTENTION DANGER ! On le connaît sous le pseudonyme Crash. Mais les plaisanteries ont cessé quand Gerald Wallace (Charlotte Bobcats) s'est payé sa quatrième commotion cérébrale en autant de saisons après avoir reçu un coup de coude - involontaire - de Mikki Moore (Sacramento). Après être resté plus de dix minutes sur le plancher, il a été évacué en civière. Son état n'inspire heureusement plus d'inquiétude. BELLE JEUNESSE. LeBron James (Cleveland) est devenu, à 23 ans et 59 jours le plus jeune joueur de tous les temps à avoir atteint les 10.000 points (en 368 matches - moyenne de 27,1 pts). Il détrône ainsi Kobe Bryant qui avait connu cet honneur à plus de 24 ans. James est dans le rythme pour espérer supplanter le meilleur marqueur absolu : Kareem Abdul-Jabbar : 28.387 points en 20 saisons, soit quelque 7.000 points d'avance sur son dauphin, WiltChamberlain. LE PIED. Vers la fin du 4e quart temps, Allen Iverson (Denver) a retiré ses chaussures et les a offertes à un jeune spectateur. Presque sans raison, si ce n'est la joie d'avoir marqué 31 points lors de la plantureuse victoire (96-138) sur Seattle. C'est le plus gros score de la saison acquis grâce à une exceptionnelle réussite dans les tirs (67 %). Il y avait 30 ans que Denver n'avait plus démontré une telle précision. Mr. NO. Appelé à témoigner à Washington devant la sous-commission chargée - entre autres - de la protection du consommateur, David Stern, le commissaire de la NBA, s'est, une fois de plus, rangé du côté des patrons des autres grands sports américains (football, hockey sur glace et baseball) pour redemander aux politiciens de rester en-dehors des contrôles antidopage. PAR bernard geenen