Le coup de gong, c'est pour ce vendredi. Début des réunions à 9 h à Genève, annonce officielle à 13 h. On saura si Bruxelles est retenue parmi l'une des 13 villes qui organiseront des matches de l'EURO 2020. Evidemment que Bruxelles doit et va être retenue. Pour plein de raisons.
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Le coup de gong, c'est pour ce vendredi. Début des réunions à 9 h à Genève, annonce officielle à 13 h. On saura si Bruxelles est retenue parmi l'une des 13 villes qui organiseront des matches de l'EURO 2020. Evidemment que Bruxelles doit et va être retenue. Pour plein de raisons. Il y a 19 candidatures, il faut donc en balayer six. Bakou pour l'Azerbaïdjan ? Minsk pour la Biélorussie ? Skopje pour la Macédoine ? Bucarest pour la Roumanie ? Si l'UEFA a tiré les bonnes leçons du chaos routier et hôtelier de l'EURO 2012 dans deux grosses villes à l'est de l'Ukraine (Kharkiv et Donetsk), elle doit éliminer ces candidatures. A la fin de ce tournoi, MichelPlatini s'était félicité d'un " succès sur toute la ligne ". Ses propos avaient fait rire, au stade olympique de Kiev. Jérusalem en Israël ? Restons sérieux. Comment l'UEFA pourrait-elle planifier des matches là-bas alors que personne ne peut y prévoir l'évolution politique ? Saint-Pétersbourg en Russie ? Les Russes ont déjà acheté le Mondial 2018, ça suffit ! On voit donc mal comment l'UEFA pourrait ignorer la capitale de l'Europe. AlainCourtois, qui porte le projet, est bien d'accord et va plus loin : " On veut le match d'ouverture et on a le droit de l'exiger. " Et c'est bien parti, en tout cas pour une candidature classique de quatre matches (trois de poule, un huitième ou quart de finale), puisque le comité d'évaluation de l'UEFA a accordé une très bonne note au projet bruxellois. Depuis sa naissance, ses têtes pensantes ont toujours caché une partie de leur jeu, qu'il s'agisse du financement ou des particularités techniques de ce stade. Le rapport de l'UEFA révèle les infos. Une capacité de 62.613 places, un coût de 314 millions, deux niveaux de parking sous le stade, la possibilité d'y faire entrer tous les spectateurs en une heure, huit minutes pour une évacuation totale. Ce rapport mentionne aussi explicitement que le stade national accueillera les matches des Diables et d'Anderlecht - ce qui n'a toujours pas été confirmé chez nous. Trois consortiums privés sont en lice pour investir, construire et exploiter. On connaîtra l'heureux élu fin décembre, ce consortium choisira le nom du stade, les travaux commenceront en 2016 et l'inauguration aura lieu en juin 2018. AVEC PIERRE DANVOYEFace à Bruxelles, comment prendre au sérieux les candidatures de Bakou, Minsk, Skopje, Bucarest, Jérusalem ou Saint-Pétersbourg ?