Les aventures de Westerlo et surtout de Mouscron font penser à celles des frères Dardenne qui, avec deux sous, ont gagné leur place en haut de l'affiche au Festival de Cannes. Les deux promus ne s'investissent pas dans le cinéma. Dennis Van Wijk a remarquablement organisé son bataillon et mise sur le punch de ses deux attaquants, Frédéric Gounongbe et MohammedAoulad. Gounongbe et Abdoulaye ...

Les aventures de Westerlo et surtout de Mouscron font penser à celles des frères Dardenne qui, avec deux sous, ont gagné leur place en haut de l'affiche au Festival de Cannes. Les deux promus ne s'investissent pas dans le cinéma. Dennis Van Wijk a remarquablement organisé son bataillon et mise sur le punch de ses deux attaquants, Frédéric Gounongbe et MohammedAoulad. Gounongbe et Abdoulaye Diaby, du RMP, figurent en tête du classement des buteurs avec 6 buts. Les Mouscronnois font encore mieux car aucune attaque n'est aussi productive que la leur, avec 14 réalisations, pour 11 à Anderlecht. S'il est juste de relever la maigreur de l'apport belge dans cet effectif, on ne peut pas négliger l'excellence de Mouscron dans son offre à la vie de ce championnat. En moins de deux, Rachid Chihab a structuré une équipe humble et travailleuse qui présente un jeu compact, positif, offensif, spectaculaire. Mouscron enrichit la D1. Alors que nombre de ses collègues misent sur les contres, le power football et un jeu de ruptures, Chihab progresse sur une voie plus technique en s'appuyant sur un discours cohérent. S'il y a désormais une forte présence des joueurs français en D1, les entraîneurs tricolores n'y ont pas effectué la même percée. Chihab prend la succession d'Albert Cartier et Daniel Leclercq. Plus loin dans le temps, des techniciens français ont fortement marqué leur club belge. Il en va ainsi de Pierre Sinibaldi qui, durant les années 60, a construit le grand Anderlecht, lui a donné un jeu léché qui a fait sa réputation. Le Standard a écrit ses premières grandes pages d'histoire grâce à André Riou à la fin des années 50 et plus tard (1968-1973) avec l'apport du " Chef ", René Hauss. Chihab est trop humble pour se comparer à eux. Il préfère sans doute qu'on parle de son équipe, étonnante mais brillante deuxième au classement général de la D1. AVEC PIERRE BILICEn moins de deux, Rachid Chihab a structuré une équipe humble et travailleuse.