Il y a plusieurs manières de déstabiliser une équipe en utilisant des procédés déloyaux : on peut acheter son ou ses meilleurs joueurs en plein championnat, on peut aussi créer des remous extra-sportifs. Marc Coucke est un président bien sympathique, qui a apporté énormément de fraîcheur à ce monde parfois un peu sclérosé et sérieux. Il a compris, certes, que le football était un divertissement mais il n'en a pas oublié le business. En s'immisçant dans l'accord de partenariat entre Lille et Mouscron, il est en train d'étouffer sérieusement un rival r...

Il y a plusieurs manières de déstabiliser une équipe en utilisant des procédés déloyaux : on peut acheter son ou ses meilleurs joueurs en plein championnat, on peut aussi créer des remous extra-sportifs. Marc Coucke est un président bien sympathique, qui a apporté énormément de fraîcheur à ce monde parfois un peu sclérosé et sérieux. Il a compris, certes, que le football était un divertissement mais il n'en a pas oublié le business. En s'immisçant dans l'accord de partenariat entre Lille et Mouscron, il est en train d'étouffer sérieusement un rival régional et sportif, Ostende et Mouscron évoluant dans la même région et dans la même catégorie sportive. Car la saison de Mouscron a pris une autre tournure depuis que l'on sait que l'avenir du club est incertain, Lille devant se débarrasser de Mouscron pour dérouler le tapis rouge à l'investisseur Coucke. Depuis lors, les pistes, toutes plus exotiques les unes que les autres, se succèdent, les noms qui circulent pour la reprise du club n'augurent rien de bon et on sent que le président, Edward Van Daele,ne sait plus à quel saint se vouer. Dans le même temps, l'équipe coule et se retrouve aux portes des play-offs, restant sur une série de sept matches sans victoire. Mais le ver n'était-il déjà pas dans le fruit avant que Coucke ne vienne s'y mêler ? Sans doute. Car, en misant sur le LOSC, Mouscron a certes retrouvé la D1 mais a surtout perdu une partie de son âme et de son caractère. En s'entraînant à Luchin plutôt qu'au Futurosport ou derrière le Canonnier, en misant sur des techniciens français choisis par le LOSC, en transférant des joueurs français non dénués de talent mais qui s'en foutent de Mouscron comme de leur première chemise, le RMP a choisi une voie qui ne pouvait que le conduire dans le mur. Le président ne cesse de dire qu'il a voulu tout faire pour sauver le Futurosport mais où sont les joueurs issus de l'école des jeunes dans cette équipe ? L'exemple mouscronnois (comme lierrois d'ailleurs) doit certainement nous faire réfléchir. En acceptant n'importe quelle source de financement, un club se dote d'un avenir à court terme mais semble perdant à long terme. A moins de trouver un repreneur respectant les valeurs et le caractère du club. Mais ces oiseaux rares existent-ils vraiment ? Et si un club qui a besoin de liquidités financières n'a pas d'autre choix, que doit-il faire ? Plonger dans l'inconnu et rester en D1 ou accepter de sacrifier ses ambitions sportives tout en conservant son identité ? A Mouscron, l'offre locale arrivée cette semaine montre en tout cas qu'on commence à réfléchir à la question et qu'on a décidé de ne plus commettre les mêmes erreurs. AVEC STÉPHANE VANDE VELDE" Mouscron a retrouvé la D1 mais a perdu une partie de son âme et de son caractère. "