L'attention médiatique s'est quelque peu relâchée, la vindicte populaire l'a épargné (au contraire des médias qui l'ont jugé coupable un peu trop vite), et lui-même a décidé d'éteindre son portable, contrôlant sans doute désormais tout envoi de SMS. Felice Mazzu a traversé une tempête mais a, malgré tout, su garder le cap sportif. Alors que Charleroi avait sombré à Lokeren, il y a quinze jours, le jour même où l'affaire Mazzu prenait de l'ampleur (ce jour-là, le résultat des Zèbres était d'ailleurs quelque peu pass...

L'attention médiatique s'est quelque peu relâchée, la vindicte populaire l'a épargné (au contraire des médias qui l'ont jugé coupable un peu trop vite), et lui-même a décidé d'éteindre son portable, contrôlant sans doute désormais tout envoi de SMS. Felice Mazzu a traversé une tempête mais a, malgré tout, su garder le cap sportif. Alors que Charleroi avait sombré à Lokeren, il y a quinze jours, le jour même où l'affaire Mazzu prenait de l'ampleur (ce jour-là, le résultat des Zèbres était d'ailleurs quelque peu passé inaperçu), les Zèbres ont fait fi de toute cette pression pour reprendre le cours de leur saison. Depuis ses discussions avec le président du Standard, Roland Duchâtelet, Felice Mazzu et ses hommes ont passé brillamment deux tests importants, face à Bruges et à Mouscron. Deux matches pièges desquels les Zèbres se sont sortis avec brio, prenant quatre points sur six. La saison carolo aurait pu partir en sucette mais ce ne fut pas le cas. Prendre un point face à un Club de Bruges, qui semble avoir atteint son rythme de croisière, restera sans doute le résultat le plus significatif de ce début de saison et une preuve de la valeur de cette formation qui semblait manquer d'étincelles de génie. Désormais, on sait que Charleroi a les qualités nécessaires pour dormir tranquillement sur ses deux oreilles et se caler dans le ventre mou du classement, sans devoir regarder, la peur au ventre, la meute des poursuivants. Sa bonne passe, le Sporting la doit au calme et à la mise en place de Felice Mazzu mais également à la renaissance de Neeskens Kebano, poète maudit et frivole, qui avait sacrifié son début de saison en outrepassant certaines règles du professionnalisme. Il a mis du temps à comprendre que son métier ne l'était pas à temps partiel mais son discours d'après-match, samedi, semble montrer qu'il a assimilé les contraintes de son job. Avec le premier but carolo à Mouscron, les Zèbres tiennent enfin leur étincelle de génie. Et avec Kebano, ils disposent enfin d'un métronome capable de changer le cours d'un match. Le passé nous a déjà démontré que le talent de Kebano pouvait s'éteindre aussi facilement qu'il ne s'était manifesté mais ces deux rencontres (voire même celle de Lokeren où il a largement surnagé) pourraient lui servir de déclic définitif. Le timing n'aurait pas pu être meilleur pour un joueur qui a l'occasion, en un mois de temps, de se mettre en valeur contre Bruges, Anderlecht et le Standard. AVEC STÉPHANE VANDE VELDELe Sporting doit sa bonne passe autant au calme et à la mise en place de Mazzu qu'à la renaissance de Neeskens Kebano.