Si tu vas bosser en Chine, apprends à manger du riz et à ne pas le recracher - ou en tout cas pas devant eux. Si tu viens travailler en Belgique, débrouille-toi pour parler au moins une de nos langues. Notre D1 est aujourd'hui un championnat de jolis polyglottes. Exemple le plus récent : Ivan Vukomanovic. OK, il a joué en France et en Flandre, ça aide quand il faut maîtriser le français et le néerlandais. Mais on a connu plein de footballeurs qui repartaien...

Si tu vas bosser en Chine, apprends à manger du riz et à ne pas le recracher - ou en tout cas pas devant eux. Si tu viens travailler en Belgique, débrouille-toi pour parler au moins une de nos langues. Notre D1 est aujourd'hui un championnat de jolis polyglottes. Exemple le plus récent : Ivan Vukomanovic. OK, il a joué en France et en Flandre, ça aide quand il faut maîtriser le français et le néerlandais. Mais on a connu plein de footballeurs qui repartaient chez eux, après plusieurs saisons ici, sans avoir fait l'effort, en ayant brossé les cours de langues proposés par leur club - ou simplement par le bon sens. La nouvelle icône de Sclessin n'a pas le monopole de l'intégration par le langage. Après le récent Anderlecht - Standard, ils étaient deux, les coaches à passer du français au néerlandais et vice-versa, devant les caméras. Avec fluidité, encore bien. L'autre, c'était évidemment Besnik Hasi. Encore un sportif qui a vite compris que pour s'intégrer, il fallait faire l'un ou l'autre effort. Autre exemple encore : Aleksandar Jankovic. Il s'exprime chez nous cette semaine dans les 5 questions qu'on n'osait pas poser : on a été bluffé par son niveau en français. Et dans cette interview, il explique pourquoi il se lance sans complexe en néerlandais, à la télé. Des entraîneurs qui savent prononcer autre chose que " Bonjour, oui, merci " et " Dag, ja, bedankt ", on n'en a peut-être jamais eu autant en D1. MichelPreud'homme, Frederik Vanderbiest, Hein Vanhaezebrouck, Yves Vanderhaeghe, Francky Dury,... ils réussissent tous leur examen, les doigts dans le nez. Un contraste frappant avec des hommes qui sont venus chez nous avec non seulement la conviction qu'ils allaient imposer leurs idées mais aussi une langue étrangère dans leur vestiaire. John van den Brom et Guy Luzon n'ont jamais prononcé un mot en français. JuanCarlos Garrido et Victor Fernandez ne se sont jamais exprimés en néerlandais. On n'ira pas jusqu'à dire que c'est ce qui les a menés à la fosse (parce qu'il y a toujours l'un ou l'autre contre-exemple à la Johan Boskamp qui n'aboyait que dans son patois hollandais) mais ça ne les a sûrement pas aidés à faire passer leur message (et leur savoir éventuel). ?AVEC PIERRE DANVOYELuzon avait encore besoin d'un interprète après 15 mois au Standard : pas normal.