Jeudi dernier, le RC Genk jouait en déplacement en Bulgarie, au Litex Lovech. Si Genk ne sort pas victorieux de cette double confrontation, il pourra oublier les matches de poules de la Coupe UEFA et il ne lui restera que le championnat de Belgique où, avec quatre points sur quinze, il n'a pas pris un bon départ.
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Jeudi dernier, le RC Genk jouait en déplacement en Bulgarie, au Litex Lovech. Si Genk ne sort pas victorieux de cette double confrontation, il pourra oublier les matches de poules de la Coupe UEFA et il ne lui restera que le championnat de Belgique où, avec quatre points sur quinze, il n'a pas pris un bon départ. Koen Daerden : Il ne s'agit pas de paniquer et de faire des bêtises. Gonzague Vandooren a dit, à son arrivée : - Un mauvais départ ? L'année dernière, le Standard avait quatre points sur 21 et a terminé quatrième. Mais bon, nous pouvons beaucoup mieux. JanMoons : Nous nous retrouvons dans la position de l'outsider mais il y a de fortes chances pour que nous courrions après ce retard pendant tout le premier tour. Daerden : Il s'agit souvent de détails. La saison passée, nous avons marqué à la 92e contre le Brussels, fait match nul 1-1 contre Mouscron, battu Lokeren à la 85e minute. Chaque fois, il s'en est fallu de quelques instants. Moons : Nous nous créons des occasions mais nous ne sommes pas encore assez affûtés devant et nous avons concédé des buts stupides. Gert Claessens nous manque derrière, Brian Priske est parti, Hans Cornelis doit s'adapter, de même que Tomislav Mikulic dans l'axe. Vandooren vient d'arriver, comme Bob Peeters, pour le compartiment offensif. Ces facteurs retardent la création d'une équipe et d'automatismes. Pourvu que nous progressions dans les semaines à venir. Daerden : Il est chevronné et apte à diriger les autres. Pour le moment, cet aspect nous fait cruellement défaut. C'est une des principales missions de la défense qui est en cause. Les joueurs actuels doivent progressivement reprendre cette responsabilité. Prenez Tommy Mikulic. C'est un garçon introverti, très calme, qui fait bien son boulot à la place de Gert mais qui doit sortir de sa coquille pour faciliter le travail de l'équipe comme le sien. Il ne dirige pas encore assez les autres. Il n'est pas le seul dans ce cas. On peut en dire autant de tous les défenseurs. Moons : Il faut surtout diriger en pensant à l'entrejeu. Quand un médian n'entend rien de l'arrière, il peut difficilement jouer. Il va se concentrer sur les brèches à combler et gaspiller son énergie à des tâches inutiles. Un simple mot peut faire des miracles. Tout le monde doit le comprendre. Daerden : C'est une tendance générale dans l'équipe. Lors de son premier entraînement, Bob Peeters m'a dit : - C'est tellement calme, ici ! Il venait de débarquer mais il en a dit plus que des joueurs qui sont là depuis deux ou trois ans. Quand un joueur comme lui opère ce constat, c'est qu'il y a vraiment un problème. Daerden : Je pense que oui mais nous nous exposons à des problèmes si quelqu'un nous fait défaut pour un moment, à cause d'une blessure ou d'une suspension, ce qui est toujours possible. Moons : Une défense type ne peut qu'améliorer ses automatismes, ce qui vaut pour toute l'équipe. Daerden : Comme l'an dernier, quand j'ai évolué dans l'axe pour la première fois, Tom était nouveau à gauche, Mikulic à l'arrière gauche et Stojanovic devant : j'avais trois nouveaux dans ma zone. Nous avons dû nous adapter les uns aux autres, comme c'est de nouveau le cas avec Sunday Oliseh et Vandooren. Moons : Comme Bob, il doit exiger un rôle similaire à celui de Koen, qui est un leader malgré son âge, et au mien. Mais les autres doivent suivre aussi. Daerden : Il se cherche encore. Il doit exercer plus de pression vers l'avant mais la défense doit l'y inciter. On en revient à ce fameux problème de communication. La défense doit dire à Sunday ce qu'il peut faire. Nous devons tous apprendre à nous diriger les uns les autres. Moons : Au début, le problème était que le ballon arrivait devant mais revenait aussi vite. Il faut calmer le jeu. Kevin est idéal dans le rectangle. Il redescend très bien mais il était souvent difficile à servir en profondeur et il conservait mal le ballon, comme Stojanovic. En ce sens, Bob est l'avant-centre idéal, qui permet aux autres de le rejoindre et peut être servi des flancs. Pourvu qu'il ne se blesse pas ! Daerden : On peut le comparer à Dagano. Nous avions besoin d'un avant de ce genre, bon sur les hauts ballons, capable d'occuper un défenseur, voire deux, ce qui aide les médians à s'infiltrer. Ces deux dernières années, nous avons éprouvé des problèmes dans ce registre. Daerden : L'entraîneur a dit que les défenseurs latéraux pouvaient jouer plus haut, soutenir l'attaque depuis leurs flancs, et que les ailiers, eux, devaient laisser des espaces aux arrières qui montaient. Mais nous avons eu Priske, puis de nouveau Cornelis, Mikulic à gauche, Sigurdsson. Tous ces changements nous ont posé problème. Moons : Vandooren peut couvrir tout le flanc, de la défense à l'attaque. Tom Soetaers est affûté à l'entraînement, il est bien entré au jeu contre Anderlecht mais comme chacun, il doit être critique envers lui-même. Comme Priske, il aime jouer le long de la ligne mais Priske en a moins eu l'occasion l'année dernière. Moons : Si j'en avais eu l'opportunité l'année dernière, je l'aurais fait ! Je ne cherche pas le show, mon but n'est pas de me faire remarquer. Tout dépend de la situation. Si je ne l'ai pas fait la saison passée, ce n'est pas parce que c'était interdit. Mais Vandereycken n'était pas un fan de ce genre d'actions, même à l'entraînement, mais je ne joue pas différemment de l'année passée. Daerden : Tournez-le comme vous voulez. D'emblée, Vandereycken a été poursuivi par son étiquette d'entraîneur défensif alors que son point de départ est une bonne organisation, à partir de laquelle on se crée des occasions. Je ne sais pas si nous jouons plus offensivement que l'année dernière. Peut-être dans certains matches. Moons : Les entraînements sont plus intenses mais l'année passée, nous avions les matches d'Intertoto. Il est donc difficile de procéder à des comparaisons. Daerden : L'année dernière, il arrivait qu'on ajoute une séance pour travailler un aspect qui avait foiré en match, comme la remise en jeu. Maintenant, nous nous entraînons plus physiquement dès le début de la semaine. L'année dernière, l'entraîneur préférait éviter les contacts à l'entraînement alors que nous jouons maintenant dans des espaces plus courts, avec plus d'intensité. Moons : Ce n'est possible qu'à partir d'une bonne organisation. Le postulat demeure identique : nous ne neutralisons pas nos adversaires mieux que la saison passée. Moons : Il fait partie des éléments qui n'étaient pas en forme au début de la saison mais cela ne se commande pas et quand, en plus, on se blesse... Cela lui a joué des tours, ainsi qu'à toute l'équipe car nous n'avons pas deux ou trois individus capables de déterminer le cours du match. Nous nous appuyons sur notre collectif et dès que quelques-uns sont en dessous de leur niveau, nous sommes à la peine, comme vous l'avez remarqué. Moons : Pas moi, en tout cas. Daerden : Moi non plus. Cela varie en fonction des joueurs. On ne peut cependant pas développer sa pression vers l'avant en courant comme un poulet sans tête. J'en reviens au problème du moment : le coaching mutuel. Un mètre de plus à droite ou à gauche et l'adversaire ne peut pas effectuer de passe. Alors, on peut développer notre jeu. Moons : Si deux ou trois hommes bougent dans le rectangle mais que les autres restent dans leur camp, nous pouvons nous faire balayer. Il faut plus de coordination. Daerden : L'entraîneur l'a souligné dès les matches de préparation. Quand on exerce notre pression et qu'un joueur flanche, les autres ne bougent pas assez. Ils restent où ils sont ou redescendent alors qu'il faut continuer à exercer cette pression. Si un défenseur rejoint l'entrejeu et que tout le monde suit le mouvement, il n'y a pas de problème. Nous pouvons faire mieux. Moons : Quand l'axe médian est mal servi trois ou quatre fois, ce qui entraîne une perte de balle, nous nous retrouvons à six devant et quatre derrière, avec vingt mètres entre les médians défensifs et la dernière ligne, un espace qui permet à l'adversaire d'évoluer comme il l'entend. On doit revoir notre organisation car on souffre évidemment derrière en cas de perte trop rapide du ballon. Raoul De Groote" On va longtemps courir après NOTRE RETARD " (Jan Moons)