Heusden-Zolder, récemment promu en D1, est un club familial. La preuve ? Le président, Stin Husson, est aidé dans sa tâche par le secrétaire, François Husson. Son frère, son fils ? " Pas du tout ", coupe le premier, qui dirige une agence bancaire dans le centre du village et dont le prénom peu commun est un diminutif d'Augustin. " Nous sommes homonymes, mais il n'y a aucun lien de parenté ".

Le petit club limbourgeois, qui a accédé à l'élite via le tour final de D2, fait presque figure d'intrus. Beaucoup se demandent ce qu'il est venu faire dans la haute société du foot belge. Le stade Fenix, où il a élu domicile, sonne creux lorsqu'il s'y produit. Neuf joueurs ont aussi été loués au puissant voisin, Genk, propriétaire des lieux. Ce qui pose aux yeux de certains un problème d'éthique. Les deux clubs ne se sont pas encore rencontrés en championnat. La première confrontation officielle, cette saison, aura lieu le week-end prochain dans le cadre des seizièmes de finale de la Coupe de Belgique.

Comment envisagez-vous cette rencontre ?

StinHusson : Financièrement, c'est une très bonne affaire. Sportivement, c'est autre chose. Il est clair que nous ne partirons pas avec les faveurs du pronostic.

Que répondez-vous à ceux qui prétendent que Heusden-Zolder est l'équipe B de Genk ?

C'est ridicule. Il n'y a que deux ou trois joueurs de Genk qui jouent régulièrement en équipe Première chez nous. Nous payons un prix de location pour ces joueurs, ainsi que 50 % de leur salaire et toutes leurs primes. Et s'il est vrai que Genk continue à payer l'autre moitié de leur salaire, Anderlecht en fait de même avec Gilles De Bilde qui défend les couleurs du Lierse. Chacun compose son équipe à sa façon et trouve les accords qui lui conviennent. Beveren et Lokeren ont choisi de miser sur l'Afrique. S'ils estiment qu'il s'agit pour eux du meilleur moyen de s'en sortir, c'est leur droit. J'ai l'impression qu'on nous cherche des poux dans la tête. Certains joueurs n'avaient pas joué dix minutes en D1 avec Genk. Nous leur offrons la possibilité d'évoluer parmi l'élite. En outre, la plupart d'entre eux sont des joueurs de la région. Tout le monde y trouve son compte.

Déçu par la Ligue Professionnelle

Votre cas a tout de même incité la Ligue Professionnelle à adapter son règlement...

Oui, à l'avenir, on ne pourra plus louer que trois joueurs d'un même club. Si c'est ainsi, il faudra s'y résoudre. Le règlement est fait pour être respecté. Mais, parfois, j'ai mes doutes sur le fonctionnement de la Ligue Professionnelle. Dans ma naïveté, je pensais que la création d'une ligue avait pour objet d'offrir des avantages à tous ses membres. Or, après trois ou quatre réunions, j'ai constaté que chacun défendait d'abord et surtout ses propres intérêts. Nous, en tant que petit club, n'avions guère voix au chapitre. Les grands veulent une D1 à 14 équipes. Je sens bien que notre arrivée les dérange. C'est à peine si on reconnaît notre existence.

D'où provient, en réalité, votre club de Heusden-Zolder ?

A l'origine, le SK Heusden évoluait en D3. En 1999, nous avons absorbé le FC Helzold Zolder, qui militait en 2e Provinciale. Cette fusion nous a surtout permis d'hériter des quatre terrains du FC Helzold, car nous étions en manque à ce niveau-là et devions chaque année refuser de nombreux jeunes, faute de place. Quelques dirigeants de l'autre club nous ont également rejoints. Par contre, au niveau des joueurs, l'apport fut insignifiant. Le nouveau club a pris le nom de Heusden-Zolder, qui symbolisait également la fusion des communes. Nous espérions, de ce fait, bénéficier d'une aide des édiles communaux pour rendre notre stade conforme aux exigences de la D2, mais nous avons dû déchanter. C'est Genk qui nous a contacté en vue d'une collaboration, et pas l'inverse, alors que nous militions encore dans l'antichambre.

Est alors intervenue la promotion en D1. Fut-elle perçue comme un cadeau ou plutôt comme un cadeau empoisonné ?

Au départ, je nourrissais certaines craintes. Mais, grâce à l'aide de Genk, tout est devenu plus facile. Les dirigeants du Racing nous ont prodigué quelques conseils, sur base de leur expérience. Sportivement, je pensais que nous allions courir derrière un ballon insaisissable lors de la plupart des matches. Aujourd'hui, alors qu'un tiers du championnat a été disputé, je constate que nous n'avons jamais été outrageusement dominés.

Sans l'aide de Genk, Heusden-Zolder n'aurait pas pu accéder à l'élite ?

C'eût été difficile, en tout cas. D'abord, nous ne disposions pas des infrastructures adéquates. Financièrement, c'eût sans doute été difficile également de placer 20 joueurs professionnels de bon niveau sous contrat. De là à affirmer que nous sommes l'équipe B de Genk, c'est exagéré.

Vous avez aussi le même sponsor : Nitto...

C'est un autre cas. Nitto était le sponsor de Genk ces dernières années, et l'est resté cette saison-ci. Avec l'engagement de Takayuki Suzuki, la firme japonaise nous a fait à notre tour une proposition de sponsoring. La transaction s'est conclue sans aucune interférence avec Genk, car je me suis rendu personnellement au Japon, afin de négocier avec le club de Kashima Antlers et le sponsor Nitto.

Drôle de calendrier

Le match de championnat entre Heusden-Zolder et Genk est programmé lors de la 34e et dernière journée...

Oui, c'est ce que l'on appelle le hasard du calendrier. Du coup, certains se posent des questions : -Qu'adviendra- t-il si l'une ou l'autre équipe a encore besoin de points, que ce soit pour le maintien ou pour la qualification européenne ? Je ne pense pas que des sportifs puissent se laisser battre volontairement. Pour le match de coupe du week-end prochain, par exemple, je sais que mes joueurs n'ont qu'une seule idée en tête : éliminer le puissant voisin, qui ne leur a pas toujours offert la chance qu'ils estimaient mériter. Je suis persuadé qu'il en ira de même lors des deux rencontres de championnat. Et puis, si l'on avait réellement des doutes, pourquoi n'a-t-on pas adapté le calendrier en plaçant les deux affrontements plus tôt dans la saison ? On a bien pu donner satisfaction à St-Trond, qui avait souhaité disputer ses trois premiers matches en déplacement pour pouvoir terminer la modernisation de son stade. En ce qui nous concerne, recevoir Genk lors de la dernière journée n'est pas nécessairement une bonne affaire. Théoriquement, c'est sans doute le match dont nous pouvons espérer la meilleure recette. Mais combien de spectateurs aurons-nous si, à ce moment-là, toutes les décisions sont déjà tombées ?

Vous ne disposez pas du stade Fenix gratuitement ?

Non, nous payons une somme de location. Environ 10.000 euros par match. En fait, le tarif dépend du nombre de spectateurs. Car, plus il y a de spectateurs, plus il faut prévoir de gens pour s'occuper de l'organisation.

Qui sont vos supporters, ces gens qui préfèrent vous accorder leurs faveurs plutôt qu'à Genk ?

Pour la plupart, ce sont des gens qui suivaient déjà le SK Heusden ou le FC Helzold autrefois, et qui sont restés fidèles. Leur nombre ne s'est pas beaucoup accru, car au cours des dix dernières années, les amateurs de football de la région se sont sentis de plus en plus attirés par Genk. Par contre, aujourd'hui, nous récupérons des gens qui ne parviennent plus à se procurer des billets pour Genk, faute de place, et qui veulent malgré tout assister à des rencontres de D1.

Un seul employé à temps plein

N'est-il pas frustrant de constater qu'un match tout à fait anodin de Genk, contre l'Antwerp par exemple, fait le plein du stade Fenix, alors que pour la venue d'Anderlecht ou de Bruges, vous réunissez à peine 6 à 7.000 spectateurs ?

Si, bien sûr, c'est frustrant. Mais que puis-je y faire ? Je ne me fais pas d'illusions : Heusden-Zolder n'attirera jamais 10.000 spectateurs. Mais je constate que mon club est loin d'être une exception. Bien d'autres formations de l'élite jouent devant 3 ou 4.000 personnes. Seulement, elles n'évoluent pas dans le grand stade Fenix et cela se remarque moins. Alors, je ne me plains pas : je peux tout de même compter sur 2.000 abonnés et 500 locataires de business seats. Tout ce qui vient en plus est du bonus.

La D1 est-elle viable, à terme, dans ces conditions ?

Selon moi, oui. Je trouve même que nous sommes assez bien lotis. Beaucoup de clubs vont rencontrer des problèmes avec l'introduction de la licence européenne. Même Westerlo va devoir agrandir son Kuipke et y ajouter des places assises. De notre côté, au moins, nous n'avons plus de problèmes au niveau des infrastructures. Genk lui-même peut y trouver son compte : en nous louant son stade, il le rentabilise. Sans nous, il ne pourrait l'utiliser que tous les quinze jours. Ce genre de collaboration représente l'avenir. Car les clubs qui n'accueillent que 4 ou 5.000 spectateurs en moyenne n'ont pas les moyens de construire un stade à eux.

Heusden-Zolder demeure malgré tout un club familial ?

C'est évident. Nous n'avons toujours qu'une seule personne salariée à plein temps : Johnny Beertens, qui s'occupe du commercial. Plus deux employées à mi-temps. C'est peu, évidemment, surtout si l'on compare avec Genk qui emploie 20 à 25 personnes. Nous devrons poursuivre notre adaptation, car il faut tout de même répondre à certaines exigences, en matière de sécurité notamment, mais Rome ne s'est pas faite en un jour. La transition, pour certaines personnes issues des divisions provinciales et qui doivent tout à coup se conformer aux normes de la D1, n'est pas facile à assumer non plus. Mais il faudra bien y venir.

Combien de chances vous donnez-vous de vous maintenir en D1 ?

D'un point de vue purement sportif, lorsque je vois le déroulement des matches, je me dis que ces chances sont réelles et même assez élevées. Par contre, si j'en crois certaines rumeurs, beaucoup de personnes voudraient nous écarter pour d'autres raisons, notamment commerciales. Dans ce cas- là, nous sommes impuissants. Après quelques journées de championnat, j'avais déjà dû lire dans la presse : - Unclubqui ne prend pasdepoints, quin'inscritpasdebuts, quin'apasdepublicetpasdestade, a-t-ilsaplaceenD1 ? Pourtant, nous avons acquis sur le terrain, en toute sportivité et en conformité avec tous les règlements, le droit d'évoluer parmi l'élite. Il faudrait donc nous autoriser à défendre loyalement nos chances, quand bien même nous n'aurions que... cinq spectateurs par match. Mais, apparemment, cela ferait plaisir à beaucoup de gens de voir Heusden-Zolder retourner d'où il vient.

Daniel Devos

Heusden-Zolder, récemment promu en D1, est un club familial. La preuve ? Le président, Stin Husson, est aidé dans sa tâche par le secrétaire, François Husson. Son frère, son fils ? " Pas du tout ", coupe le premier, qui dirige une agence bancaire dans le centre du village et dont le prénom peu commun est un diminutif d'Augustin. " Nous sommes homonymes, mais il n'y a aucun lien de parenté ". Le petit club limbourgeois, qui a accédé à l'élite via le tour final de D2, fait presque figure d'intrus. Beaucoup se demandent ce qu'il est venu faire dans la haute société du foot belge. Le stade Fenix, où il a élu domicile, sonne creux lorsqu'il s'y produit. Neuf joueurs ont aussi été loués au puissant voisin, Genk, propriétaire des lieux. Ce qui pose aux yeux de certains un problème d'éthique. Les deux clubs ne se sont pas encore rencontrés en championnat. La première confrontation officielle, cette saison, aura lieu le week-end prochain dans le cadre des seizièmes de finale de la Coupe de Belgique. StinHusson : Financièrement, c'est une très bonne affaire. Sportivement, c'est autre chose. Il est clair que nous ne partirons pas avec les faveurs du pronostic. C'est ridicule. Il n'y a que deux ou trois joueurs de Genk qui jouent régulièrement en équipe Première chez nous. Nous payons un prix de location pour ces joueurs, ainsi que 50 % de leur salaire et toutes leurs primes. Et s'il est vrai que Genk continue à payer l'autre moitié de leur salaire, Anderlecht en fait de même avec Gilles De Bilde qui défend les couleurs du Lierse. Chacun compose son équipe à sa façon et trouve les accords qui lui conviennent. Beveren et Lokeren ont choisi de miser sur l'Afrique. S'ils estiment qu'il s'agit pour eux du meilleur moyen de s'en sortir, c'est leur droit. J'ai l'impression qu'on nous cherche des poux dans la tête. Certains joueurs n'avaient pas joué dix minutes en D1 avec Genk. Nous leur offrons la possibilité d'évoluer parmi l'élite. En outre, la plupart d'entre eux sont des joueurs de la région. Tout le monde y trouve son compte. Oui, à l'avenir, on ne pourra plus louer que trois joueurs d'un même club. Si c'est ainsi, il faudra s'y résoudre. Le règlement est fait pour être respecté. Mais, parfois, j'ai mes doutes sur le fonctionnement de la Ligue Professionnelle. Dans ma naïveté, je pensais que la création d'une ligue avait pour objet d'offrir des avantages à tous ses membres. Or, après trois ou quatre réunions, j'ai constaté que chacun défendait d'abord et surtout ses propres intérêts. Nous, en tant que petit club, n'avions guère voix au chapitre. Les grands veulent une D1 à 14 équipes. Je sens bien que notre arrivée les dérange. C'est à peine si on reconnaît notre existence. A l'origine, le SK Heusden évoluait en D3. En 1999, nous avons absorbé le FC Helzold Zolder, qui militait en 2e Provinciale. Cette fusion nous a surtout permis d'hériter des quatre terrains du FC Helzold, car nous étions en manque à ce niveau-là et devions chaque année refuser de nombreux jeunes, faute de place. Quelques dirigeants de l'autre club nous ont également rejoints. Par contre, au niveau des joueurs, l'apport fut insignifiant. Le nouveau club a pris le nom de Heusden-Zolder, qui symbolisait également la fusion des communes. Nous espérions, de ce fait, bénéficier d'une aide des édiles communaux pour rendre notre stade conforme aux exigences de la D2, mais nous avons dû déchanter. C'est Genk qui nous a contacté en vue d'une collaboration, et pas l'inverse, alors que nous militions encore dans l'antichambre. Au départ, je nourrissais certaines craintes. Mais, grâce à l'aide de Genk, tout est devenu plus facile. Les dirigeants du Racing nous ont prodigué quelques conseils, sur base de leur expérience. Sportivement, je pensais que nous allions courir derrière un ballon insaisissable lors de la plupart des matches. Aujourd'hui, alors qu'un tiers du championnat a été disputé, je constate que nous n'avons jamais été outrageusement dominés. C'eût été difficile, en tout cas. D'abord, nous ne disposions pas des infrastructures adéquates. Financièrement, c'eût sans doute été difficile également de placer 20 joueurs professionnels de bon niveau sous contrat. De là à affirmer que nous sommes l'équipe B de Genk, c'est exagéré. C'est un autre cas. Nitto était le sponsor de Genk ces dernières années, et l'est resté cette saison-ci. Avec l'engagement de Takayuki Suzuki, la firme japonaise nous a fait à notre tour une proposition de sponsoring. La transaction s'est conclue sans aucune interférence avec Genk, car je me suis rendu personnellement au Japon, afin de négocier avec le club de Kashima Antlers et le sponsor Nitto. Oui, c'est ce que l'on appelle le hasard du calendrier. Du coup, certains se posent des questions : -Qu'adviendra- t-il si l'une ou l'autre équipe a encore besoin de points, que ce soit pour le maintien ou pour la qualification européenne ? Je ne pense pas que des sportifs puissent se laisser battre volontairement. Pour le match de coupe du week-end prochain, par exemple, je sais que mes joueurs n'ont qu'une seule idée en tête : éliminer le puissant voisin, qui ne leur a pas toujours offert la chance qu'ils estimaient mériter. Je suis persuadé qu'il en ira de même lors des deux rencontres de championnat. Et puis, si l'on avait réellement des doutes, pourquoi n'a-t-on pas adapté le calendrier en plaçant les deux affrontements plus tôt dans la saison ? On a bien pu donner satisfaction à St-Trond, qui avait souhaité disputer ses trois premiers matches en déplacement pour pouvoir terminer la modernisation de son stade. En ce qui nous concerne, recevoir Genk lors de la dernière journée n'est pas nécessairement une bonne affaire. Théoriquement, c'est sans doute le match dont nous pouvons espérer la meilleure recette. Mais combien de spectateurs aurons-nous si, à ce moment-là, toutes les décisions sont déjà tombées ? Non, nous payons une somme de location. Environ 10.000 euros par match. En fait, le tarif dépend du nombre de spectateurs. Car, plus il y a de spectateurs, plus il faut prévoir de gens pour s'occuper de l'organisation. Pour la plupart, ce sont des gens qui suivaient déjà le SK Heusden ou le FC Helzold autrefois, et qui sont restés fidèles. Leur nombre ne s'est pas beaucoup accru, car au cours des dix dernières années, les amateurs de football de la région se sont sentis de plus en plus attirés par Genk. Par contre, aujourd'hui, nous récupérons des gens qui ne parviennent plus à se procurer des billets pour Genk, faute de place, et qui veulent malgré tout assister à des rencontres de D1. Si, bien sûr, c'est frustrant. Mais que puis-je y faire ? Je ne me fais pas d'illusions : Heusden-Zolder n'attirera jamais 10.000 spectateurs. Mais je constate que mon club est loin d'être une exception. Bien d'autres formations de l'élite jouent devant 3 ou 4.000 personnes. Seulement, elles n'évoluent pas dans le grand stade Fenix et cela se remarque moins. Alors, je ne me plains pas : je peux tout de même compter sur 2.000 abonnés et 500 locataires de business seats. Tout ce qui vient en plus est du bonus. Selon moi, oui. Je trouve même que nous sommes assez bien lotis. Beaucoup de clubs vont rencontrer des problèmes avec l'introduction de la licence européenne. Même Westerlo va devoir agrandir son Kuipke et y ajouter des places assises. De notre côté, au moins, nous n'avons plus de problèmes au niveau des infrastructures. Genk lui-même peut y trouver son compte : en nous louant son stade, il le rentabilise. Sans nous, il ne pourrait l'utiliser que tous les quinze jours. Ce genre de collaboration représente l'avenir. Car les clubs qui n'accueillent que 4 ou 5.000 spectateurs en moyenne n'ont pas les moyens de construire un stade à eux. C'est évident. Nous n'avons toujours qu'une seule personne salariée à plein temps : Johnny Beertens, qui s'occupe du commercial. Plus deux employées à mi-temps. C'est peu, évidemment, surtout si l'on compare avec Genk qui emploie 20 à 25 personnes. Nous devrons poursuivre notre adaptation, car il faut tout de même répondre à certaines exigences, en matière de sécurité notamment, mais Rome ne s'est pas faite en un jour. La transition, pour certaines personnes issues des divisions provinciales et qui doivent tout à coup se conformer aux normes de la D1, n'est pas facile à assumer non plus. Mais il faudra bien y venir. D'un point de vue purement sportif, lorsque je vois le déroulement des matches, je me dis que ces chances sont réelles et même assez élevées. Par contre, si j'en crois certaines rumeurs, beaucoup de personnes voudraient nous écarter pour d'autres raisons, notamment commerciales. Dans ce cas- là, nous sommes impuissants. Après quelques journées de championnat, j'avais déjà dû lire dans la presse : - Unclubqui ne prend pasdepoints, quin'inscritpasdebuts, quin'apasdepublicetpasdestade, a-t-ilsaplaceenD1 ? Pourtant, nous avons acquis sur le terrain, en toute sportivité et en conformité avec tous les règlements, le droit d'évoluer parmi l'élite. Il faudrait donc nous autoriser à défendre loyalement nos chances, quand bien même nous n'aurions que... cinq spectateurs par match. Mais, apparemment, cela ferait plaisir à beaucoup de gens de voir Heusden-Zolder retourner d'où il vient. Daniel Devos