La Louvière n'a pas hésité à virer son médian Rachid Belabed après que le joueur a agressé physiquement un participant à une émission télévisée et a été arrêté. Le Standard risque de devoir réserver le même sort à son centre avant grec, Alexandros Kaklamanos si la contreexpertise d'un contrôle positif à la cocaïne subi il y a un mois devait confirmer le premier test.
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La Louvière n'a pas hésité à virer son médian Rachid Belabed après que le joueur a agressé physiquement un participant à une émission télévisée et a été arrêté. Le Standard risque de devoir réserver le même sort à son centre avant grec, Alexandros Kaklamanos si la contreexpertise d'un contrôle positif à la cocaïne subi il y a un mois devait confirmer le premier test. Si le premier fait émarge à la chronique judiciaire et le second à la lutte antidopage, le résultat est le même : deux joueurs en chute libre pour ne pas avoir donné d'eux l'image que la société attend du sportif. Professionnel de surcroît. En Angleterre, récemment, les procès pour bagarres et/ou faits de m£urs impliquant des joueurs pros ont été nombreux. S'il s'agissait avant tout d'actes crapuleux, on pourrait croire en ce qui concerne Belabed qu'on se trouve sur un terrain différent puisque sa rage était apparemment motivée par des facteurs d'ordre religieux. Mais Rachid s'en était aussi pris à un médecin de La Louvière précédemment. On est tombé des nues à la rédaction en apprenant l'incident car chaque fois qu'un de nos journalistes l'avait rencontré, le footballeur s'était montré adorable. On en saura sans doute plus prochainement. En ce qui concerne Kaklamanos, nos interrogations sont également apparues. Le centre-avant grec possède une très belle carte de visite belge avec 130 matches de D1 au compteur et 49 buts avant cette saison, le tout réparti sur Charleroi, Gand et Sclessin. Depuis jeudi dernier, il avait dix jours pour demander une contre-expertise à la Communauté française qui l'avait contrôlée après le match contre le Brussels. La cocaïne dans le sport a une longue et douloureuse histoire. Si Marco Pantani est mort à cause de la poudre blanche et que Diego Maradona suit le même chemin, on se souvient qu'en 1986, le basketteur universitaire Len Bias (promis aux Boston Celtics) et le joueur de foot US Don Rogers trépassaient d'un arrêt cardiaque lié à la substance. A l'époque, 17 % des sportifs universitaires américains révélaient dans des enquêtes anonymes qu'ils consommaient cette drogue. Les chiffres étaient même plus élevés en NBA et à l'ATP, où la rumeur citait régulièrement des joueurs du top comme utilisateurs. A l'égard de la cocaïne, il faut parler de drogue et moins de dopage. Si elle se trouve û à l'instar de la marijuana et du cannabis û sur la liste des produits interdits par toutes les instances sportives mondiales, c'est parce qu'il est logique de trouver que le sport, la jeunesse et les paradis artificiels ne font pas bon ménage. La cocaïne est un euphorisant majeur utilisé lors de réunions sociales, qui n'améliore pas le rendement sportif. Non seulement il provoque très rapidement û comme toutes les drogues û des effets sur le comportement en plaçant le consommateur en dehors de ses habitudes : il ne respectera plus les horaires, sera irritable, etc. En plus, ses effets physiologiques sont redoutables, pouvant aller jusqu'à des problèmes cardiaques irréversibles. A savoir aussi : la cocaïne reste détectable dans l'urine jusqu'à une vingtaine de jours après sa consommation. Les fumettes de marijuana et de cannabis sont détectables plus longtemps encore, mais on ne connaît pas (encore) de cas positif dans le sport belge alors qu'un sprinter américain a été suspendu avant Athènes pour en avoir consommé. Le fait d'interdire ces produits aux sportifs est totalement logique car le danger est important. La preuve : depuis que les contrôles existent aux Etats-Unis, le taux de sportifs universitaires américains consommant de la cocaïne est retombé à 1,5 %. Alors que le foot belge voyait son image fortement ébranlée par ces deux événements, un des plus grands modèles de l'histoire de ce sport dans notre pays refaisait son apparition samedi soir. Hugo Broos avait décidé de redonner sa chance à Pär Zetterberg et le Suédois faisait contre le Lierse l'étalage de ses qualités. Footballistiques, certes, mais également humaines. Un trésor pour les Mauves qui retrouvent un atout majeur alors que les Rouches, qui se sont fort bien repris depuis le match contre Bochum, ne savent pas s'ils joueront encore avec leur coéquipier grec. Quant aux Loups qui caracolent toujours en tête de classement, ils ne se demandent même plus s'ils reverront encore Belabed... par John BaeteAprès les affaires BELABED et KAKLAMANOS, le foot belge salue le retour de ZETTERBERG