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Lu sur notre blog www.sportmagazine.beLe fait de sauver un club de la faillite ne donne pas l'impunité au repreneur. Hier, j'ai été apostrophé par une connaissance qui me faisait remarquer que Sport/Foot Magazine était dur vis-à-vis de Johan Vermeersch. " Il ne faut pas oublier qu'il a relancé un club et que grâce à lui, des jeunes Bruxellois peuvent encore jouer en Nationales et en juniors UEFA ". Et une question se pose d'emblée : peut-on tout admettre de ces dirigeants qui ont mis de l'argent dans un club ? Doit-on fermer les yeux sur des pratiques indignes ? Et là, ma réponse est claire : non, non et non. Vermeersch a peut-être relancé un club mort, a peut-être injecté son propre argent dans l'aventure (cela reste à prouver) mais désormais, il offre un comportement et utilise des pratiques condamnables. Ce que vous venez de dire ici, c'est exactement le fond de ma pensée. Combien de fois n'ai-je pas discuté avec des amis supporters du Brussels en parlant des actes de M. Vermeersch et combien de fois n'ai-je pas eu en retour " Mais ce gars à sauvé le club... ". Ça reste toujours plus facile de détruire quelqu'un en s'appuyant sur les témoignages de taupes. La moindre des choses était de lui donner la parole dans ce dossier, lui donner un droit de réponse. On les a connus pleins de punch, porte-drapeaux de notre sport, vraies personnalités belges. Jacques Rogge : chirurgien, skipper de niveau mondial (et olympique), beau gosse, charismatique. René Vandereycken : footballeur de caractère, pilier du championnat de Belgique et des Diables Rouges. C'est loin, tout cela. Aujourd'hui, on parle énormément d'eux en vue des Jeux de Pékin. Mais ils risquent fort, tous les deux, d'y boire un bouillon bien épicé. Dans la tourmente du parcours chahuté de la flamme olympique et des reproches faits aux autorités chinoises, le patron du CIO ne bronche pas, ou si peu. Ce week-end, on a vu un Rogge pathétique dans un discours retransmis aux quatre coins du monde. Le beau parleur d'autrefois a fait place à un homme qui faisait plus penser à un leader de l'ex-URSS devant les micros... Il s'y passe trop de choses anormales dans cette maison de verre fumé où les gens méritants comme Jean-François de Sart sont bafoués. Rien à rajouter. Rogge est décevant dans cette histoire. En ce qui concerne le roi René, il est la plus grande plaie qui ne soit jamais arrivée au foot belge.