Beaucoup pensaient que l'ambiance allait baisser d'un cran en Pologne, une fois l'équipe nationale éliminée. Les dix premiers jours avaient en effet été marqués par des Bialo Czerwoni (allez les Blanc et Rouge) chantés à tue-tête à travers tout le pays. Pourtant, si la nation s'est réveillée avec une belle gueule de bois, les Polonais ont voulu continuer à vivre leur EURO.

Les voitures ont conservé leurs petits drapeaux collés aux vitres et les rétroviseurs leurs housses rouges et blanches. Les maisons ont également gardé leurs drapeaux nationaux, les familles se rendent toujours aux stades pour prendre des photos et les télévisions continuent à passer les spots mettant en scène les joueurs de la sélection nationale.

" Dans un premier temps, il était prévu dans les contrats de mettre fin à ces spots une fois la Pologne éliminée ", explique Michal Brozek, un des dirigeants de la télévision polonaise, TVP. " Mais, en accord avec les sponsors, on a décidé de passer ces spots jusqu'à la fin. Cet EURO a généré un engouement autour de la sélection et les joueurs comme Robert Lewandowski ou Jakub Blaszczykowski gardent un potentiel sympathie énorme ".

Les stades n'ont pas non plus désempli. Deux jours après l'élimination, celui de Gdansk était bien pourvu, autant par les Croates et les Espagnols que par des Polonais qui n'ont pas hésité pas à scander Polska, Bialo Czerwoni, à deux reprises.

Mais l'élimination n'est pas pour autant prise avec le sourire. L'opinion publique et les médias polonais cherchent des coupables. En ligne de mire : le président de la Fédération, Grzegorz Lato. De nombreuses personnes avaient déjà critiqué la gestion de l'ex-vedette mais dès le lundi suivant l'élimination, tous les quotidiens ont appelé à sa démission. Même la ministre des Sports a demandé qu'il s'en aille. Mais Lato refuse.

Ce qui n'est pas le cas du sélectionneur Franciszek Smuda, qui a annoncé quelques minutes après la défaite face à la République tchèque qu'il quittait son job. S'il ne l'avait pas fait, les médias se seraient jetés sur lui. Le tabloïd Fakt a dressé une liste des erreurs de Smuda. Notamment d'avoir systématiquement joué avec un seul attaquant.

Quant aux joueurs, ils sont plus ou moins épargnés. Fakt a bien tenté de chercher la petite bête en mettant en une la photo du gardien, Wojciech Szczesny à la sortie d'une boîte de nuit à 2 h 49 du matin. Mais comme c'était deux jours après l'élimination, peu de voix se sont élevées. Certains journaux ont critiqué ce procédé : " Il n'allait pas rester cloîtré chez lui à pleurer la défaite !"

PAR STÉPHANE VANDE VELDE, ENVOYÉ SPÉCIAL EN POLOGNE

Beaucoup pensaient que l'ambiance allait baisser d'un cran en Pologne, une fois l'équipe nationale éliminée. Les dix premiers jours avaient en effet été marqués par des Bialo Czerwoni (allez les Blanc et Rouge) chantés à tue-tête à travers tout le pays. Pourtant, si la nation s'est réveillée avec une belle gueule de bois, les Polonais ont voulu continuer à vivre leur EURO. Les voitures ont conservé leurs petits drapeaux collés aux vitres et les rétroviseurs leurs housses rouges et blanches. Les maisons ont également gardé leurs drapeaux nationaux, les familles se rendent toujours aux stades pour prendre des photos et les télévisions continuent à passer les spots mettant en scène les joueurs de la sélection nationale. " Dans un premier temps, il était prévu dans les contrats de mettre fin à ces spots une fois la Pologne éliminée ", explique Michal Brozek, un des dirigeants de la télévision polonaise, TVP. " Mais, en accord avec les sponsors, on a décidé de passer ces spots jusqu'à la fin. Cet EURO a généré un engouement autour de la sélection et les joueurs comme Robert Lewandowski ou Jakub Blaszczykowski gardent un potentiel sympathie énorme ". Les stades n'ont pas non plus désempli. Deux jours après l'élimination, celui de Gdansk était bien pourvu, autant par les Croates et les Espagnols que par des Polonais qui n'ont pas hésité pas à scander Polska, Bialo Czerwoni, à deux reprises. Mais l'élimination n'est pas pour autant prise avec le sourire. L'opinion publique et les médias polonais cherchent des coupables. En ligne de mire : le président de la Fédération, Grzegorz Lato. De nombreuses personnes avaient déjà critiqué la gestion de l'ex-vedette mais dès le lundi suivant l'élimination, tous les quotidiens ont appelé à sa démission. Même la ministre des Sports a demandé qu'il s'en aille. Mais Lato refuse. Ce qui n'est pas le cas du sélectionneur Franciszek Smuda, qui a annoncé quelques minutes après la défaite face à la République tchèque qu'il quittait son job. S'il ne l'avait pas fait, les médias se seraient jetés sur lui. Le tabloïd Fakt a dressé une liste des erreurs de Smuda. Notamment d'avoir systématiquement joué avec un seul attaquant. Quant aux joueurs, ils sont plus ou moins épargnés. Fakt a bien tenté de chercher la petite bête en mettant en une la photo du gardien, Wojciech Szczesny à la sortie d'une boîte de nuit à 2 h 49 du matin. Mais comme c'était deux jours après l'élimination, peu de voix se sont élevées. Certains journaux ont critiqué ce procédé : " Il n'allait pas rester cloîtré chez lui à pleurer la défaite !" PAR STÉPHANE VANDE VELDE, ENVOYÉ SPÉCIAL EN POLOGNE