Le Bayern entame ce mercredi sa campagne de Ligue des Champions par une rencontre à domicile face à Manchester City. Déjà un choc, un véritable test pour toutes ces stars, de Vincent Kompany à Arjen Robben. Des matches de ce niveau, Robben en a déjà disputé 80. Depuis qu'il a quitté Groningen pour le PSV en 2002 (Anderlecht s'était intéressé à lui mais il était déjà trop tard), il a toujours participé au bal des champions. Deux fois avec le PSV, trois sous le maillot de Chelsea, deux pour le compte du Real Madrid et, depuis 2009, avec le Bayern Munich.
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Le Bayern entame ce mercredi sa campagne de Ligue des Champions par une rencontre à domicile face à Manchester City. Déjà un choc, un véritable test pour toutes ces stars, de Vincent Kompany à Arjen Robben. Des matches de ce niveau, Robben en a déjà disputé 80. Depuis qu'il a quitté Groningen pour le PSV en 2002 (Anderlecht s'était intéressé à lui mais il était déjà trop tard), il a toujours participé au bal des champions. Deux fois avec le PSV, trois sous le maillot de Chelsea, deux pour le compte du Real Madrid et, depuis 2009, avec le Bayern Munich. Il nous a fixé rendez-vous au complexe d'entraînement de la Säbener Strasse à Munich, étonnamment proche du centre-ville et facilement accessible en métro. Un quartier résidentiel comme les autres duquel surgissent soudain les hectares de verdure et de bureaux de l'un des plus grands clubs du monde. A notre grande surprise, tout est ouvert, on entre très facilement. Les supporters sont les bienvenus aux entraînements ou au bar, d'où la vue sur les terrains est imprenable. " C'est précisément ce qui confère au club son caractère familial ", dit Arjen Robben. " Souvent, les centres d'entraînement des grands clubs sont des forteresses imprenables. Ici, c'est différent. Toutes les séances ne sont pas ouvertes au public mais le complexe est accessible et j'aime ça. " Arjen Robben : Après la Coupe du monde, tout a été très calme. Nous avons pris nos distances avec le football et sommes partis très loin en famille, au soleil des Caraïbes. La saison avait été longue, ce fut relaxant. Oui. Nous essayons toujours de faire comme cela, d'accorder du temps à la famille. L'ambiance au sein du groupe était également bien meilleure qu'il y a deux ans et c'est nécessaire si on veut gagner. C'est peut-être encore cela qui m'a le plus plu au Brésil. Nous formions un tout et en gagnant le premier match 5-1, cela ne pouvait qu'aller mieux encore. A l'EURO 2012, cela avait été exactement l'inverse : nous avions perdu la première rencontre face au Danemark et nous avions pris des coups... Oui, je les ai félicités, je n'étais pas jaloux mais plutôt content pour eux car je les connais très bien. Il en aurait peut-être été autrement si nous les avions affrontés et si nous avions perdu. Ici, nous n'avons pas joué de rôle dans leur victoire. Et un sportif doit pouvoir être content pour les autres. Pas une seule seconde car j'aime jouer en équipe nationale et je n'ai peut-être jamais été aussi fort que maintenant. Je me sens bien, tant physiquement que mentalement. Et je m'amuse. Alors, la meilleure chose à faire, c'est de continuer. Oui, pourquoi pas ? Mais ce n'est pas pour demain. Ça, c'est impossible à dire. Nous pouvons juste être en confiance mais pas penser que nous n'avons qu'à paraître pour vaincre. Nous devons rester ambitieux, ne pas nous reposer sur nos lauriers, sans quoi nous régresserions. D'abord imperceptiblement puis de plus en plus vite. Non, rien. Beaucoup de gens disent que j'ai l'air plus détendu et je pense que la victoire en Ligue des Champions il y a un peu plus d'un an y est pour beaucoup. Surtout le fait d'avoir enfin inscrit le but décisif. Après la déception de l'année précédente, le penalty raté, les critiques, la défaite, un mauvais Championnat d'Europe... Je ne dis pas que ce but de 2013 a ôté toute cette pression mais tout de même. Je n'oublierai jamais ce que Pep Guardiola m'a dit lors de notre premier entretien : -Tu as fait tes preuves, tu es présent lors de tous les grands matches. Maintenant, fais-toi plaisir. C'était peut-être une bonne chose. La saison dernière, je me suis fait plaisir. Il avait confiance en moi et vice-versa. On était loin de cet étrange match amical entre l'équipe nationale hollandaise et le Bayern, avec un public qui me huait. Je suis fier d'avoir réussi à me sortir de ce mauvais pas. C'est ici que j'ai franchi le dernier pas menant au sommet. Dès la première saison. Une année fantastique avec le titre, la Coupe, un beau parcours en Ligue des Champions. J'avais joué un rôle dans tous ces succès. Les deux dernières années ont été fantastiques également, très constantes. Avant d'arriver, j'en avais déjà tout le temps, mais ici, tout est contrôlé. Pourtant, même au Bayern, j'ai eu deux blessures sérieuses. Mais elles étaient dues à la malchance, ce n'était pas dû à un problème corporel. Les 18 premiers mois, j'ai tout joué. Cela m'a rendu plus fort, j'ai acquis le rythme, j'ai pris confiance et j'ai élevé mon niveau. On s'en est aperçu parce que ça a duré longtemps alors qu'avant, on disait que je me blessais tous les trois ou quatre mois. Oh oui ! Cette nomination pour le titre de Joueur Européen de l'Année en est la preuve. Pour moi, elle ne récompense pas seulement ma dernière saison mais toute l'énergie que j'ai investie dans le football. Je n'ai jamais cessé de croire en moi. Guardiola m'a encore fait un peu progresser et la Coupe du Monde a été un grand succès, tant pour l'équipe nationale que pour moi. A la fin, j'étais très fier de l'équipe, de ce que nous avons fait avec de jeunes joueurs, alors que personne ne nous attendait. En équipe nationale, peut-être, mais pas au Bayern. Ici, il y a tellement de bons joueurs que je ne dois dire à personne ce qu'il doit faire. Mais j'ai aimé le rôle qu'on m'a confié en sélection. Je ne m'attribue aucun mérite, j'ai juste essayé d'aider. Car cela doit venir des joueurs. Avant, les gens me demandaient qui étaient nos défenseurs. Aujourd'hui, ils jouent tous dans de grands clubs : Porto, Newcastle, Lazio,... Je ne dis pas que c'est grâce à moi mais je suis content pour eux et fier de ce qu'ils nous ont apporté. Ne comptez pas sur moi pour dire cela. On reçoit ce qu'on mérite. Ce que j'apprécie le plus, ce sont les compliments des connaisseurs, des grands noms ou des collègues du Bayern. S'ils me disent que je méritais ce titre, que j'étais de loin le meilleur, cela a plus de valeur que le trophée en soi. Je suis satisfait de notre Coupe du monde, tant de notre prestation collective que de ce que j'ai montré. Bien entendu, un trophée, c'est tangible, on peut le soulever et ça laisse une trace dans les livres. C'est pourquoi j'étais un peu nerveux au moment de l'élection du Joueur Européen de l'Année. Je n'ai pas gagné mais je n'en fais pas un drame. J'ai peut-être lancé le débat moi-même en étant trop honnête. Je ne le regrette pas mais j'ai fini par en être victime. On a détourné l'histoire. Je parlais d'un autre fait de match. Là, j'avais plongé sans qu'il y ait de faute et je m'en suis excusé. Cela n'avait rien à voir avec la phase du penalty qui, à mes yeux, en était bien un. L'arbitre aurait d'ailleurs pu en siffler un autre avant cela. Les gens ont tout mélangé. Oui, j'y ai même rencontré quelques Mexicains. (Il rigole). Oui, évidemment. Il faut toujours être prudent, ne pas se montrer arrogant, mais quand on possède un tel noyau, la finale doit toujours être un objectif. Nous n'entamons pas la saison en nous disant que nous verrons bien où cela va nous mener, peut-être en quarts de finale, peut-être plus loin... Berlin rend l'épreuve encore un peu plus spéciale. Nous y avons déjà souvent joué et c'est un stade qui nous convient : j'y ai gagné trois finales de Coupe d'Allemagne sur quatre. Je ne sais pas si on doit parler de revanche mais c'est sûr que j'aimerais retrouver le Real en finale ou même avant. La saison dernière, nous aurions dû faire mieux mais, après avoir été champions très rapidement, cela s'est un peu moins bien passé. Il y a des raisons à cela et j'espère que nous aurons retenu la leçon. Face à des équipes qui jouent très bien le contre, comme le Real, il ne faut pas être naïf, jouer offensivement et se dire qu'on verra bien ce que cela rapportera. J'espère que nous serons plus flexibles cette saison. Je ne pense pas. Au cours des cinq dernières saisons, le Bayern a été un peu plus fort chaque année. Hormis Kroos et Mandzukic, tout le monde est resté et nous nous sommes encore renforcés. Le plus important, pour un club, est de ne pas voir partir cinq ou six joueurs. Cela permet de continuer à construire. Nous ne devrons plus non plus nous adapter à un nouvel entraîneur. Peut-être pour le coach car il ne peut en aligner que onze, mais pas pour nous. Nous jouons tellement de matches, surtout si nous allons loin dans toutes les compétitions. Pour cela, il faut disposer d'un grand noyau, pouvoir remplacer quelques joueurs sans perdre en qualité. Au Bayern, il y aura toujours sur le banc des joueurs dont tout le monde pense qu'ils peuvent jouer. On le sait quand on signe ici. Depuis mon arrivée, ce club n'a fait que progresser. Il a fait les bons choix en matière de joueurs et d'entraîneurs. Les anciens joueurs sont impliqués et toujours les bienvenus... Je pense que c'est ça, la clef du succès. Pep Guardiola est l'un des meilleurs entraîneurs du monde. Je ne travaille avec lui que depuis un an mais il m'a aidé à franchir le dernier pas dans ma carrière. C'est difficile. Nous sommes plus flexibles avec lui, nous pouvons changer de système. En finale de la Coupe, il m'a aligné en pointe, ce qui était rarement arrivé par le passé. D'un point de vue tactique, c'est l'un des meilleurs. Je pense qu'il essaye de surprendre et qu'il pense sans cesse au football. A mon avis, c'est le genre de gars à qui on peut téléphoner à trois heures du matin pour parler tactique. Non, à cette heure-là, je dors. Mais j'aime parler de football. Pour le moment, je n'y pense pas. J'aimerais rester dans le domaine du football mais je pourrais faire autre chose. Travailler avec les jeunes, par exemple. Mais je sais aussi que j'en voudrais tout le temps plus et qu'après quatre ou cinq ans, je finirais par être entraîneur principal.PAR PETER T'KINT A MUNICH" Guardiola m'a dit : -Tu as assez fait tes preuves, maintenant fais-toi plaisir. " " Attention au Real, à Barcelone, à l'Atlético, au PSG, à la Juve, à Dortmund et à la surprise annuelle. "