Le partenariat entre Omega et le CIO ne date pas d'hier, et il continuera après les Jeux de Londres puisque les partenaires ont déjà renouvelé leur accord jusqu'en 2020. En attendant, une telle constance méritait bien une médaille d'or. Celle-ci apparaît au dos des deux versions commémoratives de la célèbre Seamaster. L'une est un robuste chronographe automatique de 44 mm en acier et or 18 carats ; l'autre une montre en acie...

Le partenariat entre Omega et le CIO ne date pas d'hier, et il continuera après les Jeux de Londres puisque les partenaires ont déjà renouvelé leur accord jusqu'en 2020. En attendant, une telle constance méritait bien une médaille d'or. Celle-ci apparaît au dos des deux versions commémoratives de la célèbre Seamaster. L'une est un robuste chronographe automatique de 44 mm en acier et or 18 carats ; l'autre une montre en acier automatique deux aiguilles avec petite trotteuse à 6 heures. Il s'agit de la réédition en série limitée de la première Seamaster. Elle était apparue en 1948, l'année même où Londres avait accueilli ses précédents JO. En 80 ans, les progrès du chronométrage sportif ont été stupéfiants. En 1932, les 30 chronographes Omega utilisés lors des Jeux de Los Angeles relevaient des temps aux 1/5e et 1/10e de seconde. A Pékin en 2008, un système de chronométrage électronique jumelé à des caméras vidéo a permis d'attribuer la médaille d'or du 100m papillon au nageur Michael Phelps pour une avance de seulement 1/100e de seconde sur son adversaire le mieux placé. Deux fameux athlètes belges ont connu des situations similaires : ils l'ont raconté lors de l'inauguration récente sur la digue de Knokke de l'Omega Olympic Beach Lounge (Siesta Club, jusqu'à fin août). Au terme du 3.000 m steeple des Jeux de Rome 1960, la photo-finish a montré que le champion olympique Gaston Roelants n'était qu'à 20 mm de la médaille de bronze ; et c'est à 2 centièmes de seconde près que Cédric Van Branteghem a fait tomber en 2003 le mythique record national du 400 m plat détenu depuis 27 ans par Fons Brijdenbach. Le chronométreur suisse sera partie prenante des records qui seront établis ces prochains jours à Londres. Le seul doute qui subsiste concerne la nature du nouveau matériel qu'il dévoilera à cette occasion. Il y a deux ans, Omega avait réservé une sacrée surprise aux spectateurs des Jeux d'Hiver de Vancouver. Le traditionnel pistolet de départ était remplacé par un équipement futuriste digne de la guerre des étoiles, avec flash gun et boîte à rythme. C'est dire qu'on peut s'attendre à tout.PAR PATRICK DELAROCHE