Des quatre Louviérois dont le contrat expire en juin et ne comporte pas d'option pour une prolongation, deux savent avec quasi-certitude de quoi leur avenir sera fait.
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Des quatre Louviérois dont le contrat expire en juin et ne comporte pas d'option pour une prolongation, deux savent avec quasi-certitude de quoi leur avenir sera fait.Domenico Olivieri est presque sûr de mettre fin à sa carrière active dans quelques mois. "J'ai 35 ans et ça devient difficile", dit-il. "Je négocie actuellement avec Genk pour une fonction qui reste à définir. Si j'ai l'occasion de rejoindre mon ancien club dès l'été, j'arrête de jouer en juin. Je ne veux pas lâcher la proie pour l'ombre. Je pourrais attendre une nouvelle offre comme joueur, de La Louvière ou d'un autre club, mais je prendrais alors le risque de me retrouver les mains vides l'été prochain car je ne suis pas sûr que Genk penserait encore à moi à ce moment-là. Et quand je vois le nombre de jeunes footballeurs à la recherche d'un club, je suis conscient que je n'ai de toute façon pas énormément de chances de retrouver de l'embauche". Jan Van Steenberghe est un privilégié: la direction lui a fixé rendez-vous ce 6 février. Justice est faite: après avoir été ballotté entre le groupe des pros et le noyau B, ce professionnel exemplaire ne méritait pas de vivre quelques mois supplémentaires dans l'incertitude. "Je me sens à nouveau professionnel depuis le début de cette saison et, si on me propose un bon nouveau contrat, je ne demande qu'à rester ici". Les deux autres cas sont plus problématiques!Alan Haydock aimerait lui aussi rempiler, mais il ne voit rien venir et cette situation commence à lui sprinter sur le haricot... "En début de saison, Ariel Jacobs a tenu à me rassurer. Il sait que ce n'est jamais agréable d'entamer un championnat sans savoir où on sera dix mois plus tard. Il se souvenait que j'avais autrefois connu cela au RWDM et que je l'avais mal vécu. Il m'a expliqué que la direction ne pouvait pas me proposer une prolongation à ce moment-là parce qu'elle aurait alors dû le faire avec tout le monde pour qu'il n'y ait pas de jaloux dans le groupe. Il m'a confié qu'il souhaitait me conserver et qu'il y aurait des négociations dès le mois de janvier. Roland Louf me l'a confirmé. Mais on est en février et je n'ai toujours rien entendu de concret. éa me fait plaisir de savoir qu'on compte encore sur moi parce que j'ai envie de rester ici. Mais, aussi longtemps qu'il n'y a rien sur papier, je ne peux avoir aucune certitude. Le club dit qu'il a une autre priorité en ce moment: la licence. Je peux comprendre, mais moi aussi, j'ai une priorité: assurer mon avenir. Je ne peux pas attendre jusqu'en juin et risquer de me retrouver sur le carreau. Alors, je commence à prospecter le marché. Les noyaux pour la saison prochaine vont commencer à se former et je ne peux pas rester inactif. J'attends un signe, et s'il ne vient pas très vite, je passerai à la vitesse supérieure dans ma recherche d'un club". Thierry Siquet est encore un peu plus irrité. Normal: depuis la montée en D1, il a disputé plus de 85% des matches des Loups. Aujourd'hui, il est dans l'incertitude la plus complète et vit mal la situation. "Dans la plupart des clubs, on signe déjà les prolongations de contrat ou, au moins, on fait les premières approches. Moi, je ne sais rien des intentions de La Louvière. Je ne demande pas une signature immédiate, seulement un signe. Positif ou négatif. Je ne peux pas attendre la licence ou le sauvetage. A 25 ans, ce n'est pas un problème parce qu'on peut encore se retourner en fin de saison. Mais j'ai 34 ans et c'est plus compliqué de trouver un nouveau club à mon âge. Plus vite je serai fixé et mieux ce sera. Si plus personne ne veut de moi, je devrai chercher du boulot. Mais alors, je voudrais commencer mes recherches avant le mois de juin. Les dirigeants ont sans doute raison de se concentrer sur l'obtention de la licence, mais ils pourraient aussi penser aux joueurs. Nous faisons quand même partie du club, non?"