1 Jean-François Gillet a pas mal souffert en début de saison, il y a eu pas mal de critiques sur son niveau de jeu !

Les premières critiques sont arrivées après notre départ raté, zéro sur six. Entre parenthèses, on a commencé le championnat en devant aller à Ostende puis à Bruges, deux déplacements consécutifs à cause des travaux dans notre stade ! Il n'avait eu que deux semaines de préparation parce qu'on avait permis aux internationaux de reprendre un peu plus tard, puis la finalisation de son prêt avait traîné parce que les dirigeants de Catane avaient été arrêtés par la police. Il n'a pas nécessairement sorti deux grosses prestations, mais le reste de l'équipe non plus. Et forcément, comme c'était la même équipe que la saison dernière, à l'exception de Gillet et de Vladimir Volkov qui remplaçait Obradovic,...

Les premières critiques sont arrivées après notre départ raté, zéro sur six. Entre parenthèses, on a commencé le championnat en devant aller à Ostende puis à Bruges, deux déplacements consécutifs à cause des travaux dans notre stade ! Il n'avait eu que deux semaines de préparation parce qu'on avait permis aux internationaux de reprendre un peu plus tard, puis la finalisation de son prêt avait traîné parce que les dirigeants de Catane avaient été arrêtés par la police. Il n'a pas nécessairement sorti deux grosses prestations, mais le reste de l'équipe non plus. Et forcément, comme c'était la même équipe que la saison dernière, à l'exception de Gillet et de Vladimir Volkov qui remplaçait Obradovic, ce sont ces deux-là qu'on a montrés du doigt. Surtout Gillet, vu son statut d'international. La presse l'a carrément attaqué, c'est ça qui me choque. Et ce qui est contradictoire, c'est que le public de Malines l'a élu joueur du mois. Pas du tout. De toute façon, on n'applique pas la politique financière qu'on veut. Les supporters qui ont cotisé pour sauver le club après la faillite possèdent un tiers des parts et ils ont donc des choses à dire. Ils ont un droit de regard sur nos comptes. Ils ne connaissent pas le salaire de X ou Y mais ils peuvent contrôler la masse salariale. C'est bien, mais d'un autre côté, ça nous empêche de tenter un coup de temps en temps, de faire un petit pari. Je ne peux pas acheter celui-ci en misant sur la recette de la vente de celui-là six mois plus tard. J'ai un budget à dépenser, je dois faire avec, je ne peux pas le dépasser. C'est un des meilleurs entraîneurs de gardiens en Belgique. Après, il faut pouvoir le gérer, ça c'est clair. Il fait parfois des déclarations qui font du bruit mais je préfère un gars comme ça qu'un gars qui ne dit rien pendant longtemps puis explose subitement. C'est comme dans un couple : tu laisses aller les choses, puis quand ça pète, c'est le divorce. J'ai commencé à jouer au foot avec des gars qui étaient responsables, aujourd'hui c'est la catastrophe à ce niveau-là. Il faut assister les joueurs pour tout. C'est malheureux mais on n'a pas le choix si on veut qu'ils prestent le week-end. Tu pourrais dire : -Ceci et cela, il peut s'en occuper lui-même, il n'a quand même que ça à faire. Mais si tu le fais pour lui et s'il est bon le jour du match parce qu'il a eu la possibilité de ne penser qu'au foot, c'est mieux. On a la chance d'avoir un très bon coach et Malines n'a pas l'habitude de paniquer par rapport à son entraîneur quand les résultats ne suivent pas. Je me souviens d'une période avec Peter Maes quand j'étais joueur ici, on a fait une série catastrophique, personne ne l'a remis en question et on a joué la finale de la Coupe. Tu dois agir quand tu ressens des ondes négatives dans le vestiaire, mais il n'y a rien de tout ça chez nous. Il y a des entraîneurs qui gardent leurs joueurs quatre heures par jour sur le terrain, on dit qu'ils travaillent bien. Jankovic, ce n'est pas ça. On voit qu'il fait progresser tout le monde, c'est ça qui importe pour nous. Et quand ton coach a 90 ou 95 % des joueurs derrière lui, ça veut dire que c'est un bon ! C'est super important parce que l'ambiance d'un vestiaire est créée par ceux qui ne jouent pas. Ceux qui jouent sont d'office positifs, ceux qui ne jouent pas sont plus nombreux... PAR PIERRE DANVOYE" Il faut assister les footballeurs d'aujourd'hui pour tout, c'est une catastrophe. Mais si on veut qu'ils soient bons le week-end, on n'a pas le choix. " OLIVIER RENARD