Tu présentes désormais le Week-end sportif en alternance avec Gaëtan Vigneron et Frank Peterkenne à la place de Benjamin Deceuninck : pourquoi ce changement ?

Il faudrait poser la question à Michel Lecomte. Mais c'est génial. Quand j'étais gamin, c'était mon émission culte. Tout mon week-end était organisé autour de ça et je n'en ratais jamais une édition. Pendant les derniers JO, j'ai animé une page spéciale dans le JT. La direction a sans doute estimé que j'avais les capacités pour reprendre le flambeau.
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Il faudrait poser la question à Michel Lecomte. Mais c'est génial. Quand j'étais gamin, c'était mon émission culte. Tout mon week-end était organisé autour de ça et je n'en ratais jamais une édition. Pendant les derniers JO, j'ai animé une page spéciale dans le JT. La direction a sans doute estimé que j'avais les capacités pour reprendre le flambeau. Je ne vais pas révolutionner le bazar ! Frank et moi sommes éditeurs depuis deux ans et nous essayons d'apporter de petites améliorations. Le rendez-vous a bien évolué mais c'est un travail perpétuel de collaboration entre Frank, Gaëtan, Michel et les journalistes sur le terrain. Toute la rédaction est sollicitée. Les éditeurs mâchent le travail. Ils sont attentifs au calendrier pour prévoir les tournages, réserver les caméras en concertation avec la production, attribuer les reportages aux journalistes. Nous nous réunissons le mardi et le vendredi. Le planning évolue en fonction de l'actualité et on peut programmer des reportages de dernière minute, comme lors de la présentation de Mircea Rednic au Standard. Mais ce n'est pas le dimanche matin qu'il faut commencer à penser aux sujets qui seront diffusés ! J'ai joué jusqu'à 19 ans, je regarde des matches et j'ai animé pas mal de rubriques mais je suis assez multisports. Je n'ai pas réellement de discipline de prédilection. J'ai eu la chance de traiter le Tour de France, le Dakar, l'US Open, les Jeux olympiques,... Ma motivation première, c'est être sur le terrain. Faux. Il n'y a pas de tension et de souci avec Benjamin en ce qui me concerne. Philippe Gilbert et Maxime Monfort en cyclisme. J'ai aussi été surpris par le boxeur Alexandre Miskirtchian, un gaillard très gentil. En sports moteurs, le Dakar est une super aventure car on est très proche des pilotes : on partage les repas avec eux, etc. Je n'oublie pas non plus Thierry Neuville en rallye. Lors d'un Grand Prix de Belgique, Pablo Montoya m'avait envoyé promener. Au début de ma carrière, j'ai eu un souci avec Emilio Ferrera. Son équipe venait de perdre 4-0. Il est arrivé à l'interview et je lui ai juste dit, hors caméra, que c'était une faillite collective. Il m'a répondu : " T'es vraiment un connard ! " Et il est reparti... Un Dakar où Stéphane Henrard m'a proposé de parcourir une étape avec lui, après son abandon. Nous avons roulé dans des paysages à couper le souffle pendant 700 kilomètres et j'ai même pu piloter la voiture. Une chute libre d'une minute, après être monté à 4.000 mètres d'altitude. C'était dans le cadre d'un reportage sur du parachutisme. J'ai pris mon pied ! PAR SIMON BARZYCZAK