Mercredi au Standard, avant le match un peu foireux face au CS Bruges, je suis tombé sur la présentation d' Olivier Dacourt à la presse. Le gars s'est avéré sympa, je l'ai surnommé Olida, OLIvier DAcourt... (Olida, c'était le nom d'une marque de petites saucisses d'apéro quand j'étais petit mais ça n'a rien à voir). Olida a commencé par dire qu'il ne venait pas pour le pognon, et je le crois : une dizaine de saisons (1998/2007) prestées au top, ça te marque un homme et un compte en banque. Il m'a fait penser à Dick Advocaat, lui aussi venu chez nous pour faire plaisir, son salaire à l'URBSFA étant queues de cerises par rapport à celui de ce club qui ne s'appelait pas Zenit pour rien. A propos, Advocaat était également à Sclessin : pour visionner quel Diable à part Igor...

Mercredi au Standard, avant le match un peu foireux face au CS Bruges, je suis tombé sur la présentation d' Olivier Dacourt à la presse. Le gars s'est avéré sympa, je l'ai surnommé Olida, OLIvier DAcourt... (Olida, c'était le nom d'une marque de petites saucisses d'apéro quand j'étais petit mais ça n'a rien à voir). Olida a commencé par dire qu'il ne venait pas pour le pognon, et je le crois : une dizaine de saisons (1998/2007) prestées au top, ça te marque un homme et un compte en banque. Il m'a fait penser à Dick Advocaat, lui aussi venu chez nous pour faire plaisir, son salaire à l'URBSFA étant queues de cerises par rapport à celui de ce club qui ne s'appelait pas Zenit pour rien. A propos, Advocaat était également à Sclessin : pour visionner quel Diable à part Igor De Camargo ? Va-t-en savoir : en tout cas, Tony Sergeant a été bon, et peut-être qu' Oleg Iachtchouk est naturalisable... Mais retour à Dacourt : qui n'a pas vulgairement dit pognon, mais bien qu'il était paré économiquement. Le gars aime d'ailleurs tant l'économie qu'il ajouta avoir failli, au lieu de signer chez les Rouches, entamer des études de droit et d'économie du sport à l'Univ de Limoges : ce fut l'instant d'un bref silence impressionné dans l'assistance, laquelle réalisait soudain n'avoir pas affaire à un petzouille du ciboulot ! Mais si ce n'était pas pour le fric, pourquoi le Standard ? Olida avoua seulement avoir eu un coup de c£ur, ce qui amena logiquement à lui demander contre quoi son p'tit c£ur avait cogné. Là, Dacourt s'avéra vague. Il ne connaissait aucun de ses futurs collègues, n'avait pas encore vu de match à Sclessin, venait seulement de recevoir le best of 2008/09 sur DVD, mais s'affirma ravi que le centre d'entraînement liégeois soit un des plus beaux d'Europe. Wouaw, un gars ayant tout vécu et dont le choix du c£ur continue de dépendre de la qualité de son outil de travail, mazette ! A la question de savoir quel était son challenge puisqu'il ne pourrait pas s'aligner en poule de Ligue des Champions, je crus qu'il allait répondre ce que j'avais lu dans L'Equipe, à savoir que le Standard introduirait une dérogation pour qu'il soit qualifié. Mais non : Olida répondit qu'il fallait être optimiste, et qu'un de ses potes nommé Mitch (?) disait de profiter du présent, au lieu d'être obnubilé par passé ou futur. J'ai alors failli lui demander comment s'orthographiait Mitch et dans quel club il l'avait côtoyé... juste avant de réaliser qu'il avait dit Nietzsche, Frédéric Nietzsche ! Oufti, après l'économie, la philo : bouches bées à l'unisson en salle de presse, et fin de conférence ! Si Dacourt, après ça, n'est pas le cerveau de l'équipe... Y'a qu'un truc, Olida : pourquoi biaiser par omission au lieu de présenter la situation telle qu'elle est ? Y'a rien à cacher, rien de honteux et on dégotte tout sur le Web... Un, tu as eu une carrière comme aucun de tes nouveaux camarades de vestiaire n'en aura peut-être jamais, chapeau. Deux, en décembre 2007 avec l'Inter Milan, tu te ramasses une saloperie de blessure au genou. Trois, tu reprends en octobre 2008, mais José Mourinho qui s'est amené ne te donne plus ta chance. Quatre, tu râles et tu préfères te relancer à Fulham en janvier 2009, mais tu ne parviendras jamais à y intégrer le onze de départ. Cinq, je me dis que tu aimes trop le foot pour finir une carrière sur presque deux ans pourris sans jouer, et que tu as raison. D'ailleurs, quand ton pote Nietzsche a dit "Ce qui m'importe, c'est l'éternelle vivacité et non pas la vie éternelle", je suis sûr qu'il avait aussi un problème de genou... Toi qui sais certainement qu'il a aussi dit "Choisir, c'est renoncer", tu as bien fait de renoncer à l'Univ, elle peut attendre, le Standard pas. Bienvenue, refile tout ce que tu peux aux jeunes, même au cas où ton genou ne peut plus être et avoir été. Je sais que ce n'est pas pour toi une histoire de fric, je parierais même que tu es payé à la prestation ... Et pour en revenir à l'explication de ton choix, je cite une dernière fois ton pote philosophe : "Le royaume des cieux est un état du c£ur". Si c'est vrai, à Sclessin, t'es fatalement au paradis. par bernard jeunejean"Dacourt n'est pas venu au Standard pour l'argent mais pour le paradis."